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Et VINT L’ANTHROPOLGIE, MAIS D’ABORD...
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Ethiopiques n°61
revue négro-africaine
de littérature et de philosophie
2e semestre 1998
1948-1998
Cinquantenaire
de la l’Anthologie
de la nouvelle poésie nègre et malgache
de langue française
de Léopold Sédar Senghor

Auteur : Jacqueline Scott-Lemoine [1]

Nègres de Saint-Domingue, après combien d’années
De farouche silence et de stupidité,
Vos peuplades sans nombre, au soleil enchaînées,
Se sont-elles de terre enfin déracinées
Au souille de la haine et de la liberté ?
Alferd de MUSSET

1948, Pour les écrivains du monde noir, une date. L’Anthologie de la nouvelle poésie nègre et malgache de langue française vient de paraître, avec la somptueuse préface de Jean-Paul Sartre,
Je suis tentée. Dire l’impact, les rainures profondes laissées en nous par cet ouvrage... Oh ! oui. Je pourrais. Mais à la réflexion (cela se sent tout de suite, il y a dans l’air comme un parfum avant-coureur de phrases éternelles), plutôt que de rabâcher ce que de plus doctes avant moi et autour de moi auront dit (et de quelle manière !), plutôt que de ce cinquantenaire, en relation toutefois avec lui, j’ai choisi de vous parler d’un autre événement, que l’on commémore également cette année, pas pour ses cinquante mais pour ses cent cinquante ans. Monsieur Basile Senghor lui-même m’y invitait : « Au moment », soulignait-il, dans la lettre à nous adressée le 30 juillet dernier, « au moment où nous célébrons le cent cinquantenaire de l’Abolition de l’Esclavage, nous nous rappelons que, pour Charles-André Julien, « contre un racisme qui, (..,) se nourrit d’ignorance et de haine (..,) l’Anthologie de Léopold Sédar Senghor prit la valeur d’un témoignage ».
Donc, l’Abolition de l’esclavage, en 1848. Et, plutôt que l’Abolition de l’esclavage, l’esclavage lui-même, tel qu’évoqué par le jeune Alfred de Musset (il n’a que 23 ans quant il publie Rolla), que je cite en exergue. Un sujet que, native d’Haïti, je connais, je peux dire, mieux que personne. Et déjà, sans sortir de l’Anthologie, je peux citer, de Jean Brierre :
Nous connûmes tous deux l’horreur des négriers...
Et souvent comme moi tu sens des courbatures
Se réveiller après les siècles meurtriers...

Ou :

.. que pour essayer d’endormir
au fond de votre chair la trace des lanières.

De Jacques Roumain :

Mandingue Arada Bambara Ibo
gémissant un chant qu’étranglaient les carcans
et quand nous arrivâmes à la côte
Mandingue Bambara Ibo
quand nous arrivâmes à la côte
Bambara Ibo
quand nous arrivâmes à la côte
Bambara Ibo
il ne restait de nous
Bambara
qu’une poignée de grains épars
dans la main du semeur de mort.
_ Nous connaissons cette histoire, depuis le temps, depuis près de quatre cents ans qu’elle court, de par le monde, à mots couverts - un infime bruissement -, depuis que ce monde, honteux c’est probable, plus souvent oublieux, ou simplement insensible, indifférent peut-être, se tait. Sans compter les nostalgiques. L’histoire, presque toujours, s’était arrêtée à ces longues files d’hommes, de femmes et d’enfants enchaînés, descendant pour s’y perdre dans la cale fétide des bateaux négriers : ceux qui étaient raptés le long des côtes de Guinée, ceux qui passaient une fois pour toutes ce rectangle de porte ouverte sur le large, la porte du non retour de la Maison des Esclaves à Gorée. On peut aujourd’hui sans exagérer comparer cette porte à l’entrée de l’Enfer dans La Divine Comédie de Dante, où se pouvait lire l’inscription : « Lasciaie agni speranza, voï che ’ntrate (Vous qui entrez ici, laissez toute espérance) ! »
Mon témoignage ne s’y arrêtera pas. Pas plus qu’il ne s’arrêtera sur l’abominable voyage touristique qu’on leur offrait, à ces malheureux, enfermés, ballottés, frappés, humiliés, ravalés au rang de bêtes de somme, pire : de meubles, de choses. Je ferme un moment les yeux : ils ont quitté la côte africaine, et sur le négrier bondé, il y a une petite fille en pleurs, capturée, parmi d’autres, à Oba, dans le pays yoruba. Une petite fille, comme l’écrivait le chevalier de Boufflers à madame de Sabran, « belle, non pas comme le jour, mais comme la nuit », séparée de ses parents vendus en Martinique, une petite fille offerte en prime au marquis Hyacinthe de Vaudreuil, possesseur d’une des plus importantes propriétés de Saint-Domingue. Cette petite fille-là me ressemble, et elle me concerne particulièrement puisque c’est d’elle que je descends. C’est à elle que le colon Hyacinthe de Vaudreuil a fait un enfant quand elle n’avait que seize ans, et c’est elle qui a été affranchie après la naissance de l’enfant. C’est elle qui avait reçu pour nom celui de son village natal : OBA. et qui l’a transmis à sa descendance jusqu’à mon arrière-grand-mère née Erzulie OBA. C’est en son nom que je parle aujourd’hui. C’est à partir d’elle que je veux dire en quelques phrases, le sort de ces malheureux déportés de l’autre côté des mers, débarquant un beau matin sur une terre étrangère, dépouillés de leur nom, de leur langage que nul ne comprenait, de leur style de vie, de leurs coutumes, de leur mode d’alimentation, de leur manière de se vêtir, de leurs croyances, de leur Dieu ou de leurs dieux. Maniés, retournés, examinés, manipulés comme des animaux de foire, les voilà dirigés vers des plantations inconnues où les attend un labeur incessant, inhumain : des journées entières de travail, d’avant l’aube jusqu’à la nuit tombée, qu’il pleuve ou qu’il fasse soleil, sous le fouet du commandeur, le carcan au cou, allant comme des boeufs au joug, avec, en prime, le mépris et la cruauté de leurs maîtres. Climat différent, nourriture inconnue, peur, angoisse, solitude, pour la branche détachée de l’arbre et qui s’affole dans les assauts du vent, ne sachant à quoi ni à qui se raccrocher pour survivre.
Et c’est en parcourant des yeux, un jour, quelques-uns des avis de vente des gazettes de l’époque, que j’ai pu faire face réellement à la révoltante vérité, à l’évidence inique. Que j’ai pu toucher du doigt véritablement le terrible calvaire qu’avaient subi nos malheureux ancêtres, sur cette île inconnue (eux qui avaient un continent), demeurée pour eux, depuis, la terre d’exil. Je parle de ce que je connais, je parle d’Haïti. Pour vous convaincre de ce que j’avance, il vous suffirait seulement de pouvoir écouter et comprendre quelques-uns des très beaux chants vaudou, comme par exemple (je traduis et vous savez que toute traduction est une trahison) : « Je ne suis pas d’ici, je viens de Guinée ». Ou encore : « Je viens de Kélékwé (ancien nom de Ouidah), je ne suis pas d’ici, je retourne chez moi ». Et de ces sortes de chants il en existe des centaines, là-bas.
Si vous voulez bien, feuilletons ensemble ce SUPPLEMENT N° 15 aux Affiches Américaines du samedi 10 avril 1784 (archives de la Bibliothèque Royale de France). Sans commentaire :
A vendre : une guildive située à Léogâne, avec 4 cabrouets, 12 mulets, 30 nègres et autres ustensiles nécessaires à la guildive.
Pour cause de départ, en vente en gros ou en détail un atelier de 80 nègres tant màles que femelles.
Le sieur Rouvier offre un assortiment de drogues, des articles comestibles, plus quelques négrillons de nation congo et des négresses de nation arada, le tout nouveau et dans un assez bon état.
A vendre un mulâtre domestique, un mulet de brancard et un cheval entier, un nègre bossal (fraîchement arrivé d’Afrique) n’ayant pas encore de nom.
Offre en bail à ferme pour 9 ans une habitation établie en café à la Montagne Noire avec les nègres et animaux y attachés.
Je pourrais vous citer d’innombrables autres avis de vente en vous rappelant que Saint-Domingue seule totalisait une population de 600 000 esclaves africains de diverses provenances, ce qui faisait de l’île la colonie la plus prospère de la France. Aussi, lorsque Louis XIV disait : « Saint Domingue fait à lui seul les frais de mon royaume », il savait de quoi il parlait. Comme moi je savais qu’en visitant le château de Versailles j’avais le droit de penser que j’y étais chez moi, puisque ce palais n’avait été bâti que grâce à la sueur et au sang de mes ancêtres.
Jean Fouchard [2]écrivait dans son merveilleux ouvrage Les Marrons de la liberté : « On pense à quelque macabre fantaisie... mais il n’est plus authentique image de la cruauté de l’esclavage que ces annonces. Elles résument une tragédie comme il n’en exista jamais de plus barbare et de plus effroyable, imaginée par des nations dites civilisées. D’un côté, serfs insoumis, valets étampés et domptés montrant à travers leurs guenilles la morsure du fouet sur leur peau noire ; de l’autre, les maîtres, les colons et leurs apprentis, toujours rapaces et sans merci dans l’affolement insolent et inégal d’une jungle ».
Et voici quelques-uns des châtiments qui frappaient les esclaves, pour un manquement ou même une vétille :
Tailler un nègre à l’aide du fouet (fouetter jusqu’au sang, jusqu’à entailler), de cordes à noeuds, de lianes coupantes ou de verges de nerf de boeuf ;
La suspension par les 4 membres, ou hamac ;
Le carcan avec bâillon frotté de piment ;
La pendaison par l’oreille clouée ;
L’ablation de l’oreille ;
Carcan au col avec cadenas ;
Les ceps ou fers aux pieds et aux mains ;
Le masque de fer interdisant de manger ;
Le mors, brisant les dents, la mâchoire et blessant la langue ;
Le supplice de la barre enserrant les deux jambes ;
Le collier de fer à une ou plusieurs branches ;
Le supplice du fouet aggravé de tisons de feu.
les variantes du supplice du feu : nègres jetés vivants dans les fours, ou suspendus sur des bûchers comme pour la cuisson de la viande en rôtissoire, nègres dont on brûle les parties sexuelles avec des tisons, nègres bourrés de poudre que l’on fait sauter, ce que, dans le langage colonial, on appelait « faire sauter le cul d’un nègre ».
Et ceci :
Nègres dont on arrache les dents, nègres condamnés à être broyés au moulin, nègres liés à des pieux placés dans les fourmilières, nègres enfermés dans des cages, amarrés sur des chevaux, les pieds attachés sous le ventre et les mains attachées à la queue du cheval.
Et j’en passe. Tous ces supplices sont cités et certifiés par le Père Labat, le Père Gesler, Moreau de Saint-Méry et les historiens d’ailleurs. « La colonie fut un moulin à broyer les nègres ». La colonie « mangeait ses esclaves à un rythme vertigineux que ne pouvaient compenser les « arrivages » pourtant incessants et de plus en plus massifs des négriers, et encore moins les naissances. Tout contribuait à accroître la mortalité » [3]. Le témoignage suivant d’Hilliard d’Auberteuil, en 1776, après douze ans de Saint-Domingue, est simplement effrayant. Je cite : « Le tiers des nègres de Guinée meurt ordinairement dans les trois premières années de la transplantation, et la vie laborieuse d’un nègre ne peut être évaluée à plus de quinze ans. On a introduit, depuis 1680, plus de 800 000 nègres. Cependant il n’en existe en 1776 que 290 000 ». Gaston Martin ajoute : « De 1763 à 1776, la population en 13 ans n’a crû que de 85 000. Les décès y auraient donc excédé de 50 000 environ les naissances. C’est une proportion effroyable ». Et ce n’était que pour Saint-Domingue. Mais je ne peux m’empêcher de rappeler ce que le général Rochambeau faisait subir à ses esclaves rétifs. Il les enfermait dans la cale d’un navire en rade de Port-au-Prince et y faisait brûler du souffre pour les exterminer par dizaines : la chambre à gaz avant la lettre. D’autres fois, jouant au Néron, quand il donnait des fêtes sur ses propriétés, il faisait enterrer quelques esclaves jusqu’au cou, faisait enduire les têtes de cire d’abeilles et y faisait mettre le feu. Éclairage sinistre ponctué par les hurlements de douleur de ces malheureux.
Le pire, c’est que certains écrivains de l’époque croyaient mordicus que la Traite était organisée pour le plus grand bien des nègres. Ecoutez plutôt Dubuc de Marentilles, dans son ouvrage intitulé De l’Esclavage des nègres dans les colonies d’Amérique, publié en 1790. Je le cite : « Considérons le nègre dans ces vastes solitudes de l’Afrique où il végète, sans arts, sans lois et sans civilisation, en proie à tous les besoins de la vie, à tous les excès de brigandage, aux funestes effets d’une mons­trueuse superstition... il attend dans une existence précaire, inquiète et déplorable, le moment où le sort des armes doit le livrer à la barbarie de son vainqueur... lorsqu’un marchand européen vient porter à son captif le seul secours qui lui puisse sauver la vie et convertir pour lui la nécessité de mourir en l’obligation d’aller labourer le sol d’une île en Amérique... Le premier marchand qui s’avisa d’aller troquer, en Afrique,... de la quincaillerie pour des hommes, rendit sans s’en douter un grand service à l’humanité et arracha sans doute à la mort plus de victimes que la cupidité européenne lui a dévouées dans le continent de l’Amérique ». Chef-d’oeuvre de bonne conscience hypocrite.
Vous comprendrez aisément pourquoi éclata dans un bois dit « le bois Caïman », en plein coeur des montagnes de Saint-Domingue, la formidable révolte des esclaves qui, au soir du 22 août 1791, embrasa l’île entière. Ce jour-là, il devait se trouver des Sénégalais, puisque le signe de ralliement, la conque marine dont la voix retentissait de crête à crête et de vallée en vallée, s’appelait : IAMBI - le signal de la lutte. Et cette lutte ne devait s’arrêter que le 1er janvier 1804, à la proclamation solennelle de l’indépendance d’Haïti. C’était la première victoire de l’esclave (noir ou blanc) sur l’adversité, victoire qui donnait raison aux Romains : « Semper aliquid novi ex Afiica : Toujours le nouveau est venu d’Afrique ». Et le monde avait fait durement payer leur outrecuidance à ces va-nus-pieds, venus de divers points d’Afrique, ces gueux, qui avaient osé tenir tête aux grands de la terre. Pour plus de précision : aux armées de Napoléon Bonaparte. De quel droit des nègres venus d’Afrique, chaînes aux pieds, avaient-ils osé se rebeller jusqu’à se déclarer libres ? La jeune nation ne s’en est peut-être jamais relevée. Jusqu’à ce jour, si vous ouvrez le Larousse Illustré 1998 (ouvrage de référence, s’il en est), à Toussaint Louverture on peut lire que : « Il (Toussaint) capitula devant les forces expéditionnaires de Leclerc ». Ce qui est purement et simplement de la mauvaise foi, la vérité (connue de tous) étant que Toussaint a été bel et bien victime d’une félonie. Invité à rencontrer le général Leclerc, en dépit des réticences et des conseils de ses généraux (dont Henri Christophe), qui n’avaient aucune confiance en Leclerc, il suivit le général Brunet qui devait le conduire à ce rendez-vous, sans armes et sans escorte. Encerclé, arrêté, on le transféra immédiatement sur le navire Le Héros (nom prédestiné) qui devait l’emmener en France. Il y mourut un an après, dans la solitude glacée du Fort de Joux, dans le Jura. On connaît ses paroles historiques : « En me renversant, on n’a abattu à Saint-Domingue que le tronc de l’arbre de la liberté des Noirs. Il repoussera par les racines, car elles sont profondes et nombreuses ».
Souvent je me plais à croire que Napoléon mourant à Sainte-Hélène sous un climat pour lequel lui non plus n’était pas fait, a pu avoir une pensée de regret pour le vieux général noir qui autrefois s’adressait à lui en ses termes : « Le premier des Noirs au premier des Blancs ».
Pour reconnaître l’indépendance de la jeune nation haïtienne, le colonisateur avait proclamé que tous les colons seraient dédommagés de la perte de leurs biens durant la guerre et l’ordonnance de Charles X exigea le paiement d’une indemnité de 150 millions de francs or. Ce qui a été payé jusqu’au dernier centime. Il restait 5 malheureux millions, exigés des années après. Je me rappelle, j’étais môme, et on avait demandé à tous les parents de donner une petite pièce d’argent à leurs enfants afin de remplir les tirelires, sur toute l’étendue de la République, et aider à solder ce restant de dette. Le matin après la montée du drapeau, je me revois encore petite fille, avec toute l’école, scandant le chant composé pour la circonstance :

« Payons, payons, payons les cinq millions ».

En jetant un voile sur toutes ces douleurs passées et qui font encore mal, à simplement les évoquer, il faut cependant dire un merci du fond du coeur à tous ceux qui ont combattu ce crime, crime contre l’humanité comme il vient d’être reconnu : la Traite négrière et l’esclavage. Depuis ce Club des Amis des Noirs, en France, dont on ne parle pas beaucoup, en passant par Santhonax, avocat au Parlement de Paris, envoyé à Saint Domingue avec une Commission Civile, Santhonax qui écrivait en 1791 : « Les terres de Saint-Domingue doivent appartenir aux noirs, ils les ont acquises à la sueur de leur front ». Ce qui avait sans doute permis à ma lointaine ancêtre de garder la terre de Vaudreuil, qui existe encore de nos jours, en Haïti.
Merci au cher Victor Schoelcher, de son long combat, qui a réussi ce que Toussaint Louverture n’avait pas pu voir s’accomplir alors qu’il l’avait tant souhaité : l’abolition de l’esclavage pour tous les nègres. Merci également aux grands écrivains français comme Victor Hugo (Bug-Jargal etc.), Lamartine (son Toussaint Louverture), Musset (cité en exergue), Benjamin Constant qui écrivait : « Les journaux donnent la proclamation de Dessalines. Il y a quelque chose de sauvage dans ce style nègre qui nous saisit d’une particulière terreur, nous autres, habitués que nous sommes aux formes et à l’hypocrisie de l’état social ! Que d’horreurs dans les deux sens, mais la faute en est à qui commença. La réaction devait suivre ».
Il nous faut cependant, à la lumière de tout cela, nous souvenir qu’aujourd’hui encore, des êtres humains continuent à être esclaves ; que des hommes, des femmes, des enfants sont encore atteints dans leur dignité d’êtres humains. Qu’à l’orée de ce troisième millénaire qui arrive à grands pas d’internet et autres (à venir), priorité absolue doit être donnée au combat sans merci contre cette plaie : l’asservissement de l’homme par l’homme.


[1] Comédienne. Ancienne pensionnaire du Théâtre National Daniel Sorano (Sénégal)

[2] - Jean Fouchard, chercheur et essayiste haïtien. auteur entre autres de Les marrons de la liberté

[3] - LES MARRONS DE LA LIBERTE, par Jean Fouchard. Editions de l’Ecole, page 22




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