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COMME UNE MANDARINE
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Ethiopiques numéro 57-58
revue semestrielle
de culture négro-africaine
1er et 2e semestres 1993

Auteur : Hamady DEMBA [1]

Et ce soir d’été où je t’ai vue aller
Savais-je qu’une nuit tu allais me revenir ?
Clair de lune d’une nuit de cristal
Tu as rafraîchi mon coeur comme la rosée sur la tulipe
Et comme un matin de printemps, impériale.
Sur ta face lumineuse, l’Oeuvre du Maître
Reflétait l’Asie de vermeil et les merveilles de l’Afrique.
Et le MEKONG et le NIL écoutent
O senteurs sauvages à la douceur mandarine
Reine des savanes chaudes, ma gazelle siamoise
Je t’ai vue un jour de bonheur
Majestueuse comme la Reine des près
Avec ton doux sourire de conquérante
Tu as vaincu l’or et l’ivoire de la Côte
Guèye Ndioro... et tu me régardes ;
Ce regard que tu instilles dans mes yeux,
Comme un éclair dans le buste du ciel.
Amande délicieuse d’un fruit sauvage
Fleur de flamboyant couvant le soleil au Zénith
Je t’ai nommée, Jasmin ! Jasmin Royal
A la sève pulpeuse de vie et de miel
Les trémolos de mon coeur aimant, pour t’avoir vue
Répondent aux sons invisibles des coeurs purs.
Et moi qui t’adore
Qui t’aime
Te respire,


Acceptes tu encore mon sourire, ma Joie ?
Parfum des éthers inaccessibles, galante, fidèle
Qui m’a choisi un moment d’Août, le quatorze,
Trois heures après l’heure fatale.
T’en rappelles-tu Cissé Ngary
Compagne de ma compagne ?
De ce soir béni
Tressant ses guirlandes,
Accueillant deux coeurs vagabonds
Dans son escarcelle d’or ?
O souvenir ! Doux souvenir,
Pinceau d’azur de mon âme,
J’ai été le sol fertile et accueillant
Qui a reçu cette jeune pousse de bambou
Spectre d’Aphrodite envoûtant ZEUS.
Et Guèye Ndioro !...
Au fronton de notre toit à venir,
Aux envieux,
Aux rapaces,
Aux coupe-quiétude,
J’écrirai d’une saignée de mon coeur
« Un trésor se garde arme à la main » Puis-je être ta pensée à chaque minute tombante
Ave, Laetitia !


[1] Pseudonyme d’un jeune poète et cadre sénégalais.




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