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DISCOURS DE L’ÉPOPÉE ET RÉALITÉ SOCIOPOLITIQUE CONTEMPORAINE EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE : QUE RESTE-T-IL DE L’HÉRITAGE DE LA RÉVOLUTION DES TOORODƁE DE 1776 ?
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Éthiopiques n°99.
Littérature, philosophie, sociologie, anthropologie et art.
2nd semestre 2017

DISCOURS DE L’ÉPOPÉE ET RÉALITÉ SOCIOPOLITIQUE CONTEMPORAINE EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE : QUE RESTE-T-IL DE L’HÉRITAGE DE LA RÉVOLUTION DES TOORODƁE DE 1776 ?

Auteur : Cheick SAKHO [1]

« Le monde est vieux mais l’avenir sort du passé » [2], déclarait Djéli Mamadou Kouyaté qui invitait ainsi les jeunes Africains à revisiter leur passé, leur histoire pour mieux appréhender l’avenir. Cette invite au retour à la tradition définie par Geneviève Calame-Griaule comme « l’ensemble des messages qu’un groupe social considère avoir reçu de ses ancêtres et qu’il transmet oralement d’une génération à une autre » [3], vise à revendiquer un passé glorieux [4] capable de fournir des réponses adéquates aux crises actuelles et futures. Un passé qu’il faut s’approprier, qu’il faut accepter et assumer sans complexe.
La tradition orale, notamment l’épopée, est la source incontournable pour revisiter le passé de l’Afrique. En effet, l’épopée comme discours historique est l’un des genres de l’oralité les plus indiqués pour revisiter le passé africain afin de trouver des réponses aux interrogations du présent. Florence Goyet dit à ce propos que

[…] l’épopée guerrière est une véritable machine à penser. La guerre qu’elle décrit est une métaphore, qui mime une crise contemporaine du public pour lui donner les moyens de l’appréhender intellectuellement. […] Elle permet d’apporter la lumière sur un sujet encore plus confus que la mêlée guerrière : la crise qui secoue le monde des auditeurs. Elle est le lieu où s’élaborent les valeurs nouvelles, où se pense le nouveau modèle politique. [5]

Cette étude s’appuie sur une épopée qui relate un événement majeur de l’histoire du Sénégal et, en particulier, de celle du Fuuta Tooro : la révolution des toorodɓe de 1776 et ses répercussions sociales et politiques.
De quelle façon, donc, l’épopée peut-elle nourrir la réflexion sur les grandes questions de l’heure ?
Loin d’être singulier, l’exemple que nous nous proposons d’étudier ici montre à suffisance la capacité des peuples d’Afrique de prendre en charge les questions majeures liées à l’organisation de leur société.

1. EXPÉRIENCES DU PASSÉ ET ATERMOIEMENTS DU PRÉSENT

La révolution des toorodɓe de 1776 a débouché sur un embryon de constitution qui fournit la preuve que le génie africain était suffisamment mûr pour prendre en charge son destin. En effet, au lendemain de sa victoire sur le régime presque tricentenaire des Deeniyankooɓe et à la veille de son baroud d’honneur contre les Maures hormans, Ceerno Sileymaani Baal fit à ses compatriotes sept recommandations qui rappellent un autre fait important de l’histoire africaine conservé par la tradition : la ratification de la charte de Kurukan Fuga [6] sous Soundjata. Ces deux faits majeurs datant du XVIIIe siècle pour le premier et du Moyen-Âge pour le second montrent, à suffisance, la capacité des peuples africains de prendre en charge un certain nombre de questions relatives à l’organisation de leur société.
La sixième recommandation de Ceerno Sileymaani à ses compatriotes, rapportée par la tradition et reprise récemment dans une pièce de théâtre [7], stipule ceci : « Veillez bien à ce que l’Imamât ne soit pas transformé en une royauté héréditaire où seuls les fils succèdent à leurs pères ». Elle renseigne sur la conscience qu’avait le guide de la révolution sur les risques liés à la monopolisation du pouvoir par un individu, un clan ou un groupe et sur son souci d’éviter à son peuple les conséquences qui en découleraient.
Grand homme d’État, Ceerno Sileymani Baal, qui se souciait de la pérennité de son œuvre dans la continuité de la pureté des principes qui ont toujours encadré son action, et animé par ce souci permanent, fit à ses compagnons une série de recommandations pour régler les problèmes de succession.
Par ailleurs, décrivant les conditions d’intronisation des souverains en pays dogon,Éric Jolly déclare :

À ce futur dignitaire enfermé à portée de voix de la foule, ils [les griots] adressent également une leçon de morale politique en lui rappelant, par leurs récits, que le pouvoir ne lui appartient pas en propre : il le reçoit de Dieu et des hommes et il n’est donc pas libre d’en user ou d’en abuser pour son seul profit. Une telle conception politique s’exprime autant par le contenu des récits que par leurs modalités d’énonciation [8].

Après sa victoire sur le dernier satigi du Fuuta, Ceerno Sileymaani Baal, l’initiateur de cette importante révolution, a décidé de prendre ses distances par rapport au pouvoir en rejetant la proposition que lui avaient faite ses compatriotes de devenir leur guide.

Lorsque, à l’unanimité, le choix des marabouts et des grands notables se porta sur son nom pour remplir la fonction d’almaami, Sileymaan Baal se récusa formellement en disant qu’il n’était qu’un mujahid, qu’il ne lui était pas donné de remplir la fonction, et que ses pairs choisissent un des leurs [9].

Désigné par Ceerno Sileynaami Baal pour diriger le pays, Abdul Qaadiri ne s’est résigné à accepter la charge qui lui avait été assignée qu’à l’issue d’un procès historique.

Elle [l’Assemblée des notables du Fuuta] demanda à Abdul Hammadi d’accepter la charge qui lui était proposée, ce qu’il refusa catégoriquement, avançant principalement comme raison qu’il ne pouvait prendre la relève d’un gouvernement d’infidèles.
[…]
Les Fuutaŋkooɓe lui envoyèrent une délégation à Appe, pour le prier d’accepter l’honneur qu’on lui faisait. Ce n’est qu’après un procès célèbre qu’il finit par accepter la charge d’almaami du Fuuta. Tous les notables du Fuuta l’assignèrent devant le tribunal d’Elimaan Neega. Le verdict du tribunal lui imposa d’accepter la fonction
 [10].

Le choix d’Abdul Qaadiri pour diriger le Fuuta est fondé sur des qualités : l’intégrité, la probité, l’éthique, le sens de la justice… qualités qui sont restées vivaces dans la mémoire collective et que le griot rappelle dans ce passage :

La charge d’almaami requiert le savoir
Requiert la probité,
Requiert la générosité.
En plus, tu recoupes toutes les branches existant au Fuuta,
Tu es apparenté à tout le monde dans le Fuuta,
Tu es un homme d’une grande intégrité.
 [11]

Toutes qualités qui entrent en droite ligne des recommandations édictées par Ceerno Sileymaani Baal. C’est dire simplement que la prise du pouvoir n’était pas leur principale aspiration. Ce mépris dont ils ont fait preuve vis-à-vis du pouvoir est inimaginable de nos jours.
Aujourd’hui, l’Afrique connaît de nombreux soubresauts engendrés par des velléités de modifications constitutionnelles dans plusieurs pays ; certains dirigeants aux ambitions démesurées n’aspirent qu’à régner le plus longtemps possible et se faire remplacer par leurs fils le jour où ils quitteront le pouvoir. Deux chefs d’État de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui n’ont jamais fait mystère de leurs ambitions n’ont-ils pas, d’ailleurs, marqué leur opposition par rapport à une clause limitant à deux le nombre de mandats dans l’espace communautaire ?
Dans leur volonté de régner sans partage, les dirigeants arrivés aux affaires après les indépendances ont très vite récupéré l’épopée pour se légitimer. Mais l’épopée a, aussi, servi à dénoncer les régimes autoritaires en Afrique. C’est dans cette perspective qu’il faut situer la parution en 1978 de l’ouvrage de Camara Laye, Le Maître de la parole dénonçant le régime déviant de Sékou Touré qui brimait les populations et forçait les intellectuels à s’exiler. Analysant ce récit, Mamadou Kouyaté soutient : Que les vertus politiques, civiques et pédagogiques attribuées à ce récit ne soient pas synonymes d’exactitude historique n’enlève rien, par ailleurs, à sa portée et à sa valeur contemporaines. Aux yeux de ses producteurs ou de ses utilisateurs, ce texte, s’il trouve sa source dans un passé lointain et prestigieux, est moins une chronique historique qu’un manifeste politique, un code juridique ou une Constitution ayant valeur de modèle pour le présent, à une échelle nationale et panafricaine [12].

Si un demi-siècle après les indépendances le continent se retrouve toujours englué dans des crises qui ont pour noms : mal gouvernance, accaparement, mauvaise gestion, instabilité politique, etc., ce n’est pas qu’on y manqua de références historiques crédibles, mais plutôt par absence de volonté politique.
Ceerno Sileymaan Baal est un homme qui a marqué son temps ; les nouvelles générations gagneraient à s’inspirer de son action afin de trouver des solutions aux crises actuelles qui fragilisent nos États postmodernes.
Il s’était fixé au XVIIIe siècle déjà comme priorité d’instaurer des institutions solides au prix d’une lutte sans merci contre tous ceux qui pouvaient avoir la prétention d’en faire une source d’enrichissement familial ou tribal. De façon prémonitoire, ses directives indiquaient la voie qui aurait évité, aujourd’hui, près de deux siècles et demi après, les problèmes auxquels nous sommes confrontés dans la construction de nos États dits modernes. L’éthique, la corruption, l’impunité, l’enrichissement illicite, l’audit, la déclaration de patrimoine, l’obligation de rendre compte, la dévolution monarchique du pouvoir, la transparence, la bonne gouvernance, la compétence, tous ces problèmes qui sont au-devant de l’actualité de nos jours transparaissent dans les directives formulées parce dirigeant en avance sur son temps et sur le nôtre.
Il s’est affirmé comme un véritable homme d’État dont la préoccupation principale était la construction d’un État reposant sur des institutions solides transcendant les manœuvres politiciennes, mesquines et égoïstes.

2. GOUVERNANCE ÉCONOMIQUE : ORTHODOXIE VS PERMISSIVITÉ

Cette période a également donné une belle leçon sur la gestion des affaires économiques. Les trois premières recommandations contenues dans l’embryon de constitution que Ceerno Sileymaani a légué à ses concitoyens sont très riches en enseignements :

1. Choisissez un homme savant, pieux et honnête qui n’accapare pas les richesses de ce bas monde pour son profit personnel et pour celui de ses enfants ;
2. Détrônez tout imâm dont vous verrez la fortune s’accroître outre mesure et confisquez l’ensemble de ses biens afin qu’il ne laisse rien à ses descendants ;
3. Combattez-le et expulsez-le, s’il s’entête ;

Ces directives édictées par Ceerno Sileymaani Baal il y a près de deux siècles et demi sont, pourtant, toujours d’actualité. En effet, ces questions auxquelles elles ont apporté une réponse au XVIIIe siècle déjà, nous paraissent aujourd’hui insolubles au vu de l’ampleur des scandales révélés quotidiennement par la presse. Les questions de l’accaparement et de l’éthique dans la gestion des affaires publiques évoquées ici sont plus que jamais actuelles. Elles sont toujours au devant de l’actualité, alors que Ceerno Sileymaani Baal a indiqué, voilà plus de deux siècles, la voie à suivre.
En effet, il y a quelques années, des chefs d’État africains et des membres de leurs familles ont été cités dans des affaires de détournement de deniers publics. Le comble est que ce sont des associations occidentales comme Sherpa qui portent plainte, de surcroît auprès de juridictions étrangères pour réclamer la restitution de l’argent volé à l’Afrique par ses propres dirigeants.
L’ampleur du phénomène est telle qu’on assiste partout à travers le continent à la naissance de mouvements sociaux : Yen a marre (Sénégal), Le Balai Citoyen (Burkina Faso), Lucha et Filimbi (République démocratique du Congo), etc., qui réclament plus de justice sociale et de transparence dans la gestion des affaires publiques.
Le durcissement des lois et la mise en place dans certains pays comme le Sénégal d’organes de contrôle et/ou de régulation comme l’Office National de la lutte contre la Fraude et la Corruption (OFNAC), l’Inspection générale d’État (IGE), l’Agence de Régulation des Marchés Publics (ARMP), renseignent à suffisance sur la dégénérescence du système et de la société prise dans sa globalité. Cependant, si de telles initiatives sont à saluer, l’idée même de leur existence pose un problème d’éthique et de morale. En effet, faudrait-il en arriver là pour contraindre, ceux à qui les affaires sont confiées, à les gérer de manière vertueuse ?
Dans Le Maître de la parole, une réécriture de l’épopée de Soundjata, Camara Laye met à nu la mauvaise gestion tant sur le plan politique que sur le plan économique des États africains postcoloniaux tenus, à l’époque, pour la plupart, par les partis uniques.

Confondu avec le pouvoir, le parti devient une arme aux mains des nouvelles bourgeoisies administratives pour se maintenir au pouvoir au lieu de faire face aux préoccupations des peuples africains qui sont surpris par la tournure des événements. Le désenchantement les traumatise et les affecte par l’émergence des arrestations arbitraires, des complots imaginaires, des assassinats, des détournements de deniers publics… qui débouchent dans les années soixante-dix sur l’irruption sur la scène politique des régimes militaires en Afrique [13].

Malgré la mise en place de l’arsenal juridique évoqué ci-dessus, force est de constater que ces faits persistent. En effet, l’immunité qui semble garantie aux auteurs de ces graves dérives fait que ces mesures ne produisent pas les effets escomptés.
Pourtant, les griots ont chanté le légendaire sens de la justice et de l’équité du premier almaami du Fuuta Tooro qui n’hésitait pas à assigner devant la justice tout individu qui contrevenait aux nouvelles lois du pays. Il n’y soustrayait ni ses collaborateurs ni même ses proches.

Avant tout, je m’adresse à ceux qui désigneront désormais l’almaami
Je règnerai selon les préceptes de la charia
Si la charia décrète qu’untel doit être fouetté, je le ferai fouetter ;
Si la charia décrète qu’untel doit être décapité, je le ferai décapiter ;
Les voleurs verront leurs mains coupées
Conformément à la charia.
Il en sera de même pour les fornicateurs.
Je régnerai dans le strict respect de la charia, le Livre saint
 [14]. Abondant dans le même sens, Oumar Kane rappelle qu’Abdul Qaadiri Kan s’est illustré durant son règne par un sens élevé de la justice et de l’équité : « Il a tendance à appliquer rigoureusement les sentences des tribunaux, même aux grands. Il réprime avec la plus grande sévérité leurs exactions » [15].
Cet almaami était reconnu pour son intégrité et son sens de la justice. À cet égard, les sources orales et les sources écrites sont unanimes. La tradition rapporte qu’un jour, il a tenu une rencontre avec ses concitoyens au cours de laquelle il fit venir son propre fils et le fils de Koulo almaami, son esclave. Désignant son fils, il demanda à l’assistance qui il était ; on lui répondit que c’était son fils, le fils de l’almaami. Il se tourna par la suite vers le fils de son Kuulo et posa la même question. On lui répondit que c’était le fils de son esclave Kuulo. Il répondit alors : « Sachez qu’il n’existe plus désormais, dans ce pays, de fils de roi, de noble ou d’esclave ; dans le Fuuta, désormais, ils sont tous régis par les mêmes lois et seront jugés selon leurs actes ».
Aujourd’hui, on ne peut pas dire que tout le monde soit régi par la même justice. Certains, malgré leurs implications dans certaines affaires obscures, ne sont jamais inquiétés à cause de leurs accointances avec le pouvoir et, si, d’aventure, ils sont arrêtés, ils sont très vite libérés à la faveur d’une liberté conditionnelle, et promus à des postes plus importants.

CONCLUSION

Ceerno Sileymaani Baal et ses compagnons ont donc, voilà plus de deux siècles, résolu les problèmes auxquels les États dits modernes peinent à remédier. Les dirigeants africains gagneraient à s’inspirer d’eux et devraient assumer sans complexe l’héritage qu’ils ont laissé afin d’éradiquer définitivement cette gangrène qui plombe notre développement et freine notre décollage économique et notre indépendance politique.
En effet, ces règles édictées par Ceerno Sileymaani Baal et leur application stricte et rigoureuse par Abdul Qaadiri prouvent que les dirigeants africains ont bien des modèles proprement africains sur lesquels ils peuvent se fonder pour proposer et mettre en œuvre des politiques adaptées à notre contexte pour un meilleur devenir du continent, au lieu de se borner à copier des politiques en déphasage avec nos réalités. La Charte du Kurukan Fuga et les recommandations de Ceerno Sileymaan Baal ne le cèdent en rien à la Magna Charta occidentale considérée pourtant comme la charte qui a posé les jalons de la notion de liberté.
Cependant, le comportement actuel des dirigeants ne permet pas d’espérer et n’autorise aucun parallèle entre les deux époques. S’il faut se féliciter du fait que le discours des auteurs de la révolution des toorodɓe est exhumé et remis au goût du jour, il faut cependant espérer que cela ne se limite pas simplement aux paroles, mais que cela se traduise également dans les actes de tous les jours. Alors, il ne reste plus qu’à prier avec Camara Laye qui conclut ainsi son ouvrage : « Puisse, donc, l’exemple de Soundiata et des siens nous éclairer dans notre marche sur la route lente et difficile de l’évolution africaine ! » [16].

BIBLIOGRAPHIE

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CALAME-Griaule Geneviève « Pour une étude ethnolinguistique des littératures orales africaines », in Langages, 5ᵉ année, n°18, 1970, pp. 22-47.
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JOLLY, Éric, « L’épopée en contexte. Variantes et usages politiques de deux récits épiques (Mali/Guinée) », Annales. Histoire, Sciences Sociales 2010/4 (65e année), pp. 885-912.
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KOUYATÉ, Mamadou, « L’expression politique dans une version de Camara Laye de l’épopée mandingue », Études mongoles et sibériennes, centrasiatiques et tibétaines[En ligne], 45 | 2014, mis en ligne le 30 juin 2014, consulté le 30 septembre 2016. URL : http://emscat.revues.org/2301 ; DOI : 10.4000/ emscat.2301
LAYE, Camara, Le Maître de la parole. Kouma la fôlôkouma, Paris, Plon, 1978.
ROBINSON David, CURTIN Philip, JOHNSON James, « A Tentative Chronology of Futa Toro from the Sixteenth through the Nineteenth Centuries », Cahiers d’Études africaines, Année 1972, Volume 12, Numéro 48, pp. 555 – 592 à consulter également sur http://www.persee.fr
SAKHO, Cheick, La révolution des Toorodɓe de 1776 et sa mise en récit, thèse de doctorat Unique, Faculté des Lettres et Sciences humaines, Université Cheikh Anta DIOP de Dakar, 2016.


[1] Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Sénégal

[2] NIANE, D., T., Soundjata ou l’épopée mandingue, Paris, Présence Africaine, 1960, p. 10.

[3] CALAME-GRIAULE, Geneviève, « Pour une étude ethnolinguistique des littératures orales africaines ». In : Langages, 5ᵉ année, n° 18, 1970. L’ethnolinguistique, p. 23.

[4] En dépit de son passé douloureux (esclavage, colonisation entre autres) l’Afrique a connu quelques périodes glorieuses dont on peut se vanter.

[5] GOYET, F., Penser sans concepts : fonctions de l’épopée guerrière, Paris, Honoré Champion, 2006, p. 7.

[6] La Charte de Kurukan Fuga ou Charte du Mande promulguée par Soundjata en 1236, à l’issue de sa victoire sur Soumaoro.

[7] AMOU, V., G., La poussière prie sur une tombe du Fouta, Montréal, Édition Passerelle, 2014.

[8] JOLLY, É., « L’épopée en contexte. Variantes et usages politiques de deux récits épiques (Mali/Guinée) », Annales. Histoire, Sciences Sociales 2010/4, (65e année), p. 891.

[9] KANE, O., La première hégémonie peule : le Fuuta Tooro de Koli Teŋella à Almaami Abdul, Paris, Karthala, 2004, p. 525.

[10] Id., ibid., p. 540-541.

[11] SAKHO, C., La Révolution des Toorodɓe de 1776 et sa mise en récit, thèse de doctorat Unique, Université Cheikh Anta Diop de Dakar, 2016, p. 185.

[12] KOUYATÉ, M., « L’expression politique dans une version de Camara Laye de l’épopée mandingue », Études mongoles et sibériennes, centrasiatiques et tibétaines [En ligne], 45 | 2014, mis en ligne le 30 juin 2014, consulté le 30 septembre 2016. URL : http://emscat.revues.org/2301 ; DOI : 10.4000/ emscat.2301

[13] KOUYATÉ, M., « L’expression… », loc. cit., p. 2-3.

[14] SAKHO, C., La Révolution des Toorodɓe…., op. cit., p. 189.

[15] KANE, O., La première hégémonie peule…, op. cit., p. 547.

[16] LAYE, C., Le Maître de la parole,… op. cit., Paris, Plon, 1978, p. 259.




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