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Éthiopiques n°91.
Littérature, philosophie et art
2ème semestre 2013

JE TANGUE

Auteur : Serge MUSCAT

J’ai tant attendu que l’espoir se lève sur cette ville où tous les scintillements nocturnes brillent comme la blancheur de ton visage, où tout me fait penser à ton regard clair, à ta vivacité, à ton énergie déchaînée, comme l’océan peut l’être parfois ; à tes mains si fines qu’elles ne semblent pouvoir briser le moindre objet ou froisser la moindre fleur.
Je me perds dans un quotidien qui n’a aucun sens, dans ces jours qui semblent tous identiques, comme une morne machine fabrique des produits sortis d’un seul et même moule. Je me perds et pense à toi qui accélères mon cœur lorsque je te vois.
Je pars à la dérive comme une barque incapable d’affronter la mer. Je fais tout par automatisme, comme une machine qui n’attend que toi pour enfin laisser la place à l’imprévisible, pour enrayer ces rouages et me libérer du connu.
Source d’émerveillement, je sens les palpitations de ton être comme si elles venaient de mon propre corps. Fusionner avec toi, comme deux étoiles font l’amour pour donner naissance à ce que l’univers a de plus indéchiffrable. Je pars à la dérive, ô mon amour qui ne sais avec quelle puissance je t’aime, jusqu’à ne plus me comprendre moi-même. Je suis ivre de toi, et les mots sont peu de chose pour exprimer cette sensation de bonheur lorsque m’apparaît ton visage. Je sombre, ô mon amour, dans les confins du néant. Ne me laisse pas seul, sans toi la vie n’est qu’un non-sens.





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