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MOUVEMENT ALTERMONDIALISTE ET UTOPIE
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Ethiopiques n° 74.
Littérature, philosophie et art
1er semestre 2005.
Altérité et diversité culturelle

Babacar NDIAYE [1]

La mondialisation symbolise la nouvelle donne qui semble régir le monde. Elle se traduit, sous certains aspects, par le paradigme de la toile. Par la technologie, la vitesse, les communications et surtout par la puce [2], qui la caractérisent, elle ouvre sur la post-modernité.
Pourtant, elle est aussi le lieu d’expression de l’ambivalence, de l’incertitude et du possible qui appellent d’une certaine manière l’altérité. Eu égard aux perspectives qu’elle offre, aux doutes et aux résistances qu’elle suscite, ainsi qu’à ses forces et faiblesses spécifiques, la mondialisation laisse apparaître, dans son sillage encore frais, l’autre face qui l’accompagne dans sa dynamique constructive : le mouvement altermondialiste. Celui-ci se perçoit à la fois comme un projet alternatif, une tension contradictoire ou corrective, une vision critique, voire une aspiration énonciatrice d’un autre monde possible ..., en un mot comme une utopie nouvelle qui cherche à s’accomplir par et à travers l’adversité.
Ainsi, comme modèle autre, un ailleurs ou un envers de la mondialisation, le mouvement altermondialiste a un rapport étroit et profond avec l’utopie, parce qu’il s’impose à l’histoire et se traduit en acte dans la séquence de la temporalité. Dans ce cadre, le mouvement altermondialiste est ce projet conscient et nécessaire qui est tout autant une utopie indispensable à l’ouverture vers un autre monde, nouveau ou adapté, à hauteur d’homme.

1. LE MOUVEMENT ALTERMONDIALISTE : LE REFUS DE LA NOUVELLE DONNE

Le mouvement altermondialiste est intimement lié à la dynamique de la mondialisation. Il s’y inscrit en creux. Sa raison est fondée sur les imperfections constatables de la mondialisation, avec des finalités de transformation profonde de celle-ci.

Prise en compte d’un projet de société différent

Dans la mouvance du projet global, le mouvement altermondialiste est une orientation sociale et économique. Il prend appui sur les incohérences de la mondialisation qui, comme toute dynamique de cette envergure, laisse en rade des préoccupations importantes, vitales, ou au moins non négligeables pour les hommes. En se plaçant dans la sphère des superstructures et des institutions transnationales, la mondialisation tend à négliger ce qui tient du vécu quotidien des individualités et des communautés humaines, surtout en dehors du cadre urbain et des élites. Et dans la mesure où les organisations jusqu’ici en charge de la vie collective, sociopolitique et professionnelle, à savoir les formations politiques et les syndicats, montrent plus ou moins leurs limites, c’est le mouvement altermondialiste qui semble avoir pris le relais. Face à une préoccupation mondiale, le mouvement est à la hauteur de la tâche. Il est porteur de projet. Selon l’expression de Bronislaw Baczko, le mouvement altermondialiste, comme une _ certaine forme d’utopie, « ne se résigne pas à regarder la réalité sociale et sa projection sur l’avenir ». Cela veut dire que tout comme l’utopie, le mouvement altermondialiste prend en compte un projet de société différent. Le mouvement propose donc une alternative, un choix possible ou une donnée nouvelle et nettement différenciée.


Une dynamique organisationnelle téléologique

Le mouvement altermondialiste vise non seulement à combler des lacunes, mais surtout à réorienter ou à métamorphoser profondément le visage de la mondialisation. Il est caractéristique d’une intention critique. En se tissant une toile quasi parallèle, il s’organise afin de contrebalancer la course solitaire et unidirectionnelle de la mondialisation. Le mouvement vise à réduire la fracture entre l’homme et la mouvance globale de l’hégémonie néo-libérale, avec ses instances supranationales de décision et de direction du monde (Banque mondiale, FMI, OMC). De ce fait, son impact se fait ressentir comme « un grand pas (...) en train de s’accomplir : celui de recréer l’utopie, c’est-à-dire d’envisager un projet qui, s’il n’existe pas aujourd’hui, peut se réaliser demain » [3]. La dynamique organisationnelle qui sous-tend le mouvement s’enracine dans la décision, la volonté et l’engagement de citoyens, afin de réaliser une visée téléologique, à court ou moyen terme. Ainsi, c’est la finalité qui donne corps au mouvement altermondialiste. Il s’agit non seulement d’un projet de société, mais surtout d’une gamme variée de voies et moyens en vue d’atteindre cet objectif. Le mouvement altermondialiste a une dimension programmatique incontestable.

Expression d’une alternative par alternance

Rapporté à l’utopie dans ses modalités de fonctionnement, le mouvement altermondialiste a une dimension critique constructive réelle. Dans son économie globale, il est une attaque en règle contre la mondialisation. La critique ne se limite donc pas à la simple dénonciation. Elle se dédouble d’une proposition globale cherchant, dans les mêmes intentions que la mondialisation, une alternative par l’alternance, avec en ligne de mire le changement ou la métamorphose totale, voire le retournement de bon nombre de repères quasi établis. Tel est le cas en matière d’économie et de commerce international. A ce titre, il y a comme une sorte d’identité de finalité entre le projet altermondialiste et l’utopie :

« L’utopie est inscrite dans le présent politique et permet d’éclairer la tension permanente entre les mots censés exprimer une réalité face à un réel rétif à l’imposition d’une signification dominante. En d’autres termes, la prise en compte de l’écart, entre ce qui est et ce qui est censé être, permet l’intelligibilité de l’histoire dans le concret de son élaboration. Plus que la politique - dont les règles consistent à prévenir le désordre -, l’utopie répond aux demandes, en déplaçant les limites de l’ordre existant. Elle n’apparaît insolite que parce qu’elle met en cause le donné de l’histoire » [4].

Ainsi identifié à une forme d’utopie, le mouvement altermondialiste vise le changement du monde. Son intentionnalité n’est ni dissimulée ni réduite à sa plus simple expressivité. Elle est l’être, l’âme et l’essence du mouvement altermondialiste.
Le mouvement altermondialiste se refuse à toute fatalité dans les voies de l’évolution du monde. Il propose des chemins alternatifs qui préfigurent un autre idéal de société.


2. LE MOUVEMENT ALTERMONDIALISTE INITIATEUR D’UNE UTOPIE ACCESSIBLE

Si l’utopie créée par les précurseurs de ce genre particulier, en l’occurrence Sir Thomas Moore (1477/78-1535) et Tommaso Campanella (1568-1639), a semblé de prime abord irréalisable, celle des altermondialistes est de la famille des utopies qui s’ancrent dans la réalité. A ce titre, elle est loin d’être chimérique.

L’envers des dérives néo-libérales

C’est le socle socio-économique qui offre le terreau le plus fertile à l’éclosion et au développement des idées altermondialistes. La suprématie des entreprises multinationales, des décideurs de la finance internationale ainsi que l’écrasant poids de la loi des marchés offrent des opportunités de projets autres, en marge ou à l’envers de ceux de la mondialisation. De fait, si la mondialisation trouve son expression la plus absolue dans la concentration des pouvoirs économiques et financiers, le mouvement altermondialiste s’érige contre cette dérive. Il s’approprie le droit à une justice plus équitable, fondée sur la répartition équilibrée des biens et des fruits des services à tous les échelons de la production. Ainsi donc, il présente l’envers des signes les plus visibles du néo-libéralisme. En dénonçant l’AMI (Accord Multilatéral sur l’Investissement) et en réclamant l’annulation de la dette du tiers-monde, le mouvement altermondialiste, tout comme l’utopie, est une « démarche conquérante » qui monte à l’as_ saut des exagérations du libéralisme outrancier. De même, le mouvement n’oublie pas les préoccupations écologiques et environnementales. Autant que la donne socio-économique, les questions liées à la survie du monde en tant que système vivant équilibré dépendant de la capacité à trouver et à imposer une solution d’envergure planétaire.

Naissance et sursaut de la société civile mondiale

L’ancrage du mouvement altermondialiste, c’est aussi la naissance et la maturation de la société civile mondiale. De Porto Alegre à Bombay (janvier 2004), en passant par Seattle (1999), Gênes (juillet 2001), Cancun (octobre 2003) et Paris (novembre 2003), une secousse sans précédent depuis la chute du mur de Berlin (1989), agite le monde des peuples, des populations et des nations. En s’adaptant aux almanachs des grands messes des décisions planétaires, le mouvement altermondialiste non seulement s’est arrogé une place dans le protocole mondial, mais il a surtout acquis une maturité quasi spontanée, à travers une citoyenneté nouvelle [5] :

« La problématique de la société civile mondiale est bien aujourd’hui une affaire capitale : à la fois au-dessus, en dessous et à côté des Etats, se dessine une nouvelle classe politique, celle d’individus ou de groupes tissant des liens transnationaux et/ou transétatiques de plus en plus denses, confirmant que la vie internationale n’appartient plus, si elle l’a jamais fait, exclusivement aux Etats » [6].

Des rêves réalisables

Un simple recensement des sujets de la thématique altermondialiste offre le spectre d’un rêve. C’est un projet global, collectif et protéiforme qui se déploie en éventail dans le cadre du possible et du réalisable. Il ressemble, à bien des égards, à de bonnes intentions, à une idéologie, ou à des désirs. Toutefois, cette thématique est du domaine du faisable, du possible, voire du probable. La question des droits sociaux, celle de la démocratie, le problème des libertés publiques, de l’environnement, les préoccupations agricoles et l’alimentation, l’économie planétaire et le commerce international, les médias et la culture ... tout y passe, comme dans un projet de société à l’occasion d’une quête de suffrages. Ainsi, comme en politique, le mouvement altermondialiste véhicule un autre mode de pensée ou une autre manière d’être qui pourrait contribuer à l’équilibre de l’humain, des sociétés et du monde. Comparé au rêve, il entre dans le domaine du faisable, car ses projets sont réalistes et accessibles. Les idées altermondialistes préfigurent un autre visage du monde, elles entrevoient Le meilleur des mondes (Aldous Huxley).
Sur la base d’une attitude critique, sous-tendue par des idées neuves de construction d’un projet de société, les altermondialistes restent dans le domaine du possible. Eu égard à une grande capacité de mobilisation et d’organisation, leur rêve entre même dans le cadre du probable.


3. L’UTOPIE ALTERMONDIALISTE : UN AUTRE MONDE POSSIBLE

Le but recherché par le mouvement altermondialiste est un changement de cap. Cette finalité se fonde sur la possibilité matérielle d’amélioration de la condition humaine, à travers une somme de démarches spécifiques.

Le principe d’espérance en œuvre

L’utopie, comme tout projet alternatif, se dédouble nécessairement d’une volonté plus ou moins forte de changement. Elle est une tension vers autre chose, l’annonce d’un rêve souhaitable. Par conséquent, elle est porteuse d’un principe d’espérance. Or, une des caractéristiques fondamentales de ce principe c’est que, même décliné de plusieurs manières, il a toujours instauré un rapport dialectique entre le présent, le passé et l’avenir. Puisant dans les leçons de l’humanité, soucieux d’un avenir encore incertain, le mouvement altermondialiste véhicule l’espérance, avec la ferme volonté d’imprimer des changements qualitatifs au quotidien des individualités et des populations. Le projet est recevable d’autant plus que l’esprit, la volonté ainsi que les mains expertes des hommes peuvent infléchir son cap vers une destination plus souhaitable. Toutefois, le mouvement altermondialiste ne se résigne pas à la fatalité ou à l’élaboration d’un cahier de charges ou de doléances qui résonneraient comme des vœux pieux. Par la présence visible, l’imposition de son acceptation dans le concert mondial et enfin par l’utilisation des moyens de communication et d’information de la mondialisation, le mouvement altermondialiste subvertit ce principe d’espérance en capacité à atteindre un objectif à portée de main. Tout comme la vague protestataire des syndicats, des mouvements sociaux et associatifs, le mouvement a une force herculéenne capable d’imprimer sa marque et ses desseins à la dynamique en cours dans le monde d’aujourd’hui et à venir.

Humaniser la mondialisation

Humaniser la mondialisation, c’est d’une part l’arracher de son piédestal supranational et quasi surhumain, ainsi que de l’emprise procédurière des grandes firmes et multinationales, d’autre part. Il s’agit précisément de ramener la vitesse, les échanges, le commerce, le niveau de décision à hauteur d’homme. L’attaque en règle du mouvement altermondialiste a, à sa base, cette peur ou phobie de la réduction des individualités et des populations au néant, au profit de personnes morales et virtuelles surdimensionnées. L’autre mondialisation, par le bas, appelle un supplément d’âme, un recentrage du libéralisme sur l’homme et sur sa condition, en vue de résultats concrets tenant à son bien-être, sa santé et son environnement. Face à cette préoccupation existentielle, Paul Arnaud de Foïard s’interroge à juste raison :

« Quel doit être le facteur prééminent de l’activité humaine : la quête de profit ou la recherche de la valorisation de la condition humaine ? Peut-on penser que le destin de l’humanité puisse dépendre des stratégies cupides de banquiers et de marchands ? (...) Encore faut-il que des hommes de grande compétence et de haute valeur morale se dressent en croisés d’un nouvel ordre mondial voué au culte de l’homme » [7].

Procédés du mouvement altermondialiste

Opposés au Forum économique mondial de Davos, les altermondialistes se sont organisés pour une meilleure efficacité de leur action. C’est dans ce cadre que s’inscrit le Forum social mondial. De même, les altermondialistes saisissent toutes opportunités pour se faire entendre, à l’occasion des sommets planétaires (sur le racisme en Afrique du Sud, en 2002, par exemple). Mais c’est plutôt au niveau local et décentralisé que l’organisation des altermondialistes se montre plus efficace. En effet, sont mis en place des groupes affinitaires dans les villes et dans les quartiers, ainsi que des forums-espaces. Cette souplesse de la structure crée un sentiment de proximité, et attire une population jeune et dynamique. Elle permet aussi d’investir les espaces laissés vacants par les partis politiques et les mouvements associatifs (sportifs et culturels). Enfin, les espaces d’expression des altermondialistes sont moins contraignants et moins protocolaires. Ainsi, lentement et sûrement, tel un liant, le mouvement altermondialiste s’ancre dans la société et en conquiert une frange significative. L’utilisation du réseau Internet assure la rapidité des liaisons et la coordination des actions.
Les altermondialistes développent une véritable opposition à la mondialisation, notamment dans son aspect le plus libéral. En tant que porteur de projets, le mouvement altermondialiste a partie liée avec l’utopie. Mais, il a la particularité d’avoir des intentions critiques alternatives souvent réalistes et centrées autour de l’homme. C’est donc dans ce sens que l’utopisme qui peut caractériser cette somme de projets, de visions et d’intentions n’est ni fumeux, ni chimérique. Cette utopie est certes un ailleurs de la mondialisation, elle rentre cependant dans l’ordre du possible, pour le meilleur des mondes. En témoignent l’envergure du mouvement, sa forte médiatisation, la prise en compte de certaines de ses préoccupations, le soutien affiché de figures symboliques (présence à Bombay de Shirin Ebadi, prix Nobel de la paix 2003), et enfin l’effet d’entraînement (Forum parlementaire mondial).
Suivant cette tendance qui semble se poursuivre, le mouvement altermondialiste pourrait être le cadre officieux capable de représenter l’espace démocratique international par excellence, le lieu où se posent et se discutent les questions les plus sérieuses et les plus préoccupantes, .... au grand dam de certaines organisations. Alors le mouvement altermondialiste, tout comme l’idéologie communiste en son printemps, porterait en son sein le secret dessein d’éradiquer toutes les formes d’altérité. C’est en cela qu’il rejoint l’utopie. Mais est-ce là le début de la fin dernière de toute altérité ?
Un doute rationnel (voire cartésien) et une interprétation par anticipation se refuseraient à une telle impasse.


BIBLIOGRAPHIE

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ARNAUD De FOÏARD, Paul, « Libéralisme et humanisme », Défense nationale, n° 11, novembre 1999, pp. 5-12.
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FRIEDMAN, Thomas, La puce et l’olivier. Comprendre la mondialisation (The lexus and the olive tree. Understanding Globalization), 1999, traduit de l’anglais par Monique Berry, Paris Nouveaux-Horizons-ARS, 2001.
HOUTART, François, « Forces et faiblesses de l’altermondialisation », Le monde diplomatique, novembre 2003, p. 16-17.
HOUTART, François et POLET, François, L’Autre Davos, Paris, L’Harmattan, 1999.
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- « Seattle : naissance d’une société civile mondiale ? »,in Défense nationale, n° 3, mars 2000, p. 94-99.
- « Mondialisation et inégalités »,in Défense nationale, n° 5, mai 2000, p. 44-50.
PONNIAH, Thomas et FISHER, William F., Un autre monde est possible, Paris, Paragon, 2003.
- Où va le mouvement altermondialite ? Paris, La Découverte, 2003.
RAMONET, Ignacio, CHAO, Ramon et WOZNIAK, Abécédaire de la mondialisation, Paris, Plon, 2003.
RIOT-SARCEY, Michèle, BOUCHET, Thomas, et PICON, Antoine, Dictionnaire des utopies, Paris, Larousse, 2002.
SOMMIER, Le renouveau des mouvements contestataires à l’heure de la mondialisation, Paris, Champs-Flammarion, 2003.
- Encyclopedia Universalis, corpus 15, édition 2002, p. 423-424.
- Cultures en mouvement, n° 62, novembre 2003 : L’autre mondialisation en marche.
- Les Iinrockuptibles, n° 12-18, novembre 2003, p. 24- 36 : « Forum social européen : 50 propositions pour l’altermondialisation ».
- Politis, numéro spécial, 36, novembre-décembre 2003 : Forum social européen.


[1] Docteur ès lettres en philosophie, Sénégal.

[2] FRIEDMAN, Thomas, La puce et l’olivier. Comprendre la mondialisation (The lexus and the olive tree. Understanding Globalization), 1999, traduit de l’anglais par Monique Berry, Paris, Nouveaux-Horizons-ARS, 2001.

[3] HOUTART, François, « Forces et faiblesses de l’altermondialisation », Le monde diplomatique, novembre 2003, p. 17.

[4] RIOT-SARCEY, Michèle, Dictionnaire des utopies, Paris, Larousse, 2002, p. 239.

[5] Voir notre article « Vers une citoyenneté nouvelle », in Revue de la gendarmerie nationale, n° 205, 4° trimestre 2002, p. 13-18.

[6] DEFARGES, Moreau Philippe, « Seattle : naissance d’une société civile mondiale ? », in Défense nationale, n° 3, mars 2000, p. 94-95.

[7] « Libéralisme et humanisme », in Défense nationale, n° 11, novembre 1999, p. 12.




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