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SENS ET PUISSANCE DES MYTHES DANS L’ŒUVRE DE WEREWERE LIKING
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Ethiopiques n°85.
Littérature, philosophie et art
2ème semestre 2010

Auteur : Cécile DOLISANE-EBOSSE [1]

INTRODUCTION

Lorsqu’une mythologie se transforme en littérature, la fonction sociale de cette dernière de doter la société d’une vision imaginaire de la condition humaine trouve son origine directe dans son ancêtre mythologique, Caron Rosaire

Plusieurs auteurs négro-africains, et plus particulièrement ceux du microcosme camerounais, s’imprègnent du legs culturel ancestral pour bâtir leur geste romanesque. Cette esthétique qui épouse la logique de l’hybridisme a été observée par Dehon Claire dans son article intitulé : « Les influences du conte dans le roman camerounais d’expression française », article dans lequel la critique belge remarque :

La littérature négro-africaine authentique n’est pas une imitation servile de l’Occident, mais bien l’héritage direct du passé culturel africain où les écrivains obtiennent une littérature qui contribue à l’enrichissement de la culture camerounaise contemporaine [2].

C’est dans cet ordre d’idées que s’inscrit l’architecture scripturale de Werewere Liking, ivoiro-camerounaise, touche à tout de génie, qui atteste par ailleurs que le passé de l’Afrique est l’avenir de l’humanité. Dans son registre, elle a quatre romans appelés des « chants-romans ». Mais nous nous intéresserons à trois de ces récits rituels. Il s’agit de Orphée dafric (1979), Elle sera de jaspe et de corail (1983) et L’amour-cent-vies (1988).
Dans ces ouvrages, elle recrée les mythes fondateurs, les remodèle à sa guise pour tenter de donner une explication au monde. Elle rejoint, à cet égard, la conception du mythe de Mircea Eliade. Pour ce spécialiste de l’histoire des religions,

le mythe raconte une histoire sacrée ; il relate un événement qui a lieu dans le temps primordial, le temps fabuleux des commencements (…) les personnages des mythes sont des êtres surnaturels. Ils sont connus par ce qu’ils ont fait dans les temps prestigieux des "commencements" (Eliade : 15).

Mais là où elle s’écarte quelque peu de ce penseur roumain, c’est lorsqu’elle utilise les mythes pour illustrer la femme comme étant au centre de la création. On passe du temps profane au temps ontologique. La femme devient une réalité absolue ayant une communication avec les dieux. C’est dire que la « mythologisation » de la femme chez Werwere Liking prend sa source dans le sacré. On note, chez elle, le désir de vivre dans un monde magico-religieux, d’où le retour aux sources avec un élan nostalgique, tout en exhortant à la communion et à la réconciliation avec les ancêtres par le biais de l’initiation, et une projection utopique de la puissance féminine d’antan.
La « mythologisation » de la femme chez Werewere Liking commence par la remontée aux origines pour une maîtrise parfaite de son "moi". Ce retour aux sources, qui obsède notre auteur, la pousse à créer des personnages féminins capables de se connaître. Car avant de définir où l’on va, il faut savoir d’où l’on vient afin de mieux s’armer pour l’avenir. C’est ainsi que dans toute société holiste, les femmes participent à la purification, ont l’art de conserver la lignée et, par conséquent, assurent la permanence de la culture.
La question que l’on est en droit de se poser est la suivante : le mythe qui est soumis à l’interprétation allégorique et archétypale a-t-il pour invariant le matriarcat original ? Le féminin est-il l’atome primordial ou tout simplement une conception métaphorique et utopique de Werewere Liking ? En d’autres termes, l’universel, symbole du féminin, ne peut-il pas être androgyne ?
Pour que notre recherche ait une issue heureuse, les outils méthodologiques et conceptuels devraient être pluriels. A cet effet, nous emprunterons à B. Kotchy la sociocritique dans « sociocritique et contexte culturel ». Pour le critique ivoirien, la parole négro-africaine est une parole totalisante tandis que pour G. Mendo Zé, l’auteur de La prose romanesque de F. Oyono, la littérature africaine étant le reflet de la société, la coordonnée littéraire n’acquiert sa valeur plénière que lorsqu’elle s’accorde à son référent socioculturel.
Pour cela, notre argumentaire aura trois parties : d’entrée de jeu, nous montrerons la charge symbolique des mythes évoqués. Ensuite, nous aborderons l’actualité de ces mythes. Enfin, nous clorons notre propos par la vision utopique et révolutionnaire de l’écriture de Liking.

1. LA CHARGE SYMBOLIQUE DES MYTHES : LA QUETE DU MATRIARCAT ORIGINEL

Avant d’aborder cette partie, nous procéderons à une brève synopsis de nos œuvres de référence.
Dans Orphée dafric, l’auteur recrée le mythe grec d’Orphée. Ce récit retrace l’itinéraire d’un couple imaginaire, Orphée et Nyango. Lors de la traversée du fleuve en crue en canoë le jour de leur union sacrée, Nyango se noie et Orphée entre dans un délire hallucinatoire à partir duquel il descend aux enfers pour retrouver Nyango. Le couple que tout sépare, l’éducation et le rang social, connaît finalement un bonheur idéal.
Dans le deuxième roman rituel, Elle sera de jaspe et corail et sous-titré journal d’une misovire…, l’héroïne-narratrice est la misovire : un néologisme forgé qui signifie la femme qui déteste les hommes ou selon les interprétations de l’auteur, qui n’arrive pas à trouver un homme admirable. En effet, elle s’engage à écrire un journal d’or-de-bord d’une vie de chien pour sortir Lunaï de sa torpeur, de sa morbidesse et de sa léthargie séculaires, mais celle-ci est guidée par la voix mystérieuse de Nuit-noire, l’ancêtre mythique et mystique qui insuffle de l’énergie à la créatrice. En réalité, tout au long de cette narration, s’alternent les mythes et les légendes, en l’occurrence la légende de Soo : la deuxième jumelle de Njock, l’aîné des jumeaux, passait de manière inopinée. Elle venait de prêcher l’amour qui a complètement disparu du cœur des mâles. Après avoir séché toute la rivière, elle entendit une voix retentir au fond du trou qui lui dit : « Femme ! Qui donc mit le feu au bonheur après l’avoir trouvé ? ». La femme prit peur. Elle resta indifférente aux plaintes du masque, préférant les plaisirs simples.
Quant à L’amour-cent-vies sous-titré chant-roman, il est la superposition de plusieurs récits légendaires. Dans un premier temps, le narrateur Lem, le neveu de Ngo Kal Djob, la femme en or, est protégé par la grand-mère Madjo, mais, à la fin du récit, Lem deviendra une narratrice. Ensuite, le mythe de Soundjata est modelé sous la plume de notre sculpteuse des mots. Sa mère Sogolon Kedjou, la femme buffle, opéra un miracle : la chasseresse éventra un buffle mâle qui tentait une vaine copulation avec une femelle qui voulait mettre bas.


La quête épistémologique du sacré féminin par le tryptique ancestral

D’entrée de jeu, lorsqu’on scrute l’ossature et l’architecture de ces mythes, on se rend compte que le fil structurant des œuvres choisies représente la recréation du monde par la femme qui participe également à sa propre décadence ; construction mystique qui se traduit sur le plan épistémologique par une structure ternaire, rotative, où les éléments se mêlent inextricablement. Cette philosophie négro-africaine du rituel de passage qui oscille entre le social, le légendaire, le mythique propulse la pensée humaine vers la quête de changement, mieux, vers une transformation vers l’utopie. Ces récits ont, de ce fait, une épaisseur significative indéniable, car la société devient dynamique et processuelle.
En effet, la portée symbolique majeure est la puissance féminine qu’elle met en exergue par la mise en application de l’holisme. La quête mystique est effectuée par elle et celle-ci se concrétise par la recherche de l’équité des genres.

L’initiatrice des pouvoirs

Dans Orphée dafric, il y a manifestement une interdépendance entre l’homme et la femme, car la méditation transcendantale est effectuée par le couple, mais c’est Nyango qui se noie, c’est elle qui assure le rituel expiatoire qui se transforme en rituel purificateur. C’est dire que le maillon, la matrice de cette délivrance, reste la femme. Pour notre féministe, le pouvoir des grands hommes découle de celui des grandes femmes.
Dans le deuxième cas de figure : Elle sera de jaspe ou de Corail, la narratrice nous renseigne sur la gloire et la chute du règne de la femme puisqu’elle eut peur de sa trouvaille, préférant des compromissions destructrices. C’est dire que Werewere Liking croit en la thèse du renversement fondateur. Elle se rapproche, à cet égard, de la sociologue V. de Colombel dans sa description des femmes d’Aguedzavernda au nord-Cameroun et de l’anthropologue M. Godelier, démontrant que ce sont les femmes qui auraient découvert la flûte et l’arc destinés à la chasse lors des stages initiatiques chez les Baruya de la Nouvelle Guinée [3]. Elles sont alors responsables de leur décadence et, partant, de celle du monde à cause de leur penchant pour la complaisance « Dieu est femme et la femme le sait et la femme le tait » (Amour, 45).
Au reste, étant l’atome primordial, elle est au centre de la création, elle pourra donc insuffler l’énergie redynamisante au peuple meurtri, mais il faut préalablement l’ermitage, un rituel initiatique en vue de la purification de Lunaï, l’Afrique. A partir de cette introspection, elle prend conscience de ses compétences pour pouvoir opérer une mue laquelle engendrera une transformation de soi à soi. Aussi pourra-t-elle accéder au pouvoir de décision en toute quiétude.

2. LA RENAISSANCE DES POUVOIRS ANCESTRAUX OU LA QUETE DE VISIBILITE

La femme démiurge : métaphore de la femme à poigne

D’entrée de jeu, Werewere Liking rapproche la femme du temps fabuleux des commencements, des personnages héroïques, des femmes prestigieuses, combatives ayant une valeur absolue. Cette stratégie vise à la revalorisation de la femme, même si cela est contesté par certaines féministes [4] qui pensent que ce subterfuge bien masculin vise à endormir la gent féminine- redonne, pour ce qui est de la négro- africaine, ses prérogatives perdues.
Grâce à son pouvoir de création et de recréation, la femme en tant qu’invariant est en communication avec les dieux, c’est la raison pour laquelle elle produit et reproduit sans cesse. Elle materne, peuple le monde par conséquent, peut le redresser si elle se montre rigoureuse, audacieuse et téméraire, d’où la présence de la force occulte comme Nuit-noire, de l’ancêtre mythique comme Ngo Kal Djob « Gol », la femme en or, encore Sogolon Kedjou, l’intransigeante chasseresse. Ces personnages légendaires aux actions extraordinaires aideront au grand bonheur de cette esthétique du resourcement, à la restructuration et à l’édification d’un tissu masculin qui s’effrite au fil des jours.

La résurgence de l’holisme ou l’utopie révolutionnaire

Cette parole salvatrice venant du « moi profond » devrait alors être mystique et mythique dans un mouvement oscillatoire entre le sacré et le profane. Ce langage totalisant, prompt au progrès, est un avant-verbe aux prégnances ascensionnelles. Pour notre auteur, la dimension intérieure est une étape essentielle pour la construction et la prospérité de l’Afrique.
De plus, elle s’accompagne par la primauté de l’action. En mettant en exergue les femmes déterminées mais occultes, Liking dévoile un langage puissant qui accorde une place importante aux valeurs connotatives, aux signes, et aux symboles, par exemple chez elle, « les idées sont les éléments-esprits qui prennent forme dans le corps de la femme » (idem). Le langage écrit devient alors une matérialisation de la parole. Dernière ces mots parfois confus se cache un foisonnement culturel et, partant, la littérature noue alors des interactions entre le politique et le culturel. Ceci dit, ce discours historico-littéraire va au- delà du clan, de l’ethnie, de la femme pour atteindre l’universel.

3. L’ANDROGYNIE SALVATRICE OU LE CULTE DE L’UNIVERSEL

Denise Brahimi, parlant de l’œuvre de Werewere Liking, affirme que « ma caractéristique des grandes utopies et celle de Werewere Liking est du nombre, est de ne pas séparer ce rapport hommes-femmes de tout un ensemble de changements fondamentaux dans l’ordre politique et social, tant il est vrai que l’ampleur de la force de ces visions consiste à percevoir à quel point tout est lié » (Brahimi : 66).


Une société androgyne aux prégnances féminines

Nous constatons en effet que Lem, le narrateur du début du roman, devient une narratrice à la fin de ce chant initiatique grâce à la magie de l’esthétique et au pouvoir mythique. C’est dire que pour notre poétesse, la plume a un pouvoir de "trans-formation" et de "trans-figuration". En d’autres termes, il faut équilibrer la société en mélangeant les genres. Elle prône alors « l’unicité globale », c’est-à-dire une société équitable où l’homme sera « pile et femme face » pour former un Janus biface.
Dans cette nation arc-en-ciel, où il n’y aura plus ni race ni femme, mais les hommes tout court, la contribution féminine doit être majeure. Elle doit pleinement assurer ses responsabilités, car elle est, comme nous l’avons dit plus haut, la gardienne des valeurs magico-religieuses, la fondatrice d’ordre, source de fécondité et génératrice de vie.
En clair, la société hybride et métissée se veut d’abord enracinement, « car les grands arbres s’enfoncent profondément au sol avant de s’élever majestueusement au ciel », et ouverture par la suite dans la mesure où cela permettra la compréhension mutuelle, la connaissance de l’autre, la tolérance et le respect de la différence. Il est nécessaire de prendre conscience de soi pour comprendre les différentes altérités, les différences qui bouillonnent en nous et chez les autres. Bref, les identités plurielles sont au cœur de l’œuvre Werewere Liking dont nous considérerons les enjeux et la portée. On en arrive ici à sa vision utopique : une transpoétique du métissage.

L’humanisme de Werewere Liking : une écriture omni temporelle et prométhéenne

Dans son élan humaniste, elle en appelle à la paix et la justice par une écriture rituelle et révolutionnaire. Elle arbore une politique de l’écriture : la révolution par le langage. Aussi ces références épiques permettent-elles de bâtir une épistémologie qui jouit de la connaissance des valeurs enrichissantes du passé pour se forger des utopies. L’héritage mythique pris comme source d’inspiration permet à cette initiée de l’écriture de converser « la trace » de l’invariant ; c’est cette ferme volonté qu’elle possède en tant que visionnaire de « dire l’Afrique gangrenée et prédire le temps » (Jaspe : 7).
En fin de compte, la femme devient l’inspiration de l’homme, et tout en incarnant l’aspiration à une société plus humaine et égalitaire. Partant de là, la recherche effrénée de « L’unique », de l’androgyne, « de la race bleue de jaspe et corail de souffle et de feu » laisse une porte ouverte à une mystique révolutionnaire. Cette stratégie de l’écriture lance les jalons novateurs d’une Afrique en quête d’un supplément d’âme tout en exhortant au respect des valeurs de l’altérité à même de sortir l’humanité de sa morosité ambiante en la rendant plus solidaire. Au total, l’art devient un antidestin, pour reprendre une expression chère à André Malraux [5].

CONCLUSION

En définitive, si l’invariant, en ce qui concerne notre étude, est la femme en tant qu’atome primordial et matrice de l’univers, l’effet de vie semble être ses responsabilités sociales et politiques qu’elle devrait assurer dans la dignité, l’intégrité et l’audace créatrice pour la bonne marche du pays. Il faut donc, à ce titre, une onde de choc, un rite sacrificiel. C’est dire qu’elle doit cultiver le sens de l’effort afin d’être capable de créer une contre- mythologie, c’est-à-dire une écriture de la « de-construction », fortement androcentrée, qui entre en dissidence avec la société phallocentrique. Ainsi donc, par le biais des actions des mythes féminins tels que grand-mère Mado et Solon Kendo dans l’Amour- cent vies, la femme a une mission révolutionnaire, prométhéenne et prophétique : sauver l’humanité puisqu’elle lit dans les astres.
En incarnant le projet d’avenir par un ordonnancement ternaire, ces personnages mystérieux dessinent également une boucle qui débouche inéluctablement sur la renaissance. De là découle la philosophie de Werewere Liking : sa vision utopique et sa dimension révolutionnaire. Il s’agit d’une esthétique mytho- poétique, voire prospective. La vie étant dynamisme, le mythe ne révèle-t-il pas tout simplement, au-delà de la vérité qu’on y recherche, la condition humaine dans toute sa complexité ?

BIBLIOGRAPHIE SOMMAIRE

Œuvres de référence

WEREWERE, Liking, Orphée dafric, Paris, Présence Africaine, 1979.
- Elle sera de jaspe et corail, (Journal d’une misovire..), Paris, L’harmattan, 1983.
- L’Amour-cent-vies, Paris, Publisud, 1988.

Ouvrages critiques

Collectif Femmes du Cameroun, Paris, Bondy, 1985.
BRAHIMI, D., « La place des Africaines dans l’écriture féminine », dans Palabres, Vol III, n°s1&2, avril 2000.
DEHON, C., « Les influences du conte dans le roman camerounais d’expression française », in Néohélicon XV1/2, p. 34, p. 161- 170.
ELIADE, M., Aspect du mythe, Paris, Gallimard, 1963.
GODELIER, M., « Le problème des formes et des fondements de domination masculine », in CERM, n°128, 1976, p. 140.
KOTCHY, B., « Sociocritique : littérature et contexte culturel », in Revue d’ethnopsychologie, n°s2-3, 1980, p. 61-65.
MENDO, Zé. G., La prose romanesque de Ferdinand Oyono, Bordeaux, 1982.

Autres ouvrages ayant une relation avec notre étude

HERITIER, F., Le sang du guerrier et le sang des femmes, in Cahiers du GRIEF, 1992.
MALRAUX, A., La condition humaine, Paris, Gallimard, 1942.


[1] Université de Yaoundé I, Cameroun

[2] DEHON, Claire, « Les influences du conte dans le roman camerounais d’expression française », in Néohélicon XV½, p. 34.

[3] Cette opinion coïncide avec le mythe de la naissance d’Aguedzavernda révélé par Véronique de COLOMBEL in Femmes du Cameroun, Paris, Bondy, 1985, p.227 et GODELIER, M., « Le problème des formes et des fondements de domination masculine », CERM, n°128, 1976, p.140.

[4] Cette prééminence publique est fort contestée par certaines spécialistes féminines qui pensent qu’elle est purement idéologique. François HERITIER, dans Le sang du guerrier et le sang des femmes, Cahiers du GRIEF, 1992, p.31, ne croit pas au renversement fondateur ; elle critique les thèses du philosophe de l’histoire, Y.J. BACHOFEN, pour qui il y aurait eu un stade initial de l’humanité marqué par l’ignorance sur la paternité physiologique, le culte des déesses- mères.

[5] MALRAUX, A., La condition humaine, Paris, Gallimard, 1942.




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