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L’IDEAL CHRETIEN D’AMOUR DANS HOSTIES NOIRES
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Ethiopiques n°79
Littérature, philosophie et art
2ème semestre 2007

Auteur : Birahim THIOUNE [1]

Le poème liminaire d’Hosties noires [2] magnifie la fraternité unissant le poète aux soldats noirs tombés sur les champs de bataille des deux guerres mondiales. Mais le recueil s’achève sur l’idée d’une fraternité universelle ; et le sentiment laïc d’altérité qu’il exprime rencontre celui de charité dans la spiritualité chrétienne. C’est que la démarche poétique de Senghor traduit, à travers son recueil, le mouvement de reconnaissance et d’amour du poète pour son semblable. L’’utilisation de référents historiques ou culturels correspond pour lui à la mise en symboles de sa propre compréhension du catholicisme. Mais c’est davantage par le jeu de mécanismes internes créés par le système des signes verbaux que s’affirme le caractère chrétien de sa poésie. Senghor utilise en effet les ressources rhétoriques de la tradition ecclésiale (la parabole, l’allégorie, le rappel du message et son actualisation, le prêche, etc.) ainsi que les moyens de purification (la confession, l’absolution, la prière) qui sont l’apanage des pères de l’Eglise. Rien d’étonnant que l’activité liturgique soit convoquée pour célébrer les martyrs africains de la guerre. Les héros noirs représenteraient le pain eucharistique [3], le corps du Christ et son sang seraient représentés par celui versé sur les champs d’honneur. Le poète officie donc pour une messe organisée hors du Temple et qui se déroulerait dans l’espace symbolique de l’Universel. Dans la vision de Senghor, les Noirs d’Afrique répètent sur le sol de France le sacrifice du Christ. Notre propos consistera à montrer que le poète cherche à lever les barrières de la haine et à gommer les lignes de séparation entre l’homme blanc et ses frères des autres continents. On suivra donc le poète dans sa pratique des vertus chrétiennes, dans ses condamnations et ses prières de paix.


1. UN IDEAL DE FERVENTE PIETE

Hosties noires construit une image idéalisée du poète recouvert de la vêture de l’homme d’Eglise, tenant sa légitimité de sa foi dans le Christ et de ses choix de vie conformes à l’idéal de piété. Le poète s’émeut devant les menaces qui pèsent sur la civilisation en marche vers l’Universel figuré par le « festin catholique » [4], le banquet qui ressemblera toutes les cultures et toutes les races. Et il ressent au plus profond de lui-même le sentiment de la perte des valeurs de progrès. C’est alors, pour lui, tout l’édifice spirituel constituant le patrimoine universel qui s’écroule et, avec lui, l’espérance : « Ah ! Ne suis-je pas assez divisé ? Et pourquoi cette bombe / Dans le jardin si patiemment gagné sur les épines de la brousse ? / Pourquoi cette bombe sur la maison édifiée pierre à pierre ? » [5]. Le poète apparaît donc comme un modèle de fervente piété adossé aux vertus cardinales (la justice, la prudence, la force et la tempérance) mais pratiquant les vertus morales [6] d’humilité, de pénitence et d’apostolat.
Senghor éprouve en effet un sens aigu de la justice et se désole de l’absence d’honneurs pour les morts africains de la Grande guerre :

« J’entends le bruit des canons - est-ce d’Irun ? / On fleurit les tombes, on réchauffe le soldat Inconnu. / Vous mes frères obscurs, personne ne vous nomme.
On promet cinq cent mille de vos enfants à la gloire des futurs morts, on les remercie d’avance futurs morts obscurs » [7].

S’il glorifie la bravoure, il ne cesse d’appeler à la modération contre l’exercice de la force brutale sous toutes ses formes.
Senghor s’adonne, tout au long de son recueil, à la confession humble et courageuse de ses propres péchés et de ceux commis par l’Occident chrétien. C’est par un acte de contrition sincère exercé sur ses pensées et ses sentiments qu’il réalise son propre dépassement. Sur les traces des apôtres, il s’investit d’une mission évangélique dont le point de départ est l’expérience vécue collectivement par ses contemporains. Lorsqu’il magnifie la valeur de bravoure à travers « Taga de Mbaye Dyop », il utilise le ferment de sa culture d’origine :

« Mbaye Dyôb ! Je veux dire ton nom et ton honneur./ Dyôb ! Je veux hisser ton nom au haut du mât du retour, / sonner ton nom comme la cloche qui chante la victoire / Je veux chanter ton nom Dyôbène ! Toi qui m’appelais ton maître et / Me réchauffais de ta ferveur aux soirs d’hiver autour du poêle rouge qui donnait froid » [8].

Et pour illustrer la béatitude de pureté dans « Lettre à un prisonnier », il invoque les mots qui charrient le surréel et purifient « comme l’ablution matinale » [9]. Le poète apparaît comme un fidèle qui a acquis la grâce de prière, mais il lui faut récapituler tous les crimes et forfaits commis, avant de demander pardon pour les coupables.
Le temps chez Senghor est envisageable dans la continuité d’une durée intégrant le passé, le présent et l’avenir. Le poète crée une représentation singulière de la relation entre l’espace et le temps. Son univers poétique ne prend pas en compte la succession des jours, des nuits et des années de souffrances. Le temps est manifesté à travers un système de renvois à des événements historiques qui ont laissé leurs marques profondes dans l’inconscient collectif de l’humanité. Mais ses référents se rapportent à un espace dilaté, renvoyant à des événements de même nature.
Le temps demeure par ailleurs imprécis, puisque Senghor utilise le procédé du rapprochement analogique pour instituer une temporalité délimitant trois moments bien définis. En effet, la première expression du temps correspond à la révélation de l’oppression. Et le poète prend soin de montrer que celle-ci est comparable à une sorte d’hydre malfaisante.

« Mais je sais bien que le sang de mes frères rougira de / nouveau l’Orient jaune, sur les bords de l’Océan Pacifique / que violent tempêtes et haines / Je sais bien que ce sang est la libation printanière dont les / Grands-Publicains depuis septante années engraissent les / terres d’Empire / [10]

Pour le mal commis depuis quatre cents ans contre l’Afrique, le poète demande le pouvoir d’intercession en son nom :« Laisse- moi te dire, Seigneur, sa prière de paix et de pardon » [11] Ce temps du pardon et de la prière de paix préfigure un moment sublime de communion fraternelle, se traduisant dans l’idée d’un temps unifié où les hommes de toutes les nations se côtoient sous la surveillance miséricordieuse de Dieu.


2. LES TENEBRES ET LA LUMIERE

Senghor peint le mal triomphant, représenté par la guerre, en exploitant les symboles de la civilisation africaine et ceux de la mythologie chrétienne. Sa sensibilité a enregistré la tonalité tragique du phénomène et l’a exprimée à travers la peinture des atrocités et des horreurs qu’il a suscitées. Le ton adopté est parfois celui de la confession ou de la prière chrétienne et la terre devenue le théâtre d’un drame inqualifiable est alors l’espace où se déroule l’Eucharistie. Ainsi, la référence à la culture ou au catholicisme chez Senghor constitue un moyen de donner un support crédible à son inspiration et possède, en même temps, une valeur purement analogique. Elle constitue, littérairement parlant, un univers concret susceptible d’atteindre le destinataire immédiat de son message. Celui-ci apparaît sous les traits du public chrétien, cultivé et pour l’essentiel encore sensible aux valeurs évangéliques.
Par la démarche de comparaison implicite, Senghor met constamment en présence la culture et la religion pour rendre sensible le mal ambiant. Dans « Prière de paix » qui clôt Hosties noires, il déclare achever un « livre » offert « comme un ciboire de souffrances » [12]à son Seigneur Jésus. Le recueil reprend les reproches adressés à l’Europe blanche et réinterprète les moments les plus douloureux de l’histoire africaine.
Considérant le caractère infini du sens qui gît sous le texte biblique et la glose des pères, le poète envisage sa propre interprétation à la lumière d’une expérience partagée. Du point de vue de Senghor, toute connaissance vraie du mystère doit s’accompagner de messages transmis par une divinité que nul ne connaît totalement. Ainsi, on ne parle jamais que d’un Dieu méconnu et qui a le pouvoir de se manifester à des privilégiés à travers des visions. Le « livre » du poète procéderait d’une vérité cachée et d’un Etre suprême qui envoie des messages toujours nouveaux par révélation. Là se trouve peut-être le principe d’un éternel renouvellement de la compréhension du mystère [13] par le don d’un savoir profond passant par l’utilisation de symboles tirés du patrimoine africain.
Senghor évoque d’abord le « sang des blanches hosties » [14] de la Grande guerre, avant de déclarer que « l’Afrique s’est faite hostie noire » [15] pour signifier sa foi en l’avenir de l’humanité.
La poésie de Senghor possède des aspects hermétiques ou ésotériques, dans la mesure où certains termes ou certains éléments sont détournés de leur sens consacré. Il est possible que dans l’évocation des couleurs, par exemple, le poète ait voulu transgresser l’imaginaire collectif de l’Occident. Il y a chez Senghor une volonté consciente de procéder à une déconstruction des repères de l’imaginaire occidental. Sous le sens originel de la « polychromie des couleurs », telle qu’elle est donnée dans les représentations bibliques, Senghor introduit les symboles Africains. Ainsi, le noir, le cramoisi et le pourpre, figurant le péché, prennent dans ses tableaux d’autres significations, en rapport avec la condition des Africains ou les attributs de leurs chefs. Dans le poème dédié à Félix Eboué, « Le Lion noir à la crinière d’honneur » [16], il peut s’exprimer : « Voilà que l’Afrique se dresse, la Noire et la Brune sa sœur. / L’Afrique s’est faite acier blanc, l’Afrique s’est faite hostie noire / Pour que vive l’espoir de l’homme » [17]. Et à Mbaye Dyôb, tirailleur sénégalais mais homme de grande lignée, il promet de chanter son nom : « Dyôb ! - je veux chanter ton honneur blanc./ Les vierges du Gandyol te feront un arc de triomphe de leurs bras courbes, de leurs bras d’argent et d’or rouge ». Ainsi, pour mieux ancrer son message dans la revendication générale de la Négritude, il mise sur les enjeux idéologiques de la réception par un lectorat dont il sollicite et déconstruit la vision.

3. PRIERES DE PARDON ET DE PAIX

Le recueil Hosties noires traduit la démarche d’une âme pieuse adoptant le ton ambigu de la confession mêlée à la plainte et à l’accusation directe. Car le drame pour lequel il demande le pardon figure le sort de « l’Afrique crucifiée depuis quatre cents ans et pourtant respirante » [18]. Et le poète applique à cette situation les symboles chrétiens de la croix, de l’arbre et du serpent pour établir une analogie étroite entre l’expérience du Christ et le destin de l’Afrique. Le poète s’efface et laisse la parole à la vieille Afrique qui fait pénitence, en implorant le pardon pour l’Europe blanche et pour la chrétienté : « Seigneur Dieu, pardonne à l’Europe blanche ! / Et il est vrai, Seigneur, que pendant quatre siècles de lumières / elle a jeté la bave et les abois de ses molosses sur mes terres / Et les chrétiens, abjurant Ta lumière et la mansuétude de Ton cœur / Ont éclairé leurs bivouacs avec mes parchemins, torturé mes Talibés, déporté mes docteurs et mes maîtres de science. / Leur poudre a croulé dans l’éclair la fierté des tatas et des / collines » [19].
L’interminable chapelet des griefs étale l’horreur et montre l’immense déshonneur. Mais le pardon s’impose et le poète lui-même, cessant de se confondre à l’Afrique, refuse de céder à la haine, ce serpent qui crée la désunion : « Tue-le Seigneur, car il me faut poursuivre mon chemin, et je veux prier singulièrement pour la France. / Seigneur, parmi les nations blanches, place la France à la / droite du Père » [20].
Bien qu’appartenant à l’Europe blanche et responsable aussi du désastre, la France mérite même, au-delà du pardon, la bénédiction. Parce qu’elle a incarné l’idéal de justice et de fraternité : « Bénis ce peuple qui m’a apporté Ta Bonne Nouvelle, Seigneur, et ouvert mes paupières lourdes à la lumière de la / foi. / Il a ouvert mon cœur à la connaissance du monde, me mon / trant l’arc en ciel des visages neufs de mes frères /. [21] »


Senghor change tour à tour le lieu de l’énonciation dans « Prière de paix » en faisant alterner la voix de l’Afrique et celle du poète, pour accuser et absoudre le peuple de France, « Et avec lui tous les peuples d’Europe, tous les peuples / d’Asie tous les peuples d’Afrique et tous les peuples / d’Amérique / Qui suent sang et souffrances ». [22] La vision de Senghor s’élargit et prend les contours de l’Universel, pour que s’instaure la paix entre les hommes de toutes les races et de tous les continents.
La rhétorique senghorienne se veut, dans ce poème récapitulatif, singulièrement ambiguë englobant dans une même dynamique la confession fervente du fidèle au pied de la Croix et la révélation violemment ironique du Mal. La présentation va ainsi de l’intention de pardonner à l’accusation véhémente et à la valorisation de l’Europe blanche. Le christianisme de Senghor n’est donc pas seulement dans la mise en scène des référents historiques ; il se révèle également dans le jeu des mécanismes internes créés par son système de signes verbaux. L’écriture poétique de Senghor postule une double direction de lecture : celle de surface se confinant dans la défense des opprimés et celle qui envisage de faire apparaître une structure potentielle du « livre » [23]. Autrement dit, on observe une revendication de la liberté et de la fraternité d’un côté, et de l’autre l’appel à l’Amour dans un monde déserté par l’espérance. Et les moyens que s’offre le poète ancrent sa poésie dans la tradition de la prière fervente, de la confession, du thrène, de la parabole (celles de la germination, de l’enfant prodigue, etc.), mais aussi de l’allégorie qui délimitent un horizon à la fois esthétique et juridique. C’est pourquoi on ne perdra jamais de vue que l’évocation du mal est d’emblée une condamnation. Mais le traitement stylistique même figure, à travers le jeu étudié des sonorités, l’opposition entre les armes de la guerre et celles de l’humanisme : « C’est l’amour opposé à la haine, la sincérité à la ruse » [24].
Le poète adresse sa prière de paix à son Seigneur, Christ et Dieu. Il intercède directement en faveur des oppresseurs en réduisant la part de responsabilité des peuples blancs et des missionnaires de l’Eglise, sans cesser cependant de les dénoncer : « Je sais que nombre de Tes missionnaires ont béni les armes / De la violence et pactisé avec l’or des banquiers / Mais il faut qu’il y ait des traîtres et des imbéciles » [25].
En fait, Senghor ne se détourna jamais de sa vocation sacerdotale : on le sait, dans sa jeunesse il voulut être prêtre et professeur. Les deux missions se confondaient alors dans son esprit : « La vie de prêtre, Senghor la voyait avant tout comme incarnant le monde intellectuel, les études, le savoir » [26]. En somme, le poète perpétue la tradition patristique d’interprétation de la Parole vivante du Christ, à travers l’expérience vécue de ses contemporains. Mais, en même temps, il se révèle un incomparable professeur d’esthétique qui donne à son message une forme spécifique et authentiquement littéraire. En fait, par le biais d’un didactisme éprouvé qui lui permet de manier, avec la manière, les moyens acquis au cours de sa formation classique, il enseigne sa vision du monde. Ainsi, métaphore vivante, parabole, synecdoque, prosopopée, épître se mettent de façon magistrale au service de la réinterprétation du message éternel porté par la Bible. Senghor cherche-t-il à faire accepter, au moyen d’une vision réactualisée, une relecture du symbolisme biblique ? Réfutant ainsi la classique opposition du blanc et du noir respectivement rapportés à la pureté et au péché ou à la suprématie et à l’infériorité et qui procède, chez les Pères de l’Eglise catholique, sans doute d’une lecture manichéenne et unilatérale.
Le christianisme de Senghor n’est pas seulement une stratégie de conquête d’un public fermé à sa culture. Il a correspondu de façon effective à une expérience ancienne ; mais il peut aussi avoir fonctionné comme motif littéraire dans nombre de ses poèmes, élégiaques en particulier. Senghor apparaît comme un précieux précurseur, puisqu’il initie déjà une attitude qui sera beaucoup pratiquée par l’Eglise et la France, consistant à demander pardon pour les crimes commis contre l’humanité. Le dernier quart du 20e siècle est essentiellement marqué par cette démarche de charité, qui a sans aucun doute contribué à jeter les bases d’un dialogue entre les peuples et les religions. Hosties noires se place sous le signe de la bénédiction. A l’outrage historiquement daté et vécu dans la violence, la souffrance et la mort, Senghor répond par le pardon. Sa démarche est, on le voit, essentiellement chrétienne et se fonde sur l’expérience du Christ. L’image de Jésus hante sans cesse le poète qui voit dans le martyre du peuple noir l’épreuve de la croix. Ainsi sa démarche correspond-elle à l’engagement contenu dans le « Notre Père » [27] : « ...pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés... ». La condamnation, implicite dans la demande même, prend sa signification dans l’existence réelle. Le sens poétique du recueil définit un « horizon d’attente » et se rapporte à des actes de compréhension par le lecteur, sur la base d’un savoir préexistant. Ainsi, seule une lecture totale incluant le savoir des référents, la culture humaniste et une connaissance précise de la Bible, en certains endroits, et de la tradition patristique, permet de retrouver les intentions de l’auteur et le sens originel du recueil. En prenant comme soubassement théorique l’hypothèse d’un « Lecteur Modèle » (U. Eco) postulé par le texte senghorien, on peut arriver à l’idée que l’univers poétique d’Hosties noires programme sa propre lecture modèle. Il faut observer que c’est dans un même mouvement que Senghor envisage la peinture du mal qui prolifère et la prière pour un monde apaisé, réunissant dans l’Amour les hommes de toutes les races et de toutes les nations.


[1] Université Ch. A. Diop de Dakar

[2] Hosties Noires, in Œuvres Poétiques, Paris, Seuil, 1990.

[3] L’hostie est une fine lamelle de farine (pain de froment) sans levain et de forme ronde distribuée par le prêtre à l’occasion de la messe. Déposée sur la langue ou remise sur le plat de la main, cette petite rondelle blanche représente le corps du Christ qui doit être consommé par les fidèles, au moment de la communion sacrementale.

[4] Œuvres poétiques, Hosties noires, « Poème liminaire », Paris, Seuil, 1984 et 1990 p. 56.

[5] Œuvres poétiques, Hosties noires, « Poème liminaire », Paris, Seuil, 1984 et 1990 p. 56.

[6] Les vertus morales enseignées par l’Eglise sont : l’humilité, la pénitence, la modestie, l’apostolat, la chasteté, la pauvreté et l’obéissance.

[7] Œuvres poétiques, Hosties noires, « Aux Tirailleurs sénégalais morts pour la France », p. 64.

[8] Œuvre poétique, « Taga de Mbaye Dyôb », p. 74.

[9] Œuvre poétique, « Lettre à un prisonnier », p. 84.

[10] Œuvre poétique, « Prière de paix », p. 92.

[11] Œuvre poétique, « Prière de paix », p. 92.

[12] Œuvre poétique, « Prière de paix », p. 92.

[13] Umberto ECO consacre à l’hermétisme des pages éclairantes (Les limites de l’interprétation, 1e édition 1990, Editions Grasset et Fasquelle pour la tradition française, 1992 p. 48 à 68) ; par ailleurs on rapprochera à cette optique les idées de « révélation inédite et synthèses exotiques » pour illustrer l’idée de la signification du mystère.

[14] Œuvre poétique, « Aux tirailleurs sénégalais morts pour la France », p.65.

[15] Œuvre poétique, « Au Gouverneur Eboué », p. 74.

[16] Œuvre poétique, « Au Gouverneur Eboué », p. 74.

[17] Œuvre poétique, « Au Gouverneur Eboué », p. 74.

[18] Œuvre poétique, « Prière de paix », p. 92.

[19] Œuvre poétique, « Prière de paix », p. 93.

[20] Œuvre poétique, « Prière de paix », p. 94.

[21] Œuvre poétique, « Prière de paix », p. 95.

[22] Œuvre poétique, « Prière de paix », p. 96.

[23] La théorie du Lecteur Modèle, formulée par Umberto ECO, peut être un précieux recours à ce propos, cf. Lector in fabula.

[24] SANKHARE, O., « L’intellectuel et l’humaniste. Paix et pardon dans son œuvre », in Sud International, Senghor face à l’histoire, trimestriel n° 2, octobre 1996, p. 8.

[25] Œuvre poétique, « Prière de paix », p. 96.

[26] KESTELOOT, Lilyan, Comprendre. Les Poèmes de L. S. Senghor, Editions Saint-Paul, 1986. p. 91 : « ... il fut séminariste jusqu’en classe de seconde et - à quoi tiennent les choses - fut détourné de ce projet par le P. Lalouse avec qui il entra en conflit et qui lui trouva l’esprit trop rebelle pour la vie sacerdotale ».

[27] La Bible, Mathieu.




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