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L’ÉTAT AFRICAIN, LE DÉVELOPPEMENT INÉGAL ET LA QUESTION NATIONALE
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Éthiopiques n°90.
Littérature, philosophie et art
Penser et représenter l’ethnie, la région, la nation 1er semestre 2013

Auteur : Youssouph Mbargane GUISSÉ [1]

Les récents débats qui agitent la scène politique africaine sur le gouvernement fédéral africain sont pour nous une opportunité de développer ici quelques réflexions sur la question du développement inégal, de l’État et de la nation en Afrique. L’idée est de contribuer à la clarification des enjeux de cette polémique.

1. DÉVELOPPEMENT INÉGAL ET DESTRUCTURATION SOCIALE

Les rivalités inter-impérialistes ont poussé les différentes puissances au partage du continent africain entre elles. Le découpage artificiel des grands espaces socioculturels et politiques traditionnels donnera naissance à des micro-États. Ebénézer Kotto Essome [2] décrivait ainsi le résultat de ce partage colonial :

« Les 52 États, nés pour la plupart de la grande décolonisation des années 60, n’ont trouvé leurs frontières ni dans le tracé des régions géographiques naturelles, ni dans la genèse de l’histoire du continent, mais seulement dans l’histoire européenne du XIXe siècle. Bref, ces frontières autour desquelles se développent chaque jour des conflits ne sont que l’héritage du jeu des chancelleries européennes du XIXe siècle ».

Migration, prolétarisation

Dans ces espaces morcelés, l’économie coloniale va procéder à la déstructuration des conditions de production des économies domestiques traditionnelles. L’État colonial aura en effet pour fonction d’organiser dans la violence cette dislocation par le régime du Travail forcé et de l’Indigénat afin de libérer la main d’œuvre pour le capital. Ainsi écrit Jean Copans [3], « le développement du capitalisme, même dans une zone de la périphérie, sépare l’homme de son produit, le détache de son environnement naturel, le prive de son droit de disposer de sa propre force de travail et de celui de jouir de ses biens agricoles. C’est par l’envergure de cette dislocation des modes domestiques de production, de distribution et d’échange que le système colonial se manifeste en tant que tel ».

Le phénomène de prolétarisation sera donc l’aspect essentiel du développement du capitalisme en Afrique. Selon Pierre Philippe Rey, [4] « Capitalisme suppose main d’œuvre prête à se vendre sur le marché du travail, donc tout développement capitaliste suppose au préalable, mais aussi simultanément, que la main d’œuvre soit arrachée de diverses façons aux équilibres plurimillénaires des sociétés traditionnelles et amenée à quitter définitivement ou provisoirement sa communauté et son système de production originel ». Avec la pénétration du capital à la campagne, écrit Bernard Founou Tchuigoua [5],

« les conditions d’accès à la terre se sont transformées. Dans certains cas les structures de l’économie de traite, basées sur la minimisation du capital, ont pu provoquer un accroissement démographique.
En effet, l’exploitation sans investissement pousse les familles à augmenter le volume de la force de travail domestique. Mais il arrive un moment ou l’accès relativement automatique à la terre, un véritable prolétariat sans terre apparaît. Ce phénomène est aggravé dans certaines régions de mise en valeur capitaliste précoce ou les rendements décroissants condamnent aux mouvements migratoires ». « Il résulte des processus, poursuit l’auteur, une altération des règles antérieurs d’accès relativement automatiques à la terre. La proportion des migrants s’accroît et parfois même la migration définitive s’impose. A ces phénomènes résultants d’un développement interne de l’économie de traite, il faut ajouter les migrations déclenchées dans les régions réserves pour des raisons extérieures, telles que la nécessité de payer l’impôt de capitation »
.

Les pressions multiformes du capital sur les campagnes soumises à l’exploitation minière et énergétique, aux cultures de rente (arachide, coton, café, cacao, etc.), conduisent à des déstructurations des communautés paysannes et favorisent donc des mouvements migratoires de main d’œuvre ; elles créent l’existence de fortes concentrations démographiques dans certaines zones minières, agricoles, côtières au détriment d’autres, et par conséquent la surexploitation des ressources, de la nature et l’épuisement des sols.

Spécialisation régionale et ségrégation économique

Le développement du capitalisme dans la plupart des États africains s’est effectué donc selon une certaine régionalisation économique liée à plusieurs facteurs : disponibilité des ressources, environnement favorable, proximité des voies de transport, conditions de sécurité, pluviométrie, etc. Cette régionalisation a bouleversé ou modifié les anciens équilibres de production, les anciens réseaux d’échanges et les solidarités économiques. La régionalisation liée à la spécialisation économique a introduit un traitement de ségrégation au sein de grands ensembles économiques traditionnellement homogènes et solidaires, mais également, entre les régions à l’intérieur d’un même pays. Alors que certaines régions sont mises en valeur et sont privilégiées, d’autres sont marginalisées ou mises en réserve.
Ainsi la vallée du fleuve Sénégal, très monétarisée durant la période de la traite négrière, s’est trouvée délaissée et devenue de ce fait un foyer de migration au profit du bassin arachidier qui attirait à l’époque les migrants saisonniers, les navétanes, du Mali et de la Guinée [6]. Cependant des redéploiements peuvent aussi s’effectuer qui ré incluent les régions périphériques dans de nouvelles stratégies économiques, laissant celles auparavant centrales dans le dépérissement ou la marginalisation.
Les zones industrielles urbaines, importants lieux d’investissements et d’équipement, ont attiré des flux migratoires nombreux et engendré des recompositions sociologiques et démographiques considérables.


Division culturelle, ségrégation ethnique et régionale

En effet, la spécialisation économique régionale, entraînant le développement inégal entre les régions, introduit par là même une division et une ségrégation entre les groupes sociaux, les communautés, et particulièrement les ethnies. Division et ségrégation s’instaurent entre différentes ethnies ou au sein d’un même groupe ethnique ; des fractions émergent et se constituent en opposition les unes les autres. Ainsi le développement économique inégal entre régions privilégiées et régions périphériques délaissées introduit le problème ethnique dans toute sa dimension moderne, à la fois économique, culturelle et politique.
Tel groupe ethnique devient hégémonique dans la société ; son espace économique est celui qui est mis en valeur par le capitalisme ; la majorité des intellectuels est issue en son sein ; sa culture et sa langue dominent celles des autres. Elle peut disposer alors d’une suprématie politique par son contrôle de l’appareil d’État. C’est exactement cette situation que décrit S. F. Nadel [7] « La culture Nupe plus exactement la culture de la fraction du royaume qui a constitué le royaume de son développement historique est devenue représentative de la culture de l’ensemble du pays ; on en fait un modèle, un « type idéal » pour cette population hétérogène ».
L’auteur estime en effet que l’unification opérée par l’État Nupe n’a permis qu’une unité relative des éléments hétérogènes assimilés, mais a introduit une discrimination culturelle et sociale.

« C’est ainsi qu’une section tribale et territoriale s’est érigée en élite culturelle ; l’importance politique est devenue la garantie de la valeur culturelle, et des différences de discriminations culturelles et tribales ont été réinterprétées dans le sens de distinctions politiques de classe ».

La spécialisation régionale polarise ainsi une certaine division ethnique de l’espace.

« Ce développement inégal, écrit Jean Copans [8], favorise, selon les périodes, des types de milieu, de production ou de forme sociale. Ces avantages frappent des groupes de même origine. L’ethnie s’intègre alors dans l’espace socio-économique des besoins du commerce, puis de la mise en valeur du capital ».

Ces inégalités introduites sont les facteurs de la revendication ethnique identitaire et/ou régionale au niveau des groupes ou communautés marginalisés des régions périphériques. Violence et sécession territoriale secouent alors les fondements de l’État national.

2. LES ÉTATS-NATION OU LA DISPERSION DE PUISSANCE DE L’AFRIQUE

Cet État national issu de l’indépendance sera une réalité contradictoire et de par sa nature, un compromis ambigu entre les logiques prégnantes traditionnelles portées par des forces sociales dynamiques et les lois d’une république moderne dont l’organisation capitaliste est gérée par une bourgeoisie politico- bureaucratique.
Le phénomène national est généralement lié dans l’histoire des sociétés occidentales à l’avènement du mode de production capitaliste. Selon Pierre Fougeyrollas. « C’est la bourgeoisie qui a été en Europe, au États-Unis, enfin au Japon, l’agent historique décisif du triomphe du mode de production capitaliste et de l’instauration de la société nationale ». Dans ce cadre,

« la nation se définit, selon le même auteur, par la prédominance d’une langue écrite commune officielle, par un marché servant de régulateur à la production des marchandises, enfin par un pouvoir global, de nature politique, dont l’extension est limitée le plus souvent par la coïncidence entre le champ de la langue officielle et le marché intérieur » [9].

La nation est donc un processus d’agrégation et de ségrégation culturelle et politique commandé par un champ et un espace déterminés par les intérêts d’une bourgeoisie marchande, industrielle et bancaire.

« La nation suppose l’ethnie mais la dépasse..., elle apparaît en effet, selon Samir Amin [10], si, de surcroît, une classe sociale, qui contrôle l’appareil central d’Etat, assure une unité économique de la vie de la communauté, c’est-à-dire si l’organisation par cette classe dirigeante de la génération du surplus comme celle de la circulation et de sa distribution solidarisent le sort des provinces ».


Or les États africains sont dans des formations sociales découpées en des frontières artificielles et sont dominées et dépendants.
Les anciennes formations nationales ou proto-nationales, issues des relatives unifications politiques, culturelles, commerciales des empires et royaumes précoloniaux qui témoignaient d’une certaine communauté d’origine et d’histoire, sont devenues, avec le partage et l’économie coloniale et aujourd’hui, le développement économique inégal à l’intérieur de chaque État et « nation », des réalités éclatées et désagrégées. Elles se caractérisent à présent par « une infinité de groupes régionaux » dans l’impossibilité d’atteindre l’existence d’une nouvelle communauté supérieure d’éducation, de travail et de culture, conforme aux exigences du développement technologique et culturel de l’époque moderne. Et cette réalité de division et d’affaiblissement culturel conduit à l’éclatement des sociétés et leur détribalisation telles que l’expriment les mouvements de sécession, les luttes d’indépendance, les révoltes ethniques et religieuses contre l’État central.
En fait de nation, les micros États cristallisent plutôt une certaine « existence nationale » qui est celle des classes dominantes et de l’élite intellectuelle, unifiées et modelées par une « histoire nationale », par un langage unique et une éducation nationale francophone, lusophone, anglophone. Ce processus de « mise en valeur culturelle coloniale », porté par l’école et le fonctionnariat et toute la politique d’assimilation, a achevé en l’espace de quelques générations de créer une parenté de caractère au sein de ces élites et groupes dominants.
Il nous semble, dans ces conditions que le fait national tel qu’il est évoqué dans les différents États africains, relève plutôt de la culture des classes et de l’élite dominante ainsi que de l’idéologie nationaliste étatique ; les masses et le peuple ne constituent en réalité que l’arrière plan de la nation.

3. HÉTÉROGÈNÉITÉ SOCIALE, STRATÉGIE D’HÉGÉMONIE ET DE REPRODUCTION POLITIQUE

Le capitalisme qui organise l’économie est celui des puissances occidentales relayées fortement, avec la mondialisation, par les institutions comme la Banque mondiale et le FMI, entre autres. Un tel capitalisme, qui soumet les sociétés africaines à la loi du développement inégal, entraîne du même effet un développement lui même inégal des classes sociales aussi bien dominantes que dominées car persistent fortement, dans l’organisation sociale, les anciennes formes sociales que sont la parenté, l’ethnie, les castes, ainsi que les idéologies précapitalistes qui leur sont liées. Ces formes sociales traditionnelles, qui se reproduisent en vigueur pour contrer les effets dissolvants de l’économie capitaliste, s’enchevêtrent avec la division capitaliste du travail, qui finalement, faute de pouvoir les détruire, les conserve, les soumet d’une manière informelle à sa propre loi de reproduction élargie. Ces processus complexes permettent en même temps alors à tout ce champ traditionnel de résister et de déployer à son tour de manière inventive, selon ses propres logiques, des stratégies opérationnelles d’accaparement du champ capitaliste dominant, et de se trouver par là, des formes convenables à elle et inédites de reproduction élargie.
Les formations sociales nationales connaissent donc des rapports sociaux d’une grande hétérogénéité. Le régime capitaliste qui l’organise n’y cristallise pas pour autant le noyau conflictuel bourgeoisie/prolétariat. Tout au contraire la société est fortement émiettée, fragmentée, morcelée, mais émaillée et reliée par des réseaux sociaux denses et enchevêtrés qui lui confèrent une dynamique d’ensemble somme toute cohérente et intelligible.
Il se trouve justement que l’unification rigoureuse et serrée de type capitaliste des groupes et des classes inégalement dominées, dans les parties diverses d’un même espace, serait un danger pour les classes dirigeantes. En effet, la constitution de la structure spécifique fondamentale des deux classes antagonistes du mode de production capitaliste dissiperait alors l’opacité des rapports d’exploitation et donnerait toute sa place à l’antagonisme social. C’est pourquoi, dans les formations sociales africaines, l’état hétérogène et dispersé des groupes et des classes dominées, l’absence d’un champ social cohérent sont une condition favorable à leur domination. La vie sociale se caractérise par un décalage entre les rapports sociaux capitalistes et les modes d’expression politiques qui empruntent souvent les réseaux locaux traditionnels de la famille, de la parenté, de l’ethnie, de la confrérie. Il se fait alors que les pouvoirs africains se maintiennent et se stabilisent justement sur la base de l’hétérogénéité et la faiblesse des groupes et des classes dominées que facilitent les politiques de manipulation.
L’État, dont le discours est de construire la nation, n’a en réalité aucun intérêt à cela, à unifier dans un champ social cohérent les différentes contradictions de la société dominée. Mais, il lui est impossible de construire la nation car c’est le déploiement du capital impérialiste qui, de fait, entraîne la différenciation sociale et l’inégalité au sein de la grande variété des groupes sociaux et ethniques régionaux.
L’inégal développement qui caractérise l’espace « national » fait que les bases du pouvoir sont plutôt multirégionales et multiethniques que nationales. Du fait du caractère inévitablement dispersé du contrôle étatique direct ou indirect et du fait de l’existence d’idéologies locales ethniques et religieux, l’État africain se voit obligé de construire son hégémonie sur la base du clientélisme. Mais paradoxalement, le type de capitalisme en Afrique, qui entraîne la faiblesse des classes dominées, entraîne également celle des classes dominantes. En effet, l’émiettement régional et la marginalisation ethnique, produit du développement inégal, écartent l’existence d’un champ proprement national. Il n’y a pas de marché intérieur national et la bourgeoisie est dépendante de l’extérieur. Le contrôle étatique et la centralisation politique s’avèrent difficile et mettent le pouvoir africain, au-delà des contraintes qu’il exerce pour sa domination, dans l’obligation de passer par différents relais sociaux pour assurer une communication politique souvent minimale avec la société ; cela d’autant qu’il ne peut sécréter une idéologie nationale, capable d’unifier et de mobiliser les masses.
Ainsi dans certains cas, l’État africain cherche à travailler le champ religieux en faveur du réveil d’un islam populaire pour se doter d’une légitimité populaire. « Quelquefois, l’État essaie ainsi d’organiser lui-même la communauté musulmane et se doter d’une sorte d’islam officiel. Il essaie ainsi de détourner à son profit la légitimité religieuse » [11]. Mais l’État tente également d’utiliser, par ailleurs, le multipartisme institué, à la fois comme légitimation, comme mécanisme de récupération politique des opposants pour le renouvellement du personnel dirigeant et comme soupape de sûreté qui désamorce et endigue la violence des rapports politiques de classe.
Tout cela fait partie de la recherche constante de l’État d’une stratégie d’exercice de son hégémonie et reproduction du régime social qui le fonde.


4. MONDIALISATION, RÉAJUSTEMENT ET NOUVEAUX ACTEURS

Ces dernières décennies, la logique libérale de la mondialisation a engagé des politiques d’ajustement structurel, de privatisation ; l’État africain s’est vu obligé de se désengager de plusieurs secteurs dont certains stratégiques, de procéder à une décentralisation administrative et politique et a perdu ainsi de ses prérogatives. Ces processus de restructuration, subséquents à la nouvelle redistribution des cartes imposée par la communication, l’économie et la politique de la mondialisation libérale capitaliste, ont contribué à l’émergence renforcée de nouveaux acteurs de la société civile : associations d’appartenance diverse : professionnelle, ethnique, villageoise, de quartier, regroupements d’intérêt, syndicats, initiatives organisées de jeunes, de femmes, etc.
Face à l’État, ces nouvelles forces sociales et culturelles, d’expression démocratique et unitaire cherchent activement à gagner un pouvoir de négociation et d’action renforcé sur le champ politique de la mondialisation. L’État doit désormais compter de plus en plus avec l’expertise de ces nouveaux partenaires, forces de collaboration en même temps de contre pouvoir. La démocratie participative, la bonne gouvernance deviennent inséparables d’une nouvelle problématique d’enjeu historique : la construction d’une modernité africaine basée sur un modèle humaniste de développement intégral, individuel et collectif et sur la réunification géo spatiale et politique, pour ne pas dire géostratégique du continent.
Tout ceci pour dire que le projet d’un gouvernement fédéral du continent, si généreux et si pertinent soit-il, ne peut faire l’économie du traitement théorique et pratique des grands et nombreux problèmes de la transition historique complexe vers ce but. En effet, les processus multiformes, contradictoires, enchevêtrés, lents ou rapides que cette transition historique implique, doivent être conceptualisés, mis en œuvre et évalués dans les domaines de la culture, de l’économie, de la politique, de l’État et des institutions, des acteurs sociaux ; il s’agit pour l’intelligentsia africaine critique d’approfondir la théorie et la dialectique de ces processus et de fortifier les instruments opérationnels qui libèrent les énergies collectives africaines.
C’est cela qui permettra alors de remodeler les visions, les espaces, les intérêts, les relations sociétales, de repositionner l’Afrique dans la mondialisation capitaliste ; mais également de réunir les conditions qui en sont en même temps le but : une démocratie africaine moderne et la fin de la guerre sur le continent. Mais à notre avis, il ne fait aucun doute déjà que cette grande transition historique vers le réagencement rationnel des civilisations africaines et la renaissance du continent engage infailliblement, de manière théorique et pratique, la déconstruction et le dépérissement forcé de l’État-nation.

BIBLIOGRAPHIE CITÉE

ESSOME, E. K., « L’Afrique ou l’identité perdue », Paris, Revue Science et Vie, n° 730,1978.
COPANS, J., « Introduction », in African Labour History, Peter C.W.Gutking, Robert Cohen and Jean Copans editors, London, Beverly Hills,1978.
REY, P.PH., Capitalisme négrier. La marche des paysans vers le prolétariat, Paris, Maspero, 1978.
CHUIGUOUA, B.F., Fondements de l’économie de traite au Sénégal. La surexploitation d’une colonie de 1880 à 1960, Paris, SILEX., 1981.
NADEL, S.F., Byzance noire. A propos du royaume Nupe du Nigéria Paris, Maspero, 1971.
LAS, P., La question nationale en Afrique, Bamako, ISHM, Études maliennes, n° 24, 1978.
AMIN, S., Le développement inégal. Essai sur les formations sociales du capitalisme périphérique, Paris, Éditions de Minuit. 1973.
COULON, CH., Le marabout et le prince, Paris, Pédone, 1981.


[1] Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Sénégal

[2] ESSOME, E. K., « L’Afrique ou l’identité perdue », Paris, Revue Science et Vie, n° 730, 1978, p. 46.

[3] COPANS, Jean, « Introduction », African Labour History (Peter C.W.Gutking, Robert Cohen and Jean Copans editors), London, Beverly Hills, 1978, p.11.

[4] REY, Pierre Philippe., Capitalisme négrier. La marche des paysans vers le prolétariat, Paris, Maspero, 1978, p. 195.

[5] FOUNOU-TCHUIGOUA, Bernard., Fondements de l’économie de traite au Sénégal. La surexploitation d’une colonie de 1880 à 1960), Paris, 1981, Eds SILEX.

[6] PHILIPPE, David, Les Navétanes. Histoire des migrants saisonniers de l’arachide en Sénégambie des origines à nos jours, Dakar, Les Nouvelles Editions Africaines, 1980.

[7] SIEGFRIED, F. Nadel, Byzance noire. A propos du royaume Nupe du Nigéria, Paris, Maspero, 1971, p. 124.

[8] COPANS, Jean, « From Senegambia to Senegal. The evolution of peasantries », in Peasants in Africa (Martin, A. Klein, éditor), London, Sage Publications, Beverly Hills 1980.

[9] FOUGEYROLLAS, Pierre, La question nationale en Afrique, Bamako, ISHM, Études maliennes, n° 24, 1978, p.42.

[10] AMIN, Samir, Le développement inégal. Essai sur les formations sociales du capitalisme périphérique, Paris, Éditions de Minuit, 1973.

[11] COULON, Christian, Les marabouts et le Pouvoir en Afrique, Paris, Karthala. 1981.




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