Accueil > Tous les numéros > Numéro 84 > LITTERATURE > MYTHES ET EPOPEES EN AFRIQUE SAHELIENNE : ETAT DES LIEUX



MYTHES ET EPOPEES EN AFRIQUE SAHELIENNE : ETAT DES LIEUX
impression Imprimer

Ethiopiques n°84.
Littérature, philosophie et art
1er semestre 2010

Autuer : Lilyan KESTELOOT [1]

La littérature orale du continent noir n’est plus une inconnue aujourd’hui. Quelle maison d’édition spécialisée sur l’Afrique n’a pas sa collection de « Contes et Légendes » ? Les études du groupe de l’INALCO en ont montré depuis trente ans l’intérêt prodigieux pour la connaissance des mentalités populaires.
L’ethnologie française, par ailleurs, nous avait révélé quelques grands mythes cosmogoniques chez les Dogons et les Bambaras, avec les travaux de Marcel Griaule, Germaine Dieterlen et Youssouf T. Cissé.
Mais les trouvailles les plus spectaculaires, depuis lors, se situent du côté des épopées.
En effet, ce genre littéraire n’était pas clairement identifié avant les indépendances. C’est l’historien Djibril Tamsir Niane qui, en 1960, publie le texte Soundjata ou l’épopée mandingue, et nous incite à écouter les griots de l’Ouest-africain.
Ce travail fut accompli dans plusieurs universités, aussi bien à l’Est qu’à l’Ouest, et il en résulte une récolte impressionnante de récits épiques parfaitement constitués en quatre catégories : épopées féodales, épopées corporatives, épopées religieuses et épopées claniques.
Dans un essai de bilan des épopées d’Afrique Noire, avec Bassirou Dieng, nous avons pu en recenser une trentaine, déjà recueillies, sinon publiées ; il en reste sans doute encore autant qui nous furent inaccessibles ou qui sont restées non recensées.
Les rapports entre l’histoire et l’épopée sont à différencier selon les catégories. En effet, seules les épopées féodales et religieuses sont liées à des époques précises de l’histoire : elles témoignent des royaumes, des dynasties, des principaux rois, des faits de guerre entre voisins ; ou encore des marabouts qui lancèrent des djihads dans le Sahel du XIXe siècle. Ainsi, rien qu’au Sénégal, on chante encore l’épopée de Maba Diakhou Bâ, d’Ahmadou Bamba, ou celle d’El Hadj Omar Tall. Tandis que les récits épiques relatifs aux plus anciens royaumes concernent Samba Gueladio Diegui (XVIIIe siècle), l’épopée du Kajoor (XIVe - XIXe siècle), l’épopée du Kaabu (XVe - XIXe siècle)
Ces récits sont enregistrés, notés dans leurs langues, traduits en français et publiés grâce au travail des chercheurs et enseignants de l’Université de Dakar.
Le Mali, la Guinée, le Niger ont aussi plusieurs épopées célèbres déjà publiées : l’épopée de Ségou (XVIIIe – XIXe siècle), l’épopée de Samory (XXe siècle), Silamaka et Poulori (XIXe siècle), Zabarkane (VIe – XVIIIe siècle), Issa Korombe XIXe siècle)… sans oublier Soundiata (XIIIe siècle).
On sait que le Nigeria a plusieurs épopées haoussa, dont celle d’Ousmane Dan Fodio. En Tanzanie, également, certaines épopées sont reliées à l’histoire, de même celle de Chaka en Afrique du Sud.
Ces ancrages historiques sont précieux et les enquêtes permettent souvent de découvrir des personnages et des précisions sur des événements restés dans l’ombre. Enfin les épopées guerrières ont souvent une double version, celle du vainqueur et celle du vaincu. Ce qui permet de comparer, de vérifier, de s’approcher de la vérité des faits, et de nuancer les jugements.
Mais la vérité des faits n’est pas le seul but de l’histoire. Et comme l’écrit si bien Georges Duby dans son petit ouvrage L’histoire continue (Odile Jacob, Paris, 1991) ; au-delà des faits matériels, l’historien a vocation de mettre à jour les concepts, les croyances, les sensibilités, bref le système de valeurs et la vision du monde du peuple et du groupe qu’il étudie.
Et là, les épopées africaines sont une véritable mine pour ce qui était plutôt, a priori, le terrain des anthropologues. Les épopées féodales, en effet, sont révélatrices du système de valeurs des sociétés et des griots qui les ont produites, et notamment de leur conception de la hiérarchie sociale, du pouvoir politique, du droit des gens, de la propriété, de l’échange, de la justice, des lois qui régissaient les conflits armés, avec droit de pillage au vainqueur et mise en esclavage des vaincus.
L’un des intérêts de ces textes épiques est leur sincérité. Créés et transmis à travers les siècles par des griots professionnels qui partagent l’idéologie des classes dominantes (rois, princes et aristocrates), les récits sont transcrits et traduits tels quels, non expurgés par la pudeur des Africains intellectuels d’aujourd’hui.


Certes, certains de ces griots récupèrent en partie ces épopées au profit des pouvoirs actuels, mais cela ne modifie pas grand’chose à la plus grande partie de leurs textes, qu’ils reproduisent avec conscience, surtout les griots qui furent attachés aux royaumes précoloniaux.
Mais ces représentations mentales et ces systèmes de valeurs peuvent aussi être étudiés dans les autres catégories d’épopées, les religieuses, corporatives (récits épiques, de chasse, de pêche, de pastorat) et même les épopées claniques comme le Mvet (Cameroun et Gabon), si riche en péripéties ! L’imaginaire des peuples se laisse appréhender là sans complexe, et offre une matière de choix où historiens, anthropologues et critiques littéraires ont intérêt à collaborer.
Si cette jonction semble s’être faite en partie en France, en Italie ou en Espagne, selon Georges Duby, en Afrique on en est loin. Et, en France, les critiques littéraires se sont fait absorber par la linguistique aux dépens des anthropologues.
La dérive des sémioticiens les rapprocha davantage des mathématiques ou de la philosophie, phénomène accentué par un métalangage qui les coupa définitivement du grand public.
La démarche de Duby et de l’Ecole des Annales fut exactement l’inverse, et explique la faveur et le renouveau actuel des études d’histoire.
Ayant, dès le début, axé notre recherche sur l’histoire des mouvements littéraires écrits des Négro-africains, nous avons toujours tenu compte des disciplines voisines (dont la sociologie, la psychologie, et l’histoire de la colonisation).
Lorsque nous abordâmes la littérature orale pour comprendre les contes et les épopées, il était naturel que nous interrogions l’anthropologie et l’histoire. C’est donc d’emblée que l’« Ecole de Dakar » [2] travailla sur les épopées et l’immense patrimoine des contes, en utilisant des méthodes empruntées à ces autres « Sciences humaines », pour l’élucidation des corpus recueillis auprès des traditionalistes.
Si bien que nos publications se soucient d’offrir, en même temps que des œuvres de grande qualité littéraire, un encadrement historique qui permet de les replacer dans l’époque et la société qu’elles évoquent.
Enfin, la création et le fonctionnement du Réseau eurafricain de recherches sur l’épopée (REARE) a permis de fructueux échanges avec nos collègues français médiévistes, ainsi qu’une meilleure diffusion de nos travaux. Nous espérons que ces rapports se poursuivent et s’approfondissent, puisque eux comme nous semblent y trouver bénéfice. En effet, ils sont beaucoup plus engagés que nous dans les méthodes d’analyse et la qualité des publications des textes épiques ; cependant que nous leur offrons une matière nouvelle avec des épopées africaines susceptibles de leur ouvrir des études comparatistes quasi illimitées.
Nous rappelons ici les colloques d’Amiens, de Niamey et d’Arras, ainsi que les communications des collègues Suard, Martin, Pinvidic, Bushinger et Baumgardt, qui ont participé à ce réseau dès le début, il y a maintenant huit ans !
Si, à présent, nous abordons les récits mythiques, les problèmes se corsent du fait de leur variété, mais surtout de leur type de langage.
Le langage et le message de l’épopée sont du type panégyrique : grandiloquence et éloges, exaltation et performances, l’épopée propose des histoires émouvantes et des héros admirables. Ils visent à entraîner l’adhésion de l’auditoire et son identification au groupe chanté et glorifié.
Tout autres sont le langage et l’objectif du mythe ; ils sont essentiellement symboliques, et ce, quelle que soit la forme du récit. Il peut être intégré dans une épopée, comme il peut voyager seul, être clamé dans un chant ou murmuré dans une case, être orné de qualités littéraires ou être sec comme un code ; mais comme le dit Lévi-Strauss : « peu importe la forme, ce qui compte c’est son contenu ».
Et c’est ce contenu qu’il s’agit de décrypter à travers les masques des symboles. Les mythes africains, eux aussi, doivent être classés en plusieurs catégories.
Il y a peu de grands mythes cosmogoniques élaborés à la manière des Dogons. Ceux qui bordent le Niger, comme les mythes bambara, dogon, et ceux que Jean Rouch récolta chez les Sonrhaï, sont plutôt rares. Le mythe d’Ibonia recueilli à Madagascar par François Noiret semble être de cette espèce.


Le plus souvent, la création du monde est décrite de façon plus simple et plus directe, avec des modalités diverses selon les ethnies, d’après un processus monothéiste ou polythéiste, avec une importante population de génies qui interviennent sans cesse dans les affaires des hommes.
Mais innombrables sont les mythes fondateurs d’un culte, voire d’une religion, et qui sont liés à un dieu ou un génie (ancêtre divinisé, ou dieu d’un élément : fer, tonnerre, océan).
Ces mythes-là sont détenus par les prêtres ou prêtresses de leurs cultes, et on les étudiera comme il est d’usage d’étudier les « histoires de dieux », à la manière de Mircea Eliade qui les a définis comme cela. Notons les mythes de Shango, d’Ogun, de Yemandja, de Hébiesso chez les Yoruba, de Dangbà chez les Fon, des « Njengu » chez les Douala, et aussi les « Pangol » sérères et les « Rab » wolof et lebou qui peuplent le Sénégal, comme les « djalan saa » peuplent la Gambie. Un mythe comme le Tyamaba semble localisé chez les Peuls migrateurs et les pêcheurs toucouleurs.
On les confond parfois avec les mythes de fondation de villages ; ceux-ci consistent presque toujours en un récit qui relate le pacte établi entre le génie propriétaire d’un espace et un premier arrivant qui s’y est installé. Y sont précisés les conditions – obligations et interdits exigés par le génie – et en même temps les droits et avantages pour le bénéficiaire humain.
Ces mythes-là n’engendrent pas une religion ou un culte collectif, mais un culte particulier sous la responsabilité d’une famille qui en retire pouvoir et bien-être.
Nous avons étudié ainsi le mythe d’un génie protecteur d’une cité : le Mbossé de Kaolack. On a constaté qu’il était au départ un culte familial instauré par les familles fondatrices du premier village, qui s’est agrandi au cours des siècles pour devenir cette ville de plus de 300.000 habitants. Mais le culte demeure entre les mains de cette même famille.
La méthode est alors de questionner de près l’itinéraire de cette famille, les motifs de sa mobilité, la symbolique des rites et obligations, enfin son statut actuel dans une population multiethnique et islamisée.
Nous terminons ce panorama par la catégorie des mythes de fondation de royaumes, que nous avons interrogés avec profit. Ces mythes sont souvent encastrés au début des épopées qui magnifient un prince ou une dynastie.
Ce type de mythes porte sur l’origine toujours marquée par un destin prophétique et semé d’interventions surnaturelles. Son objectif est d’expliquer ou légitimer le pouvoir politique qui va se mettre en place dans le récit épique… et s’est déjà installé dans la réalité.
Ainsi, nous avons le mythe du royaume bambara (XVIIIe siècle) qui dévoile les arcanes de l’enfance de Biton Coulibaly, fondateur de ce royaume qui dura deux siècles, jusqu’à la prise de Ségou par El Hadj Omar Tall.
L’épopée de Soundiata (XIIIe siècle) commence aussi par un mythe qui met en jeu la force mystique de sa mère, double d’un buffle dévastateur, et se prolonge par le phénomène d’un prince paralysé qui se dresse soudain pour déraciner un baobab ! Là encore, le symbolisme contient et soutient le message de l’action du futur souverain. Le génie buffle symbolise l’énergie surnaturelle insufflée dans le futur conquérant de l’empire.
Tandis que la graine de fromager ou de baobab (arbres énormes) qui met longtemps à éclore symbolise la prise de pouvoir tardif (à 50 ans) du prince au départ handicapé.
A la base des royaumes wolof (Kajoor, Waalo, Jolof, Bawol) on rencontre le mythe de Ndiadiane Ndiaye, mi-arabe, mi-génie d’eau qui séjourne un an dans le fleuve Sénégal avant de débarquer dans un village et de fonder le royaume du Waalo, puis celui du Jolof. Ce mythe informera les cérémonies des rois pendant cinq siècles, et constitue le trait d’union entre les quatre royaumes wolof.
Le plus grand mythe de cette espèce, dans l’Ouest-africain, et certainement le plus ancien, est celui de Wagadou. Il a la particularité d’être à la fois mythe de migration, de fondation et de destruction de cet Etat soninké, connu encore sous le nom de Ghâna (Ve-XIe siècle).
En fait, c’est un mythe-charte qui contient, en abrégé, l’essentiel de l’histoire du royaume : l’essentiel pour les Soninké bien sûr, qui le conservent toujours pieusement. Ce mythe raconte, en effet, la longue marche de l’ancêtre avec sa caravane de clients, griots et captifs, arrivant du Moyen Orient en passant par l’Egypte, et s’installant entre le Maroc et le Mali [3] actuel, région aujourd’hui désertique, mais alors arborée et bien arrosée. L’installation se fait d’abord par une lutte contre le génie propriétaire des lieux, puis par un mariage avec ses filles.
Après l’ancêtre Dinga, son fils Diabé s’en ira un peu plus loin fonder le fameux royaume, à partir d’un pacte avec le maître de céans, le Serpent Bida. Conditions : le sacrifice annuel d’une vierge noble. Bénéfice : pluie et or à volonté, prospérité du sol, des troupeaux et des femmes. Le royaume dura 5, 6, ou 7 siècles (impossible de préciser), mais le pacte est brisé par un fiancé rebelle qui sauve sa princesse en trucidant le génie Serpent. Catastrophe : plus de pluie, plus d’or, plus de récoltes. Le royaume est détruit et le peuple soninké se disperse à l’Ouest (Sénégal, Gambie) au Sud (Mali, Guinée), à l’Est (Niger)… en France aujourd’hui.
Dans tous ces pays, le mythe demeure connu et répété par les Soninké. Passionnante fut la semaine que les chercheurs africanistes blancs et noirs passèrent à écouter et questionner le traditionniste Diarra Sylla qui en détaillait les épisodes2. C’était à Bamako dans les années 1975. Ce mythe est ancré dans une réalité qu’ont pu toucher plusieurs voyageurs arabes qui signalent l’existence et la prospérité de ce royaume. On en a retrouvé les ruines enfouies [4] sous des mètres cubes de sable. Des anthropologues comme Meillassoux, Dieterlen et Youssouf T. Cissé, des historiens comme Jean Devisse et son équipe l’ont creusé et interprété, en tout, ou en partie. Nous en avons tenté une lecture partielle, portant sur les causes de la chute en nous fondant sur ce qu’on savait par ailleurs du climat, des religions et de l’histoire dans ces régions, notamment au Tekrour voisin, comme en Egypte ancienne. Nous nous sommes appuyé sur l’opinion de Lévi-Strauss selon laquelle un mythe cache et révèle à la fois un conflit ou une contradiction [5] : cette histoire d’amour masque à merveille un conflit entre les deux religions en présence dans cet empire, l’islam et l’animisme, avec leurs clergés respectifs. La mort du dieu Serpent symbolise la victoire de l’islam ; la sécheresse généralisée, qui détruit le royaume et disperse les populations soninké, représente la terrible vengeance de ce dieu tutélaire dont on a transgressé le pacte d’alliance. Cette histoire mystique de l’ethnie soninké informe, explique leur histoire physique, politique et leur invraisemblable itinéraire géographique.


Mais aussi, elle constitue le fondement de leur identité et la source d’une inébranlable fierté : celle d’avoir été le premier Etat connu et reconnu de toute l’Afrique de l’Ouest. (A l’Est, à cette époque, il y avait l’Ethiopie et peut-être le Zimbabwe, au Sud).
Les mythes africains sont très loin d’avoir été tous recueillis. On en a encore moins entrepris l’étude systématique.
Ils sont pourtant la partie la plus considérable du patrimoine culturel du continent. Les mythes de création, de fondation de cultes, de villages ou de royaumes permettent mieux que tout autre texte de pénétrer les modes de raisonnement et de représentation, les craintes et les aspirations : ce qui fut « l’essentiel » pour l’imaginaire des peuples africains.
Les mythes font partie intimement de la « raison orale » (Mamoussé Diagne). Concernant les mythes africains, on en trouve dans maints travaux d’ethnologues qui ont abordé les religions autochtones. Mais peu d’essais de décryptage.
Quant aux épopées, dans le cadre du REARE, plusieurs nouveaux textes ont été recueillis : le cycle de l’Océan par Bassirou Dieng, L’épopée du Gabou par M Tangara, L’épopée de Boubou Ardo par Mohamadou Saidou Touré, Ibrahima Wane et Basirou Dieng, une série d’épopées du Niger par Ousmane Tandina, L’épopée du Fouta Djalon par A Oury Diallo, L’épopée de Moussa Molo par Alpha O. Ba, l’étude d’A. Mbonde sur l’épopée douala de Djeki…et ça continue.

ELEMENTS BIBLIOGRAPHIQUES

CISSE, Y. Tata et KAMISSOKO, Wa, La grande Geste du Mali, Paris, Karthala, 1988.
- Soudiata ou la gloire du Mali, Paris, Karthala, 1991.
CORRERA, I., Samba Gueladio, épopée peul du Fouta Tooro, Dakar, IFAN, 1992.
SYLLA, D. et DIETERLEN, G., L’Empire de Ghâna, Paris, Karthala, 1992.
DIAGNE, M., Critique de la raison orale, Paris, IFAN-Karthala-OIF, 2006.
DIENG, B., L’épopée du Kajoor, Dakar-Paris, CAEC-ACCT, 1993.
DIENG, S., El Hadj, Omar et l’islamisation de l’épopée peule, Dakar, inédit, 1989.
DERIVE, J., Epopée, Paris, Karthala, 1999.
DIETERLEN, G., Essai sur la religion bambara, Paris, PUF, 1951.
DIETERLEN, G. et CISSE, Y., T., Les fondements de la société d’initiation du Komo, Paris-La Haye, Mouton, 1972.
DUMESTRE, G., La Geste de Ségou, Paris, Armand Colin, 1979.
FAYE, A., Le thème de la mort dans la littérature seereer, Dakar, NEAS-ACCT.
GRIAULE, M., Dieu d’eau, entretien avec Ogotoméli, Paris, Eds Du Chêne, 1948.
HEUSCH, L. de et coll., Chefs et rois sacrés, in SPAM, CNRS, 1990.
INIESTA, F., « Le double faucon en Afrique, royauté et pouvoir d’Etat dans les temps classiques », Colloque Ch. A. Diop, Dakar, 1995.
KESTELOOT, L., Dieux d’eau du Sahel, voyage à travers les mythes, de Seth à Tyamaba, Paris, L’Harmattan, 2007.
KESTELOOT, L. et coll., Da Monzon de Ségou, épopée bambara, Paris, Nathan, 1972, rééd L’Harmattan, 1993.
KESTELOOT, L. et DIENG, B., Les épopées d’Afrique Noire, Paris, Karthala, 1997, réed. 2008.
LY, A., L’épopée de Samba Gueladio Diégui, Paris, Eds Silex-UNESCO-IFAN, 1991.
MOUNKAÏLA, F., Mythe et histoire dans la geste de Zabarkane, Niamey, CELTHO, 1988.
NIANE, DJ. T., Soundiata ou l’épopée mandingue, Paris, Présence Africaine, 1960.
- Le Soudan occidental, Paris, Présence Africaine, 1975. -
SEYDOU, C., Silamaka et Poullori, récit épique peul, Paris, Armand Colin, 1972.
- La geste de Ham Bodedio, Paris, Armand Colin, 1976. TANDINA, O., Une épopée zarma, Issa Korombe, Dakar, inédit 1987.


[1] Université Ch. A Diop de Dakar, Sénégal.

[2] Celle du Département des Lettres de l’UCAD.

[3] SYLLA, Diarra et DIETERLEN, Germaine, L’Empire de Ghâna, Paris, Karthala-Arsan, 1992.

[4] Avec les recherches de MAUNY.

[5] Nous avons essayé d’expliquer cela dans Dieux d’eau du Sahel, Paris, L’Harmattan- 2007. A consulter sur ce mythe : L’Empire de Ghâna par Diarra SYLLA et G. DIETERLEN, Karthala, 1992. Il contient la plupart des versions anciennes : la mise en relation des symboles du mythe avec les structures religieuses, sociales et politiques de l’Etat soninké est des plus éclairantes.




Site réalisé avec SPIP avec le soutien de l’Agence universitaire de la Francophonie