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Ethiopiques n°80 (1er semestre 2008) : appel à contributions Ethiopiques n°80 (1er semestre 2008) : appel à contributions La littérature, la philosophie, la sociologie et le lieu

Pour le premier anniversaire de son retour au pays natal, Ethiopiques rend hommage à L. S. Senghor son fondateur. Nous remercions les nombreux contributeurs qui ont répondu à notre appel. Nous nous excusons auprès des auteurs qui ne verront pas leurs textes dans ce numéro. Le nombre important de contributions nous a imposé des contraintes d’espace. Ces textes seront publiés dans la livraison du mois de juin (n°70) qui prolonge cet hommage.

Nous nous réjouissons de la qualité des articles qui se répartissent en quatre axes.

Le premier axe revisite l’œuvre de L.S. Senghor. Certes, Senghor reste un des auteurs les plus commentés de la littérature africaine. Mais l’originalité des textes réunis ici réside dans leur tonalité nouvelle, libérée de la dimension polémique suscitée par l’homme politique ; l’écrivain est ainsi restitué à l’éternité de la République des Lettres.

Le deuxième axe, relatif à la pensée de Senghor, exprime de manière plus explicite un Senghor réconcilié avec ses lecteurs les plus difficiles. Le penseur s’est intéressé à tous les problèmes liés à l’histoire ancienne et moderne de l’homme noir. C’est aussi un des théoriciens les plus importants de la littérature africaine dont la vision parcourt le siècle fondant même les inventions d’un Ahmadou Kourouma ou d’un Sony Labou Tansi dans leur rapport à l’écriture. Dans le troisième axe, des auteurs d’horizons divers témoignent de leur vécu individuel avec l’homme, l’écrivain, le penseur et le politique.

L’article sur l’art africain, qui clôt ce numéro, s’attache à la facette d’un Senghor critique d’art dès ses débuts dans l’écriture, et fait le bilan de l’œuvre du mécène et du bâtisseur, qui a doté le Sénégal d’institutions culturelles des plus modernes.

Senghor restera celui qui rêvait « d’enlacer la terre d’une ceinture de mains fraternelles », notre devise et notre rêve à tous.

Bassirou DIENG




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