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Ethiopiques, n° 68,
1er semestre 2002

Auteur : Kama Kamanda

Qui peut éventrer la mer ?
Les Dieux morts laissent comme vestiges
Les idées pour les hommes.
J’aspire aux voluptés du savoir infini
Aux confins de mon imaginaire. _Me voici inconnu de mon âme !
Je respire sur les versants de la passion
L’air doux qui fait oublier la solitude.
Un rêve insolent pénètre dans mon cœur.
O femme de mes désirs tyranniques,
Je me sens au plus profond de toi,
Un météore tombé dans un cratère volcanique.
Tu es l’épicentre de mes séismes.
Je demeure pour toi le lieu mythique
De tes éboulements frénétiques.
L’aube des amours me convie aux fêtes lunaires
Qu’inspirent les quêteurs du bonheur.
Le feu danse entre mes reins
Perdus dans les convulsions de tes vertiges.
Je suis la braise de tes aspirations inavouées,
La mémoire sacrée de tes paroles
Oubliées dans la transe des vents.
A travers tes essences naîtra ma flamme
Et mon extase s’abreuvera
Aux sources de tes fantasmes.





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