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POUR LE POEME EN PROSE, A propos de : Luc Decaunes Le Poème en Prose, Anthologie Seghers 1984.
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Ethiopiques numéros 40-41
Revue trimestrielle de culture négro-africaine
nouvelle série - 1er trimestre 1985 - volume III n°1-2

Auteur : Serge BOURJEA

Dans le panorama des Lettres modernes et malgré quelques tentatives déjà anciennes [1], il nous manquait une véritable anthologie du « poème en prose ». Ce manque vient d’être heureusement comblé par Luc Decaunes aux Editions Seghers, et nos bibliothèques se doivent de posséder aujourd’hui, entre les classiques anthologies poétiques et la vaste prose littéraire, ce bel ouvrage, précis et précieux, surtout indispensable par l’image qu’il nous donne de toute une production originale qui ne serait ni poème ni prose, mais une autre forme de création, éminemment caractéristique de notre époque.
On se doutait bien qu’entre l’écrit en vers réguliers ou en vers libres et le texte prosaïque proprement dit, existait un espace littéraire, limité sans doute et cependant déterminant, pour ce qui n’était ni tout à fait l’un ni vraiment l’autre, mais justement à mi­chemin, entre ce que la tradition a depuis longtemps consacré comme Prose et Poésie. Encore fallait-il avoir le soin et la patience de Luc Decaunes pour baliser ce territoire somme toute nouveau [2], et pour tenter une définition un peu plus exacte que les approximations ordinaires de la notion. On a, en effet, souvent parlé de « prose poétique », de « poème prosaïque » ou de « poème en prose », mais à tort et à travers, sans chercher à cerner ce que ces expressions pouvaient effectivement représenter. C’est ainsi que l’on déclare fréquemment « en prose » une poésie immature qui tend au vers, mais comme sans oser se l’avouer vraiment, et qui laisse affleurer de ci de là des éléments de métrique ou de prosodie. Réciproquement, on qualifie de la même façon et faute de mieux sans doute, une prose ambitieuse qui se pare artificiellement de certains attributs de la poésie ou qui, tout simplement, s’enfle telle la grenouille de la fable pour tenter d’égaler par « un effort de style », ce qui est d’une autre nature, d’un autre mode d’écriture. C’est Flaubert en particulier qui caressait ce projet d’une écriture totale, tout à la fois « précise comme le langage des sciences » et « rythmée comme le vers », et qu’il souhaitait tissée « d’ondulations, de ronflements de violoncelle et d’aigrettes de feu » ! Tentation d’un syncrétisme des genres, bien dangereuse pour qui n’est pas Flaubert... .
Le mérite de Luc Decaunes consiste à tenter de voir clair dans ce fatras d’imprécisions et à proposer un cadre logique d’étude pour ce qui n’est « ni prose, ni poème ». Selon lui, le Poème en Prose existe , on peut aisément le rencontrer à condition de bien vouloir en souligner les contours matériels comme les contenus spirituels. Cette variété poétique est tout d’abord marquée par la simplicité, les formes d’un dépouillement (ce qui ne veut pas dire d’une facilité), qui permettent de le reconnaître rapidement. Il n’est pas ce genre bâtard ou hybride que l’on stigmatise parfois, mais, radicalement, autre chose que le poème ou que la prose, initiateur d’une expressivité différente, d’une voie originale par où s’engagerait une intention elle-même authentique de langage. Ce genre, de plus, ou - ainsi que le dit l’auteur - cette « discipline esthétique particulière », est caractérisé par un souci de brièveté et donc par une densité nécessaire, ce qui l’oppose au récit, au texte narratif volontiers étalés et complaisants. Ce qui le distingue surtout de la « prose poétique » présente, si l’on y réfléchit, à peu près partout dans la littérature et non caractéristique, non déterminée avec précision.
Cette brièveté, ce caractère court, signalons-le en passant, constitue le Poème en Prose en exemple typique de texte « moderne », soucieux de ne pas donner prise, de ne pas permettre une saisie aisée ou un classement définitif par le lecteur ou le critique, comme par l’Institution ou la Culture dominante. Expression ainsi rebelle par excellence, refusée en quelque sorte par nature aux formes d’une récupération possible. Expression qui constitue son texte en objet dur, fermé et centré sur lui-même, en « bonbon » comme le disait Mallarmé ou en « œuf » comme le précisait si joliment Max Jacob, l’initiateur sans doute d’une réflexion vraiment contemporaine sur le Poème en Prose [3]. Luc Decaunes précise en ce sens que ce type de texte s’offre en véritable îlot de langage, en ensemble « cadré », en « corps verbal complet et bien clos », qui ne renvoie à rien d’autre qu’à lui­même, qui présente dans le temps de sa lecture ses propres règles de déchiffrement, sa grammaire particulière et comme privée. Un « Tout » ainsi sans dehors véritable, sans surcharge ni excès. Une autonomie « située et centrée » qui répondrait pour finir, à trois lois fondamentales organisant le genre et le délimitant : « Brièveté, Intensité, Gratuité ».
On le voit, il s’agit ici d’une quête systématique d’identité, pour une catégorie littéraire à part entière qui avait besoin de ces précisions pour se constituer enfin en l’un des plus beaux fleurons de l’écriture moderne et contemporaine. Tout juste pourrait-on contester l’un des points de cette définition. S’il paraît en effet essentiel de distinguer le Poème en Prose du poème proprement dit, dans la mesure où ce dernier répond toujours à une métrique particulière que le Poème en Prose ne présente jamais, il semble tout à fait excessif et injuste de cautionner par là l’opinion de Baudelaire selon laquelle le Poème en Prose n’aurait pas de « rythme » [4]. C’est là retomber dans la très ancienne équivoque, renforcée par de curieuses et inexactes étymolo­ies, entre le rythme et la rime. C’est là vouloir identifier deux réalités tout à fait distinctes et abusivement confondues pendant des siècles dans la langue comme dans la pensée. Faut-il rappeler qu’étymologiquement le verbe dont dérive le mot « rythme » signifie seulement « couler » et que le « rhuthmos » grec n’est jamais qu’une manière de fluer. La variété harmonieuse d’un écoulement ? A ce compte, on ne voit pas très bien comment serait sans « ryth­me » (c’est-à-dire sans allure ver­bale) le Poème en Prose. C’est au contraire selon nous, son dire et non pas son dit, sa façon particulière de signifier, qui le fait repérer à la simple lecture et qui sert à l’identifier avec sûreté : sorte de rumeur de mots et d’images trouvant une spécificité, un chiffre caractéristique, dans cet usage « bref, dense et gratuit » du langage.


Mais le mérite de l’anthologie de Luc Decaunes ne réside évidemment pas dans le fait d’intr­duire à d’infinies cogitations sur la nature du poétique et de ses formes variées dans l’histoire littéraire. Ce bel ouvrage est surtout une invitation au feuillettement, au picorage, dans le sens où ce dernier mot désigne trivialement le geste de « piquer », de dérober au passage et comme sans en avoir l’air ! En feuilletant, au gré de ses désirs et de ses humeurs, on se rendra alors compte que, dans la période historique considérée (1842-1945), tous les grands poètes ou presque ont pratiqué avec bonheur ce genre nouveau. Parmi les initiateurs de la modernité esthétique, on retrouvera Mallarmé, bien sûr, qui chercha l’« osma­zone » de la littérature et crut bien la découvrir, selon ses Divagations en tout cas, dans le Poème en Prose comme variété exigeante et difficile de la Poésie. Mais en­core, pêle-mêle, Baudelaire, Rim­baud, Charles Cros, Jules Lafor­gue (ah ! la feinte candeur de son : « ce soir un soleil fichu gît au haut du coteau... »), et l’irremplaçable Saint Pol Roux qui proposa un jour une « Surcréation », quelque peu baroque il est vrai, pour corriger celle de Dieu le Père, à ses yeux trop triste et trop peu chargée d’ornements. On pourrait par ailleurs saisir dans cette liste de poètes en renom, les deux extrêmes des tentations comme des possibilités du Poème en Prose, en soulignant les apports opposés du très oriental Claudel de Connaissance de l’Est d’une part, et de l’irrévérencieux Alfred Jarry, fan­tique de l’incongruité et champion de l’humour noir, d’autre part. De la mystique à la démystification, ne voilà-t-il pas (il est vrai présenté sous les espèces d’un jeu de mots un peu rapide) toute l’étendue et l’ambition du Poème en Prose, riche éventail de possibilités, dense condensé des rêves comme des obsessions de toute une époque ? [5]
Du côté des poèmes plus récents qui composent la deuxième partie de l’Anthologie (essentiellement ceux des auteurs qui se révèlent dans l’entre-deux guerres), on reconnaîtra également, derrière ces maîtres incontestables du genre que furent Max Jacob et Pierre Reverdy, la cohorte des grands classiques de la modernité, de Breton et Eluard, à Jean Tardieu et Julien Gracq. De ce dernier du reste, il faut bien accepter de distinguer le merveilleux Liberté Grande où se saisissent, dans l’éblouissement glacé des images, les profondeurs de l’insignifiant, l’insolite ou l’étrangeté d’un quotidien que le Poème en Prose vient justement révéler à lui-même et traduire avec une hallucinante précision. Decaunes a parfaitement raison de préciser, dans l’une des petites et délicates notices qui précèdent avec efficacité chaque choix de textes, que ce recueil constitue, avec les Poèmes en Prose de Reverdy (1915) et le Cornet à Dès de Jacob (1917), l’un des chefs-d’œuvre incontestables du genre.
Au hasard de cet arc-en-ciel de textes choisis, on ne peut bien évidemment que citer quelques préférences personnelles. Francis Ponge tout d’abord, orfèvre en poésie, théoricien jamais ennuyeux (ce qui tient du prodige !) des fonctions poétiques du langage et habile jongleur des rapports qui unissent secrètement les mots et les choses par delà la fausse distinction des formes et des apparences. Des pièces du Grand Recueil, on relira avec délectation l’Adolescente comme exemple typique des pouvoirs du Poème en Prose : on y saisira en effet, dans la fulgurance de quelques lignes étonnamment justes, ce qui soudain peut unir d’harmonie le cocher d’un cab à l’ampoule double d’un sablier ; le genou rond d’une jeune-fille, et le suspens soudain du Temps. Suspens et charmes d’une phrase. Suspens d’un corps émerveillé : le corps vivant, le corps de l’œuvre... Après Ponge, Jean Follain trop tôt disparu et dont l’injuste absence ne cesse de se faire sentir. Decaunes a sans doute raison de souligner que l’œuvre entière de Jean Follain est hantée du désir obstiné de restituer jusqu’au moindre détail du monde de l’enfance et que, à ce titre, elle n’est pas constituée de Poèmes en Prose, par définition impersonnels (ou « gratuits ») et coupés de toute intention d’auteur. Mais ne serait-il pas permis d’ isoler davantage de fragments des merveil1eux recueils de prose poétique que sont Canisy ou Chef-lieu ? Ces textes ne sont-ils pas, comme on le dit des pierres d’un chemin, parsemés de noyaux durs qui les jalonnent et qui atteignent aux formes d’une indépendance les qualifiant pleinement dans le genre ? On eût peut-être, aimé trouver aux côtés des extraits de Paris et de l’Epicerie d’Enfance, quelques uns de ces « dénombrements » qu’affectionnait le poète, dénombrements si plein chargés de poésie immédiate ou brute...
Faut-il citer encore Ségalen qui trouve depuis quelques années sa juste réhabilitation au panthéon des poètes ? Cela permettrait sans doute de préciser davantage la forme du « poème en prose », même si l’auteur, tout comme Jean Follain d’ailleurs, se défiait de cette expression pour la trouver trop vague. Ségalen en effet pensait découvrir dans ses voyages « non pas des idées, non pas des sujets, mais des formes » [6], et il crut rencontrer celle qui lui convenait dans la Stèle chinoise. Or, les traits constitutifs de cette « forme poétique nouvelle » selon le poète, l’apparente assez étonnamment, malgré son originalité exotique, à ce que bien d’autres poètes contemporains ont découvert dans le Poème en Prose. Ségalen rêvait d’une écriture durcie, figée dans le temps et l’espace. Il identifiait le Texte à la pierre gravée, dressée une fois pour toute dans l’Histoire, un et se suffisant à elle - même, pour offrir moins le souvenir d’une vie défunte et enfouie, que l’évidence glorieuse de sa présence, de son signe érigé. Ne sont-ce pas là, retrouvés sous l’éclat de la métaphore « stélaire », les caractères brefs, intenses et somme toute « gratuits » (c’est-à-dire sans au­tre intention que lui-même) du Poème en Prose ? Pierre Jouve en tout cas ne s’y était pas trom­pé, qui voyait dans les Stèles de Ségalen une « autre approche », par rapport à la prose poétique et au verset, par quoi s’est définitivement « enrichie notre langue »...
Il faut interrompre l’énumération car, on l’aura compris, tout dans cette anthologie est éclat, fragment pur de poésie qui se glisse hors de la gangue d’une œuvre ou qui étincelle solitaire comme île au soleil dans la blancheur du papier. Il s’agit dans tous les cas de séduisante poésie « en morceau », que ces morceaux soient autosuffisants ou détachés d’un plus vaste ensemble, qui trouble et émeut comme furtivement (le plaisir propre au Poème en Prose n’est-il, pas un plaisir furtif ?), sans marquer en profondeur mais sans perdre pour autant son pouvoir d’étonnement, sa puissance brusque et immédiate de sollicitation. Fondamentalement borné au sens où, sitôt appelé, déclare sa finitude prochaine ; moins complexe (et moins exigeant) que le poème proprement dit ; plus précieux et plus distant (moins compromis) que la prose ; en un mot entre les genres constitués, au lieu pourtant d’une certitude, le Poème en Prose est bien ce que Huysmans avait pressenti au travers de Des Esseintes : le « suc concret » de la littérature, « l’huile essentielle de l’art », c’est-à-dire, d’une certaine façon, ce que la critique contemporaine se plaît à appeler une écriture.
Mais critiquer, j’allais l’oublier, c’est aussi contredire toujours quelque peu ! Aussi, mais davantage pour céder aux lois du genre que par conviction vraie, on trouvera pour finir que certains choix de textes peuvent paraître parfois étranges ou éventuellement abusifs dans une anthologie « classique » dès sa publication. Pour exemple, que vient donc faire aux côtés des monstres cités, cet insolite Paul Alexis Robic, au nom de coureur cycliste et dont j’avouerai humblement (ce qui n’est d’ailleurs pas un critère) ne jamais avoir entendu parler ? D’autres sont sans doute un peu moins ignorés ou davantage cités dans les livres de spécialité, mais on peut légitimement se demander si les formules pieuses dont Luc Decaunes les entoure (du genre : poète « au charme insidieux » créateur « à l’imagerie un peu proliférante », à l’écriture « poétique par intermittence » etc...) sont suffisantes pour que l’on accepte de les sortir de l’oubli où la pudeur littéraire semblait les tenir. Il n’est pas sûr que les Lecomte - Flouquet - Rivier (ce dernier d’ailleurs plus peintre que poète), soient susceptibles de compléter harmonieusement une anthologie tissée de grands fragments et de grands noms. D’autant que, réciproquement, on est en droit de se demander si tous les écrivains d’avant 1945 qui ont contribué à édifier le Poème en Prose et à lui conférer ses lettres de noblesse, sont effectivement représentés. René Char, pour d’obscures raisons d’ailleurs, est excusé dans l’introduction de l’ouvrage. Mais Valéry ? Cet héritier direct de Mallarmé, contemporain critique mais attentif d’André Breton dont il fut l’ami écouté pendant onze ans, n’est pas seulement le poète orfèvre de la Jeune Parque) habile à ciseler ses vers de toutes les possibilités et les traditions prosodiques. Ce qu’il nomma « petits poèmes abstraits (P.P.A.) », tout comme les inno­brables fragments des Cahiers où l’analyse intellectuelle s’infuse brusquement de la pure sensibilisation au monde, toute cette œuvre vaste et encore trop peu connue est-elle sans rapport avec le Poème en Prose tel qu’il est ici défini ?
Ce ne sont pourtant là que détails. Telle quelle cette nouvelle anthologie Seghers, rappelons-le, apparaît comme indispensable déjà. On se plaira dans sa lecture à l’essentiel, à ce qui ne manquera pas de séduire au détour d’une page. On passera sans dommage sur le peu qui pourrait laisser indifférent ; ce mode allègre de lecture confère son plaisir particulier à l’anthologie ! Et l’on aura surtout la chance au fil des pages, de retrouvailles ou de découvertes heureuses ; fragment d’un texte inconnu, bonheur d’une expression oubliée, révélation d’une tournure, d’une figure ou d’un texte parfait... La moins agréable des découvertes ne semble d’ailleurs pas être, pudiquement présentée sous la forme d’un « post­scriptum » de l’éditeur, la propre production de l’auteur Luc Decaunes. On connaissait de ce poète/ critique exigeant les Raisons Ardentes et les Récréations : les poèmes en prose cités, d’une eau très pure, nous invitent à nous interroger davantage sur l’ensemble d’une œuvre décidément considérable [7], même si elle reste malheureusement trop difficile d’accès en raison de l’insuffisance des rééditions ou du caractère confidentiel de certaines publications.


[1] La bibliographie de l’ouvrage de Luc Decaunes nous rappelle l’existence du livre de Maurice Chapelan : Anthologie du poème en prose (Julliard - 1946) et de quelques thèses ou réflexions sur le sujet : Vista Clapton : The Prose poem in French litérature of the eigthteenth century. C.U. - 1936, Suzanne Bernard : Le Poème en prose de Baudelaire jusqu’à nos jours. Nizet - 1959...

[2] Il est en effet bien aléatoire de parler du « poème en prose » avant le milieu du XIXe siècle, c’est-à-dire avant la publication du fameux Gaspard de la Nuit d’Aloysius Bertrand (1842). Le genre, de plus, a été codifié à partir de cette époque (Baudelaire. Mallarmé. Max Jacob...).

[3] L’introduction de l’anthologie rend justement hommage au Cornet à Dés et à sa préface (1917). Cet ouvrage de Max Jacob a eu une influence considérable sur toute une génération de poètes.

[4] L’auteur trouve « fondamentales » les remarques de Baudelaire. Or, le poète du Spleen de Paris insiste bien sur le fait que la « prose poétique » doit être « sans rime ni rythme ».

[5] Il faut toutefois bien préciser l’impersonnalité caractéristique du poème en prose. Ce type de texte ne s’attache pas à la construction d’un univers poétique que sous-tendrait la personnalité complexuelle ou les intentions intellectuelles de l’écrivain. Il est par nature (et en jouant sur le mot) parfaitement « détaché ».

[6] Cité par Henry Bouiller : Victor Ségalen. Mercure de France, 1961. Pour l’importance de la Stèle dans cette œuvre, on consultera l’article définitif de J.P. Richard : « Espaces stélaires » (avec un seul « l » à « stélaire ») dans Pages Paysages. Seuil, 1984.

[7] On trouvera aux pages 302 et 303 de l’anthologie Seghers une bibliographie complète de Luc Decaunes. Signalons les succès de son Baudelaire (collection « Poètes d’aujourd’hui » - Seghers). De l’anthologie « Les riches heures de la Poésie Française » - Seghers. Voir également notre note critique sur « Vie de Paul Eluard » (Balland, 1982) in Ethiopiques, N.S. I, 1-1982, p. 106-110.




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