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LA VIE APRES LA VIE
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Ethiopiques numéro 29
revue socialiste
de culture négro-africaine
février 1982

Auteur : Ibrahima SALL

Un homme de sciences, un philosophe, une pensée rationnelle se penche sur le phénomène de la mort sans réminiscence théologique et constate avec sérénité qu’il y a une Vie après la mort, que la mort n’existe pas.
« ...Un homme meurt, entend le constat du médecin, se voit sur son lit de mort, entouré de ses proches... Un bourdonnement retentit, et c’est la traversée d’un tunnel... jusqu’à un lieu de paix et de beauté. L’homme abandonnant son « ancien » corps, marche vers un être de lumière... ». Telle est l’expérience extraordinaire vécue par ceux qui ont accidentellement frôlé la mort ou qui ont connu une mort « clinique » de quelques minutes, de quelques heures parfois. Les exemples foisonnent et les nombreux témoignages des personnes des deux sexes illustrent et jalonnent cette étude, prouvent de manière palpable que la Mort, telle que la conçoivent et perçoivent les vivants-vivants, n’est qu’un leurre, une illusion, un mirage collectif. Comme cette jeune personne qui étonna son médecin :
« Quant tout a été terminé, le docteur m’a dit que j’avais été au plus mal ; et je lui ai répondu : « Oui, je sais ». Il m’a demandé : « Comment le savez vous ? » Je lui ai répondu : « Je peux vous raconter tout ce qui s’est passé ». Il ne voulait pas me croire, alors je lui ai retracé toute l’affaire, à partir du moment où j’ai cessé de respirer jusqu’à ce que j’aie commencé à reprendre connaissance. Il était tout estomaqué... ».
Ceux qui savent sont ceux qui sont revenus du bout du voyage, ceux qui ont été reconnus cliniquement morts et sont revenus, décorporés, reprendre possession de leur corps terrestre, de leur enveloppe charnelle pour achever leur part de destinée car le moment n’était pas encore le « bon ».
« J’étais tombé sérieusement malade, et le médecin me fit admettre à l’hôpital. Ce matin-là, un épais brouillard grisâtre s’établit autour de moi, et je quittais mon corps. J’eus le sentiment de flotter en même temps que la sensation de sortir de mon corps ; je me suis retourné et je me suis vu étendu sur le lit en dessous de moi. Cela ne m’a pas fait peur. Tout était tranquille, très calme, serein. Je n’étais pas le moins du monde troublé ou effrayé. C’était une impression paisible, qui ne m’inspirait aucune crainte. Je pensais que j’étais peut-être en train de mourir et que si je ne retournais pas à mon corps, je serais mort, parti. ».
Ceux qui sont revenus du bout du tunnel noir qui débouche sur une extraordinaire lumière aimante, les rescapés de l’au-delà parce que leur vie n’était pas encore finie, parce qu’ils avaient encore quelque chose à achever sur terre ou parce qu’un être cher avait intercédé pour eux, avait encore besoin de leur présence physique, ceux-là ne parlent ni d’enfer ni de paradis mythologiques, ni de diables cornus et velus, ni d’anges jouant de la harpe, mais d’une lumière intense mais d’une lumière qui n’éblouit pas mais d’une lumière qui est aimante, d’un Etre de Lumière qui pousse vers l’acquisition, la quête du Savoir car la connaissance, la quête du savoir continue jusqu’après ce que les humains appellent mourir, c’est-à-dire la décorporation qui est à la base du processus.
« ... Je flottais au long du couloir, dépassant le seuil jusqu’au portique dont les battants étaient fermés. Là, ce fut comme si des nuages, ou plutôt un brouillard rose, s’amassaient autour de moi ; j’ai continué à flotter au travers des battants du portique, comme s’ils n’avaient pas existé, et de là vers cette lumière très belle, très brillante, irradiante. Mais elle ne faisait pas mal aux yeux. On ne peut comparer cette lumière à rien de ce qui existe sur terre. Je ne peux pas dire que j’ai vu une personne dans cette lumière, mais il m’a paru certain qu’elle possède une identité, c’est indéniable. Imaginez une lumière faite de totale compréhension et de parfait amour »
Tel est l’Etre de Lumière qui revient dans le récit de tous ces rescapés de la mort. L’auteur ne s’embarrasse pas de colifichets métaphysiques ou de prétextes religieux. Il réconcilie l’homme avec la peur de la mort, il emplit ce néant béant qu’est l’inconnu. Simplement. En aucun moment, il ne mentionne nommément l’Etre de Lumière aimante qui n’a rien d’un père fouettard mais qui est amour incommensurable, qui s’avance à la rencontre du décorporé afin de le rassurer et qui lui pose une seule et unique question :
« M’aimes-tu ? »
Mensonges ou hallucinations ? Le Docteur Moody parle :
« Pour qui n’a pas observé ces personnages en train de revivre leur expérience de « mort », rien de plus facile que de s’en tenir intellectuellement à l’hypothèse d’une série de mensonges... J’ai senti dans leur voix une sincérité, une chaleur, une acuité de sentiment qui ne peuvent malheureusement pas transparaître dans un rapport écrit. Ainsi pour moi, bien que cette impression soit manifestement impossible à faire partager, l’idée que ces récits qui pourraient s’assimiler à des impostures est parfaitement insoutenable... »
« LA VIE APRES LA VIE » du Docteur Raymond Moody : un livre qui s’adresse à notre conscience.





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