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MORT ET RESURRECTION DANS ELEGIES MAJEURES DE LEOPOLD SEDAR SENGHOR
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Ethiopiques n°73.
Littérature, philosophie et art
2ème semestre 2004

MORT ET RESURRECTION DANS ELEGIES MAJEURES [1] DE LEOPOLD SEDAR SENGHOR

Auteur : Birahim THIOUNE [2]

L’univers poétique de Léopold Sédar Senghor se présente comme le fruit d’une patiente méditation devant la Croix. Le décor de ses évocations renvoie sans cesse à la culture chrétienne, aux lieux et aux événements bibliques. Le poète se complaît dans la révélation des pratiques d’adoration et des sacrements, surtout ceux de la mort. Les fêtes chrétiennes rythmant la vie des fidèles apportent toute leur ferveur mystique à des existences acquises à la Révélation. Mais, Senghor vit dans une sorte de hantise de l’épreuve de la crucifixion et de son issue dans la joie pascale. Et sa méditation se prolonge dans une représentation eschatologique de la joie du ciel, du bonheur impérissable. On voit ainsi que sa vision se dessine autour du mystère trinitaire et se fonde sur la notion de « grâce gratuite » qui accompagne la conscience du péché.
Trois moments significatifs sont repérables dans les poèmes du recueil Elégies Majeures : l’événement qui déclenche le souvenir du défunt, la signification de l’épreuve et son parachèvement dans la Paix éternelle. Et le poète se met en scène d’abord dans une situation de recueillement, pour rappeler la vie des martyrs, ensuite pour dire leurs qualités comme dans une oraison funèbre débouchant sur l’annonce de l’état de grâce. Mais, la vie dans la foi, telle que reflétée par ces écrits élégiaques, n’est pas une expérience solitaire ; elle est vécue dans la Communion des Saints et dans la fraternité universelle sous-tendue par la pratique des vertus théologales (Foi, Espérance, Charité) et quelques vertus morales (humilité, pénitence et obéissance).
Au sein de cet univers solitaire, le poète inspiré apparaît comme un prêtre sans soutane, un être privilégié qui reçoit la Révélation sous forme de visions. Il pénètre dans les intentions du Seigneur, dégage le sens de la mort des héros et décrit leur séjour en paradis. Il se révèle investi du pouvoir de dévoiler les desseins divins sur l’histoire du salut individuel et collectif. Senghor adopte, en somme, dans ses Elégies Majeures, un modèle de narration omnisciente où l’étape de l’entrée en prière, soigneusement marquée, prépare la composition de portraits sommaires comportant des jugements moraux et l’énoncé des qualités des défunts qui justifient l’optimisme de la vision.

1. LE CHANT ELEGIAQUE ET LA BIBLE

Dans son recueil Elégies Majeures, Senghor utilise une forme ancienne de la poésie lyrique et exprime, comme l’a affirmé Pierre de Boisdeffre [3], l’accord de l’homme avec Dieu et le sens du mystère. Tout en reprenant les thèmes centraux de son inspiration (l’amour, la mort, le rôle du poète, la civilisation de l’Universel, etc.), Senghor chante le deuil et la souffrance. Mais, il ne perd pas son optimisme devant le désastre de la violence et de la trahison ou le spectacle de la mort. Par le biais des protagonistes de sa fiction poétique, il magnifie la tendresse, l’amitié et propose des images de la Passion du Christ et du rachat [4]. Dans le cadre d’un dialogue privilégié avec Dieu, où le rêve apparaît comme l’« analogon », le moyen, il met en relation la mort avec son prolongement et sa signification célestes.
Senghor puise ses exemples dans la Bible et, de façon significative, dans le Nouveau Testament où il prend des repères précis de la vie de Jésus-Christ (la naissance, les miracles, la trahison par Judas et la montée au ciel). La présence du mysticisme païen se fait alors plus discrète. Mais le poète continue d’écouter l’« inaudible », comme il en avait averti dès Chants d’Ombre : « Ma sève païenne est un vin vieux qui ne s’aigrit, pas le vin/de palme d’un jour » [5].
Il vit encore sous « la hantise des masques » et la « lie des libations » ; et il envisage pour son fils le repos « dans le tertre de Mamanguedji près de Diogoye-le-lion » [6]. Et, dans l’« Elégie pour Martin Luther King », il souhaite affronter le monstre de son passé : « Cette lionne-lamentin sirène-serpent dans le labyrinthe des/abysses » [7].
Sira Badral demeure digne de vénération et le poète lui exprime sa fidélité, en renouant avec la spiritualité païenne, pour réintégrer le Royaume d’enfance et vanter la splendeur de la Reine de Saba. Il chante la « Reine-Enfant » comme Mohammed El Habib le Terrouzien célébrant Diombeutt Mbodji. Ce que Senghor réalise, en fait, c’est une sorte de correspondance de la religion du Christ avec la foi païenne. Les esprits ancestraux, dans leur essence même, continuent de vivre harmonieusement avec la pensée dogmatique, chrétienne. Parfaitement conscient de la gravité du problème, il prévient le reproche dès le recueil Chants d’Ombre : « Ne soyez pas des dieux jaloux, mes Pères » [8]. Il lance un avertissement clair dans Elégies Majeures : la jalousie est le chemin de la perdition, car Dieu ne la tolère pas « Ainsi Moïse la nuit nubienne, et Miriam se fâcha contre elle, /et Dieu de lui jeter la lèpre blanche » [9] .
Le poète s’adosse ainsi à l’histoire et à la mythologie de l’Ancien Testament pour annoncer « l’aube de diamant d’une ère nouvelle » [10]et justifier la promesse.
Les Ecritures Saintes constituent au demeurant la principale source d’inspiration d’Elégies Majeures : la toponymie [11]renvoie à l’espace du Pentapole (Seboïn, Sodom et Gomorrhe, Adama et Béla), au pays de Monja où Abraham fut mis à l’épreuve, à Béthel ainsi baptisé par Jacob à l’endroit où il vit une échelle entre ciel et terre, ainsi qu’à l’Egypte, la Galilée, la Palestine (Jérusalem, Gethsémani), la Syrie. Senghor fait ainsi reculer les limites spatiales et envisage l’agrandissement du territoire des événements [12].
Les repères constitués par les fêtes chrétiennes que sont la Pentecôte [13] et la Toussaint [14] sont directement rapportés à la souffrance tandis que l’évocation des prophètes de l’Ancien Testament, Abraham, Isaac, Moïse et Jacob traduit l’Espérance, comme dans les Ecritures.
Le personnage de Jésus-Christ se présente comme la figure centrale de l’écriture élégiaque de Senghor qui reproduit les étapes de l’histoire chrétienne du salut. A côté de la donnée spatiale et étroitement liée à elle, il y a celle du temps biblique [15] qui coïncide avec la vie, la mort et la résurrection prolongée par la vie éternelle.
En réalité, le poète ne fait que projeter une vision socialisée sur un système universel. Il médite devant la Croix à partir de la diversité foisonnante au lieu d’adopter une vue plongeante qui y superposerait les valeurs universelles de la Chrétienté. Il s’agit donc d’un changement d’optique, non de perspective. De fait, Senghor procède par comparaison implicite. Il invite à célébrer l’Homme universel, selon la culture, la foi et les rituels même de la religion de chacun. Il faut affirmer avec force que la pensée senghorienne est profondément analogique. [16] Elle opère par parallélisme, dans l’évocation simultanée des univers chrétien et païen. Elle véhicule un imaginaire religieux qui est le versant spirituel de la Civilisation de l’Universel. Le chrétien exprime ce qu’il voit autour de lui à la lumière de sa foi, en remontant des objets de son univers familier à la pensée de la Révélation et de l’Universel par transfert, par correspondance : « Par la voix du tam-tam, louange à l’accord trinitaire ». [17] Ainsi, le corps et le cœur par le truchement de la culture rejoignent la sphère de la foi.


2. LE PECHE ET LA GRACE

Dans Elégies Majeures, le désespoir accompagne toujours la souffrance. C’est chez l’auteur un sentiment fugace correspondant à un envahissement par une forte émotion. Le poète s’émeut de l’annonce brutale de la mort d’un être aimé ou connu. Mais cette situation est de courte durée et appelle un prompt rétablissement de l’équilibre psychologique.
Senghor adjoint à l’expression du désespoir celle de la révolte. Et il est intéressant, à ce sujet, de voir qu’il transforme un thème négatif de la poésie française par excellence en un mouvement de dialogue avec Dieu. Même l’Ancien Testament fournit la preuve biblique de la nature révoltée de l’être humain envers le créateur. P. Claudel en témoigne fort éloquemment :

« Dans ce livre merveilleux où l’Eglise a pris les neuf leçons de l’Office des Morts, Job parle à son créateur tout à fait librement et sans crainte et quand ses amis épouvantés essayent de l’arrêter, le Dieu Tout-Puissant lui-même leur dit : Vous êtes des sots ; laissez l’Homme exposer sa cause à son aise ». [18]

C’est pourquoi Senghor ne se présente pas avec un air de défi devant son Créateur, lorsqu’il révèle la grande proximité qui déchire les voiles : « La nuit. Je me confie à ma nourrice Dieu/Je le tutoie, et j’enlève toutes les majuscules, dont je suis/fatigué » [19]. Il garde une distance révérencieuse dans un contexte de familiarité filiale.
L’expérience chrétienne de la vie dans la foi s’éclaire et se justifie dans la Passion du Christ dont la lumière ennoblit le chrétien, avec la promesse de la résurrection qui parachève l’œuvre de salut. L’annonce de la « Bonne nouvelle » témoigne de la tâche originelle et instaure l’ordre divin de la foi. C’est le temps du repentir au « printemps » de Dieu où les « fleurs de pénitence » exhalent leurs parfums subtils : « Et l’esprit est descendu parmi nous dans la pourpre des flamboyants » [20].
La sérénité se répand sur la vie de grâce où on accède par la pénitence, « la veille et le jeûne », dans « la cire et l’encens ». Mais, peut-on jamais se fier à ses propres mérites ? Plutôt se fondre dans la Communion des Saints où s’organise la réversibilité des mérites. Car Satan est à l’affût pour surprendre afin de rendre dérisoire et précaire tout équilibre. Dans l’ « Elégie pour Philippe-Maguilen Senghor », le péché se manifeste sous la forme du blasphème proféré par le père à l’occasion de la mort brutale de l’ « enfant de l’amour » : « Pardonne-moi, Seigneur, et balaie mon blasphème, mais ce/n’est pas possible » [21].
Le péché prend également la forme de la dissolution de la foi chez la mère. Et après la chute, puis l’illumination, c’est le repentir par le retour dans la plénitude de la foi qui fait suite à la douleur purgative de se sentir impur : « C’est Paul dans la poussière, et sur le chemin de Damas, la lumière soudain ». [22] Les parents de Jean-Marie ont pour leur part gardé intacte leur foi, préservés qu’ils sont du péché par « la grâce gratuite » :

« Et les voici debout comme s’ils avaient vu venir la main de/plomb et l’esquivaient/
Par ta grâce gratuite, on les y avait préparés et nourris/deux mille ans ».
 [23]

L’épreuve de la Croix porte un mystère terrible, celui exprimé déjà dans le livre d’Ezéchiel : « Les pères ont mangé des raisins verts et les dents des enfants ont été agacées ». [24]
Cela signifie que des hommes ont péché et ce sont d’autres qui paient. Cette loi énigmatique prépare le sacrifice du Christ qui va mourir sur la Croix pour la rémission des péchés de l’humanité. Ainsi Jean-Marie apparaît comme un ersatz de Christ, comme Philippe-Maguilien qui meurt pour racheter l’homme noir et Martin Luther King offert comme un sacrifice « de bonne odeur » pour sauver l’Amérique et le monde entier.
Dans l’univers senghorien d’Elégies Majeures, l’épreuve surgit au milieu du bonheur chrétien qui se réalise dans l’harmonieuse participation à la Communion des Saints. Mais, c’est par un acte de contrition s’exprimant dans la mortification exercée sur l’intellect et le sens que s’effectue la pénitence, comme chez les parents de Philippe-Maguilen Senghor. Elle se traduit donc dans la remise en ordre des mécanismes psychologiques dont le bouleversement engendre le péché.
C’est l’Eucharistie qui est à chaque fois vécue à travers le sang du Christ versé en rémission de tous les péchés. Mais il faut, suivant l’incitation de Jésus, prier pour que le règne de Dieu arrive enfin. C’est ce qui explique que, chez Senghor, la montée au ciel est toujours accompagnée de prières.


3. LA MORT ET LA RESURRECTION

La vie du chrétien est à l’image de celle du Christ : elle est jalonnée d’épreuves et elle répète la Passion. L’expérience du Golgotha se présente comme une modalité constitutive de toute existence chrétiennement vécue. Métaphoriquement, Jean-Marie, Philippe-Maguilen, Martin Luther King revivent le sacrifice du Fils de l’homme, répètent l’agonie de Gethsémani, parce que leur mort est destinée à racheter une humanité pécheresse.
Déjà, avant la montée auprès du Seigneur, s’organisent les sacrements de la mort, dans l’attente de l’arrivée des Anges et « la jubilation de l’Alléluia ! » [25]. Le poète peut dire de son fils : « On l’a baigné pour les noces célestes, parfumé frais de vétiver » [26].
Mais bientôt la résurrection. [27] L’« Elégie pour Martin Luther King » offre une description de l’au-delà, dans une vision sécularisée. Dieu se manifeste au poète sous les traits d’un patriarche, au milieu de « tous les fils de la même Terre-Mère » [28]. Le tableau spirituel fait apparaître la communauté des morts célèbres de l’Amérique, assemblés dans l’Eternité autour de Martin Luther King.
L’expérience de la mort et de la résurrection est vécue, chez Senghor, dans la communion des saints et des hommes de paix. Car le monde venu porter le deuil se caractérise par l’hétérogénéité. Senghor prolonge son rêve dans la vie de l’au-delà où il voit déjà Philippe ressuscité, transfiguré :

« T’accueilleront les Chérubins aux ailes de soie bleue, te/conduiront/A la droite du Christ ressuscité, l’Agneau Lumière de ten/dresse, dont tu avais si soif/Et parmi les noirs Séraphins chanteront les martyrs de /l’Ouganda./Et tu les accompagneras à l’orgue, comme tu faisais à Verson/Vêtu du lin blanc, lavé dans le sang de l’Agneau, ton/sang ». [29]

Le poète évoque avec certitude les noces célestes de Philippe-Maguilen ; mais avec son plus-que-frère Georges Pompidou, il reste fidèle au serment de se laisser raconter le paradis. Aussi, attendra-t-il la révélation du mystère d’un témoin de l’au-delà. Contrairement à l’« Elégie pour Martin Luther King » où le poète a une vision précise du ciel où siège Dieu tout beau tout bon, l’« Elégie pour Georges Pompidou » est l’occasion pour Senghor d’interroger son ami :

« Y’a-t-il des ruisseaux de lait serein, de miel radieux au milieu/Des cèdres/ [...]

Que le bonheur soit dans les yeux, est-ce vrai et qu’on/s’abîme dans la contemplation du Dieu unique ? ». [30]

Dans la poésie de Senghor, il n’y a pas de situation d’individu pris dans quelque mortel engrenage, comme dans le tragique grec. [31] Il n’existe aucune description de mécanisme monté menant à la catastrophe ; mais seulement la présentation du phénomène de la mort, surgissant dans l’articulation des événements du salut. L’idée d’échec est étrangère à cet univers fondé sur la réconciliation et la paix. Poésie chrétienne, le lyrisme senghorien est l’expression d’un homme qui a parié sur Dieu. Le poète ne peint pas des existences dominées par le péché et qui s’achèvent dans la damnation.
La vision qui se dégage est donc essentiellement optimiste et envisage des vies chrétiennement achevées ou plutôt prolongées dans le paradis. Ainsi, la référence consciente au divin abolit le tragique chez les personnages célèbres. Mais, la figure du prêtre, médiateur entre Dieu et la créature, n’est qu’évoquée au fil du texte. Et on ne voit jamais les ministres de Dieu dans l’exercice de leurs fonctions s’évertuant à montrer l’interdépendance des âmes au sein de l’assemblée des Bienheureux.
Le soubassement du ferment chrétien dans l’évocation des drames qui se jouent s’éclaire dans les énoncés donnés par le poète ; mais également dans la vision du monde de l’écrivain lui-même. En tout cas, ses héros dessinent tous une icône du Christ mort sur la Croix. Et Senghor semble revendiquer un sens plus complet, plus profond des vocables chrétiens tels la vocation et la communion des saints qui s’élargissent aux dimensions de l’Universel, la charité qui déborde sur son correspondant laïc d’altérité, et la béatitude [32] de paix qui est signe de la grâce.
Senghor possède le privilège de « voir » des images de l’au-delà où siège « l’Etre qui est force, rayonnant comme un diamant noir » [33] et où les fils de la terre entière chantent, à l’unisson, la gloire de Dieu, unis dans la même condition. Et, au sein de cette communauté, se détachent, à travers une galerie de portraits, les morts illustres de l’Amérique.
Senghor inscrit, en fait, ses démarches poétiques dans l’idéal de salut exprimé par la culture chrétienne. Ses poèmes reproduisent le schéma de la Rédemption à partir de l’expérience douloureuse du Crâne. Le péché est effacé par l’Amour, dans l’épreuve du crucifiement et de la mort de Jésus Christ. De ce principe de rachat des fautes de l’humanité par le Fils, dérive la signification théologique de l’inscription de la mort dans Elégies Majeures.

CONCLUSION

L’humanisme senghorien est un creuset de valeurs universelles, où l’idéal chrétien rejoint les valeurs prônées par les autres religions du monde. Il y a chez Senghor une fascination pour le Christ éternel et « la splendeur du mystère » [34]qu’il incarne. Mais sa contemplation du Dieu unique débouche sur une vision unitaire, fondée sur le pardon et la réconciliation.
Elégies Majeures consacre le triomphe de la foi vivante et de l’accord avec le Seigneur. L’œuvre se nourrit essentiellement de la Bible dont elle s’inspire à travers des renvois explicites. Et, en même temps, elle en prolonge le mystère en lui faisant correspondre une signification dans l’existence réelle.
Senghor retrouve ainsi sa vocation première de ministre de Dieu, en réinterprétant le texte biblique à la lumière de son expérience personnelle et des faits de son époque. Investi du don de voyance, il témoigne du pouvoir, sans cesse réaffirmé, d’entrer en rapport avec les Anges et Dieu lui-même, dans une vision hallucinée de l’Invisible.


[1] Recueil publié en 1979 puis réédité à Paris, aux Editions du Seuil pour sa version définitive en 1984. A cette occasion, l’ « Elégie pour Philippe-Maguilen Senghor », dédiée à son fils, mort le 7 juin 1981, vient porter à 7 les chants qui composent Elégies Majeures, in Œuvre poétique, Paris, Seuil, 1990.

[2] Ecole Normale Supérieure, Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Sénégal)

[3] Pierre de BOISDEFFRE, Histoire de la littérature

[4] "Elégie pour Philippe-Maguilen Senghor", p.288

[5] Oeuvre poétique, Chants d’ombre, "Que m’accompagnent Koras et balafon", p.32

[6] Oeuvre poétique, Nocturnes, "Chants Signare", p.181

[7] Oeuvre poétique, "Elegie pour Martin Luther King", p.296

[8] Oeuvre poétique, "Par-delà Eros", p.45

[9] "Elégie pour la reine de Saba", p.326

[10] Ibid., p.326

[11] SANKHARE, O., "Les Ecritures Saintes dans les Elégies Majeures de Senghor", Ethiopiques, n°59, Senghor 90 Salve magister, 2ème semestre 1997, p.111-115

[12] A ce propos voir l’article d’Alioune DIANE "Le statut du récit invariant chrétien dans les Elégies Majeures de Léopold Sédar Senghor", in Ethiopiques n°60, 1er semestre 1998, p.19

[13] GERARD, André-Marie, "la Pentecôte : antérieure à JC, elle est devenue la fête de l’Esprit Saint

[14] la Toussaint, elle, n’est pas d’origine biblique ; c’est la fête de la foule de tous ceux qui ont accepté le puissant message des Béatitudes. Elle témoigne de la victoire du Christ sur le monde et de l’espérance chrétienne de la résurrection dans le bonheur telle qu’elle a été exaltée par les Saints canonisés ou inconnus qui ont répondu à l’amour de Dieu par le don total, (cf. Dictionnaire de la Bible par André-Marie GERARD

[15] La poésie narrative de Senghor embrasse la totalité du temps et recouvre la durée des événements qui mènent à la Résurrection générale. "Le temps raconté" diffère du "temps racontant", G.MÜLLER, celui de la rédaction d’un texte ou d’une oeuvre (cf. Cahier évangile, n°107, mars 1999

[16] Lylian KESTELOOT le dit clairement en se référant à des écrits antérieurs, in Comprendre les poèmes de L.S.Senghor, les Classiques africains, Issy-les-Moulineaux, Editions Saint-Paul, 1986, p.90-92

[17] "Elégie des Alizés", p.270

[18] CLAUDEL, P., Réflexions sur la poésie, Paris, Gallimard, 1963, p.174

[19] "Elégie pour Jean-Marie", p.277

[20] "Elégie des alizés, p.270

[21] "Elégie pour Philippe-Maguilen Senghor, p.287

[22] Ibid, p.288

[23] "Elégie pour Jean-Marie, p.280

[24] La Bible, Les Livres prophétiques, Ezéchiel, 18 ; 2.

[25] "Elégie pour Jean-Marie", p.278

[26] "Elégie pour Philippe-Maguilen Senghor", p.288

[27] André-Marie GERARD, Dictionnaire de la Bible, Robert Laffont, 1989

[28] "Elégie pour Martin-Luther King", p.302

[29] "Elégie pour Philippe-Maguilen Senghor", p.290

[30] "Elégie pour Georges Pompidou", p.318

[31] DOMENACH, J.M., Le Retour du tragique, Paris, Seuil, 1967, p.25

[32] Les Béatitudes données à l’occasion du Sermon sur la Montagne, par le Christ, constituent l’idéal de vie évangélique. Elles magnifient la miséricorde et la justice (attributs divins), l’humilité, la douceur, l’innocence, la pureté, la paix et l’amour

[33] "Elégie pour Martin-Luther King", p.302

[34] "Elégie pour Philippe-Maguilen Senghor", p.286




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