D’EBENE MES PENSEES
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Ethiopiques numéro spécial.
Littérature, philosophie et art
10e anniversaire. Senghor, d’hier à demain

Auteur : Orianna MOUSSALI

J’entends d’ici une plainte,
Tandis que derrière les nuages
Désespoir de la vie
Intense, si puissant,
Monotone…

Cet Infini d’azur
Abandonné au jeu des étincelles
Aux Larmes desséchées
Bleus dérobés aux étoiles
A la Folie rampante

Soudain
Les sirènes de l’automne
Chantent leurs notes de désir

Et d’ébène mes pensées
Dans leur prison ancrée
Là où un navire ne peut croiser
Aucune tristesse furibonde

Suis-je Démon de toutes illusions
Un Océan de peurs
Un Désert de Larmes

Suis-je
Larmes de sable,
Larmes de vie,
Larmes de fin

Suis-je Démon de toutes illusions
Suis-je rêves de larmes
Larmes de sable
Sable d’océan
Océan de rêves

Je suis rêves de larmes
Larmes de vie
Je suis Vie de tornade
Tornades de larmes

Fin de larmes…

Et pris d’un violent mirage,
Tu briseras la glace
Je serai l’âme de ton corps
Le corps de ton esprit
Tu seras ma joie d’exister
L’existence de mon âme.
Tandis que les tempêtes du Dionewar
S’accablent de sommeil et d’oubli
Déjà les soupirs
Trouvent en moi leur refuge
Leurs bagues de mort
Au détriment des rafales

Des lames nous affichent
Les mots nous transpercent

Je dessine en ton ombre
La mélodie des vagues
Qui étincelle sobrement

Et
Délivre le noir à plein crocs
Les roses de la nuit

La fin de l’espoir,
Ce mirage désiré,
Tout doucement envié
Tout durement voulu
Tout follement arraché
Mais ce n’est qu’une oasis
Dans mes peines assoiffées
Ou les flammes de l’enfer
Brisent le silence des murmures

Des coquillages, à mon insu
Dans le vide,
La clarté,
Pénètrent ton cœur

Ton cœur arraché, âme blessée

Torturer
Se mentir à travers corps
Et esprit soufflé
Voguant sur le Nil
A travers les souffles

Je le vois, je l’entends, je le touche
Le baiser tranchant de la mort
Il nous ensevelit,
Sous ses griffes
Nous appelle
Chasse tout espoir de survie





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