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PANORAMA DE L’HISTOIRE CULTURELLE DU JAPON PUBLIE PAR LE MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES DU JAPON, 1974
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Ethiopiques n°52
revue trimestrielle
de culture négro-africaine
1e semestre 1989- vol. 6 n° 1

Auteur : Etienne Texeira

Les quatre co-auteurs de cet ouvrage nous présentent un aspect de la culture japonaise, puisqu’ils se sont limités à l’analyse des arts plastiques afin de démontrer plus clairement le changement progressif survenu dans la vie culturelle du Japon dont la diversité ne fait que croître.
La culture du Japon apparaît unique en son genre, bien qu’elle soit héritée de ses pays voisins, la Chine et la Corée. C’est le résultat d’une série de rencontres entre les diverses connaissances japonaises traditionnelles et étrangères et de l’assimilation de celles-ci par les Japonais qui se montrèrent aptes à les amalgamer harmonieusement. Les auteurs nous rappellent que la naissance de l’art, au Japon, remonte à l’âge archaïque, c’est-à-dire aux temps préhistoriques et protohistoriques, soit à 7000 ans environ avant J.c., époque où les vases de terres furent fabriqués.
Il ne faut pas négliger, dans ce grand sursaut culturel, le rôle de la femme, qui a su marquer de son sceau les différentes étapes de l’histoire culturelle du Japon. Cette culture revêt également un cachet populaire, dans la mesure où le peuple contribue largement à sa promotion.
Les chapitres qui constituent ce livre retracent admirablement l’évolution de la culture japonaise. C’est ainsi qu’après une présentation de la vie culturelle à l’âge archaïque, l’on nous montre l’influence exercée par la culture bouddhiste sur la culture japonaise, puis vient une esquisse de la vie à la cour à laquelle est lié le développement d’une culture nationale. Par ailleurs, l’accent est mis sur le rôle de la classe guerrière dans l’épanouissement de la culture médiévale, ainsi que sur les conséquences du développement des villes japonaises sur la naissance d’une culture que l’on pourrait qualifier de citadine. Mais il convient de reconnaître, avec les auteurs de l’ouvrage, que la modernisation du Japon peut être considérée comme une assimilation de la culture occidentale. Ainsi, d’excellents peintres modernes comme Takahashi Yuichi, Kuroda Seiki, Fujishima Takeji et Aoki Shigeru ont adopté le style occidental.
Pour conclure, notons que le Japon contemporain se présente comme un mélange de plusieurs cultures importées qui semblent s’être emparées du pays. Toutefois, l’élément véritablement japonais n’est pas absent, bien au contraire. « Il y a au Japon un terrain prêt à recevoir toutes sortes de cultures, mais le sol est conditionné par la nature et par d’autres éléments propres au pays qui font ressortir les deux qualités de base de la culture japonaise : pouvoir d’adaptation et variété ».





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