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ROYAUME DU KABOU : ENQUETES LEXICALES
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Ethiopiques numéro 28 numéro spécial
revue socialiste
de culture négro-africaine
octobre 1981

Auteur : Oumar BA

Les sources orales, écrit Vansina, viennent en principe de la société dont il s’agit de faire l’histoire, et ce genre d’authenticité lui confère une originalité de contenu aussi évidente que précise. Les administrateurs, voire les ethnologues, à l’exemple des missionnaires, ne parlent que sur la foi de ces sources. D’où nécessité de parler, de comprendre dans leurs nuances les langues des peuples dont on étudie la civilisation, l’histoire, le folklore, le milieu physique.
L’étude de notre histoire notamment des trois fameux empires (Ghana, Mali, Songhay) n’est possible que par la connaissance des divers aspects de notre vie. Car, à n’en pas douter, ces traditions, en s’amplifiant avec le temps, risquent d’altérer les faits en les dénaturant.
La tradition orale, sans conteste, occupe une place essentielle dans l’étude de l’environnement. Même les musulmans lettrés, alias les marabouts, travaillent le plus souvent sur la tradition orale figée : « noir sur blanc ».
Nos détenteurs de l’héritage des oreilles se recrutent fréquemment parmi les vieux griots. Pour tout dire, la recherche sur la tradition orale est une œuvre essentiellement coopérative. La connaissance, sinon la mise à jour de cette tradition permet de percer davantage l’environnement. Et ce, par le biais des langues, de la médecine traditionnelle, en passant par l’enseignement, la littérature, le commerce, l’artisanat, l’agriculture, la législation, les coutumes et la pharmacopée.
Kâbou, Ngabbou, Gâbou ou Cabo sont les variantes d’une même dénomination dans les dialectes ou patois différents.
Le royaume du Kâbu est encore des plus célèbres de l’Ouest Africain. Dans cet Ouest Africain la Tradition orale en maintient encore le souvenir. Pour l’orgueilleux Mali, il est au bout du monde. D’où la dénomination Ngabbu qui, en peul, veut dire le lointain, presque l’inexpugnable ; ou cabo l’équivalent de cap en portugais. En soninké : Kabou.
Gâbu ou Kâbu dit Ngabbu dans son ensemble est cette contrée située dans l’actuelle Guinée Bisâo surtout.
Notre étude tentera, par la toponymie, l’anthroponymie, l’hydrologie, etc., pour tout dire par la méthode des listes, d’amorcer l’approche du royaume du Kâbou. Listes visant d’évidence à jeter une lueur sur ce secteur extrême occidental de l’ancien Mali. De fait, la mise en lumière des civilisations, en particulier celles des pays hier colonisés, nécessite en partie la collecte des traditions historiques, religieuses et pastorales. Ces traditions exigent le concours de tous. Dans ce sens, l’ethnologue, le géologue, l’archéologue et l’anthropologue, voire le linguiste, doivent procéder à l’inventaire de ces richesses. Malgré les lacunes de la tradition, on peut assez facilement cerner et les origines et les contours, dirait l’historien I. B. Kaké.
Qui saurait oublier que Ngabbu (en peul) signifie périphérie ; il connote l’idée d’éloignement par rapport à la lointaine métropole malienne.
Dresser un glossaire allant des toponymes aux anthroponymes sans négliger l’hydrographie, voire la magie ou la sorcellerie, aiderait au décodage de Ngabbu alias Gâbu.
De fait souverain par ses racines et aérien par ses branches, tel un baobab séculaire, le Kâbou aujourd’hui dans sa majorité, en Guinée Bissau, conforte toute l’Afrique renaissante.
Kâbu, Gâbu ou Ngabbu, dit Tirimankha Kâbu, c’est cette partie occidentale de l’empire du Mâli, précisément la région Ouest Atlantique - région que les Portugais du XVe siècle dénommaient Cabo, Cabo qui signifie Cap. Etat le plus important du monde malinké après la disparition de l’empire du Mâli. Il recouvre la zone forestière entre la Gambie et le Rio Corubal ; sa partie nord jouxte la savane si propice à l’élevage.


Le Gâbou, avant les Mandingues, était occupé par les Baïnuk, dans le Kantora au Nord ; au Sud, dans la forêt, vivaient les Balantes et les Biafares.
La Gambie, comme le Kâbu, a été conquis par Tirimankan Traoré (à l’époque de Soundiata Keita) secondé par les marabouts Fatiba (pour le Wuli) et Sanoba (pour le Kantora) jusqu’au Kombo, alias l’Ouest Atlantique. Sâné et Mané, fils de Sanoba, complèteront cette conquête en annexant Patiana, Sama et Jummera.
Pour les Soninké, Kâbu dit Gâbu ou Cabo, veut dire région - . Aussi, les speakers, griots modernes, dénomment-ils en Mauritanie les régions en souvenir du Mali :
1ère Région : Kâbu Baane
2e Région : Kâbu Fillannde
3e Région : Kâbu Sikkannde
4e Région : Kâbu Nakhatannde
5e Région : Kâbu Kargannde
6e Région : Kâbu Tummunde
7e Région : Kâbu Nyerunnde
8e Région : Kâbu Segunnde
Si chez les Arabo-Berbères, les documents arabes ou les archives prennent le pas sur la tradition orale, par contre, en pays exclusivement noir, la meilleure source reste la source orale.
Même nos musulmans lettrés travaillent, le plus souvent, sur la tradition orale figée « noir sur blanc ».
Donc, la mise à jour de l’histoire du continent noir ne sera possible que par l’étude globale des divers aspects de notre vie : langues, enseignement, littérature, commerce, artisanat, agriculture, législation, coutumes, pharmacopée, médecine traditionnelle.
En un mot, la culture est produit de l’histoire et de la géographie dans ses manifestations. Pour cela, l’ethnologue et le géologue, l’archéologue et l’anthropologue ainsi que le linguiste doivent, avant qu’il ne soit trop tard, procéder à l’inventaire de ces richesses. Car ces traditions, en s’amplifiant avec le temps, risquent d’altérer les faits en les dénaturant.
La recherche sur la tradition orale est une œuvre essentiellement coopérative.


A preuve, la liste ci-après

Aboubacar II : Souverain mandingue ayant péri dans une aventure maritime, vers 1312. Sous son règne, l’Empire mandingue atteignait l’Océan Atlantique.
Albreda : Actif comptoir anglais sur la Gambie.
Alcali dit alcati : Percepteur des coutumes royales (Emprunt arabe).
Alfa Ibrahim : (Du Fouta Djallon) souverain peul lettré en arabe, allié d’Alfa, souverain du Firdou, de 1881 à 1903.
Alfa Môlo (XIXe siècle) : Chef des Peuls Firdou révoltés contre les Manding.
Alfa de Labé : (les). Titre peul emprunté à l’arabe à partir de 1725, au Fouta Djallon. Alfa Ibrahim : Souverain du Fouta Djallon, donna son appui à Alfa le fondateur du village de Damantan.
Alfa Niabali : Originaire du pays de Gabou, village de Mana. C’est le fondateur du village de Damantan.
Alfa Yaya : Almamy de Labé est fils d’une nantio de Kâbu (né en 1855 ; mort en exil à Port Etienne, Mauritanie, en 1913.
Almamy Oumarou : Souverain peul du Fouta Djallon, contemporain du fameux El Hadj Omar Tall.
Alvarès (Dalmada) : Historien portugais ayant visité la Casamance et la Gambie entre 1570-1578.
Badari : Lieu dit en Gambie (?) village de même nom, non loin de Bassé. Résidence de Tirimakhan Traoré.
Badibou : Voir Frangasyck.
Banora : Une des provinces du Kâbou, selon certains historiens.
Bagana : (Voir liste des anciennes provinces enlevées au Kâbou).
Baïab 12 : Monarchie dans le Komako, près de Sankola.
Balantes : Leur nom actuel (i balanta = ils ont refusé) rappelle qu’ils avaient refusé de suivre Koli Tinguella lors de sa remontée vers le Foûta-Tôro. Balantes, tributaires du Mandi Mansa au XVe siècle, comme les Kassonké, les Fogny, les Felup. Une des populations animistes près de Rio Corubal dans la zone forestière et de la côte.
Les Balantes occupent à l’est d’Adéane une bande forestière : le Balantacounda qui longe la rive méridionale de la Casamance, entre les Baïnouk à l’ouest et les Mandingues à l’est.
Les Balantes habitent surtout la Guinée-Bissau. On suppose que les Balantes du Sénégal venus du Sud (Rio Cachéo) se sont arrêtés sur la rive gauche de la Casamance d’où ils ont chassé les Baïnouk du côté des Diola pour s’installer à leur place dans le Blantacounda actuel. Selon Mapaté Diagne, chaque fois qu’ils s’emparaient d’un village, les Balantes en conservaient le nom primitif et prenaient eux-mêmes le nom patronymique de la tribu Baïnouk dépossédée. Ainsi le nom de Biaye porté par les Balante de Mangaroungou seul paraît être d’origine Balante.
Baïnouk : ou les refoulés, des forestiers ayant trouvé refuge le long des mangroves à la suite de l’invasion mandingue. Sujets du Kâsa ; chef Mansa. Leur capitale est Birkama.
Bambouk : Province du Sénégal Oriental, chef lieu Diakha.
Barra : Voir Niomi.
Bassé : Ville gambienne.
Basse Casamance : pays des Diola où vivent en outre des Baïnouk, des Manding, des Manjak et des Mankâgne.
Berkholon : Chef de Sankola ou Sankorla.
Biafade : une tribu soumise au Farin Cabo.
Biafare : ethnie animiste refoulée dans la zone forestière, fait partie de la société Kabounké ou société du Kabou.
Biaffares : désigne à la fois l’ethnie et le terroir de la dite ethnie près de Rio Corucote.
Birkama : chef lieu des Kâsa, dans la zone forestière en Basse Casamance (arr. de Ziguinchor ou Sigui Thiora, Bignona et Oussouye).
Bissao : actuel chef lieu de la Guinée Bissao sur le fleuve Géba.
Bodian : nom patronyme de la famille régnante au Kombo.
Brassou : une des provinces méridionales de l’Empire du Kâbou.


Cabo : en portugais signifie cap. Ici il s’agit de Kâbou, vaste région depuis la Gambie jusqu’au Rio Corubal.
Dakoumkoum : occuperait l’emplacement actuel de la ville de Bassé en Gambie. Appelé aussi Tiramakhan
tenda ou la traversée de Tiramakhan.
Dâli : Prophète de roi mandingue.
Dâli : être exceptionnel.
Danfakhaa : patronyme.
Diakha : capitale religieuse des Diakhanké dans le Bambouk.
Diakhanké : ressortissant de Diakha.
Dialang : fétiche représenté au Badibou et Niâni par un serpent et au Diahra par un crocodile.
Diamé : patronyme, désigne dans ce contexte des Diola, vasseux du Kanou dans la province des Niômi.
Diammé : est un patronyme au Kâbu.
Diammu  : yettodé en peul, signifie nom patronymique en malinké.
Diara : voir liste des anciennes provinces enlevées au Kâbu.
Diassé : roi du Battit Mansa est célèbre pour avoir obtenu la suppression de musu mansaya.
Diassi-Maron :
Diawara Mansa  : ou farin-Mansa, roi fauve, à la tête d’une armée, vit de la guerre.
Diola : mot d’origine manding et dont le sens très vague désigne « tous les êtres visibles ». Tribu animiste de Moyenne et de Basse Casamance. Prépondérante.
Dioula : Descendant de Wangara.
Diolâdou : région occupée par les Diôla.
Dioung - dioung : dit dioung dioun mansa - tambour royal.
Djolofing-Mansa : (Roi du Jolof) en Malinké.
Fakoli Doumbia-Sousso-Kho :
Falup Mansa : souverain des Feloup ou Diôla.
Fari Cabo : souverain du Kabou.
Farin  : voir Farin.
Farin Olimança : chef des Woulli.
Farin Cabo : (en portugais) désigne le souverain du Kabou.
Farin Gabou : chef province du Kâbou.
Farin7 :
Farin et Kanta-Mansa roi gardien de frontière. Les Kanta - mansa sont retranchés dans les forteresses. Les principaux étaient ceux de Fagandin, de Sansankhoto, de Kaberoun, de Païnkoun, de Touko.
Fatiba et Sanoba :
Les Felup : cohabitaient avec les Balante, les Kassanké, les Fogny dans la zone forestière du Kâbu.
Firdou : sur le territoire sénégalais, le Firdou correspond à la région de Haute Casamance dont les centres principaux sont les villes de Kolda et Vélingara. Le Firdou s’étend aussi au-delà des frontières de la Gambie et de la Guinée-Bissau. Les Peuls du Firdou sont appelés traditionnellement Foulakounda et les territoires sur lesquels ils vivent Foulâdou.
(Voir Dialecte peul en Casamance ou dialecte du Firdou par J. Schmidt).
Firdu  : forme avec le Kaô et Brassou la partie méridionale du Royaume de Kabou située entre la Casamance, le Rio Cacheu et le Rio Géba. Le Firdu est dans le Nord Ouest du Fouladou (Sonkodou, Pata). Les Sané constituent la famille régnante du Firdu.
Fodé Kaba : célèbre chef mandingue, mort au début du siècle en Basse Casamance.
Fogny : comme les Balante, les Kassanké occupent la zone forestière du Kâbu.
Foraya : voir principales provinces.


Frangasyck dit Bâdibou : royaume à l’est du Niômi.
Poulakounda : pays habité par des Foula ou Foulbé vivant à l’époque sous la protection des Malinké animistes. Foulakounda (pays malinké) est le synonyme de Foûta ou Tékrour (voir Fouladou). Ses habitants sont des Foula ou Foulbé.
Foulâdou : (voir Haute Casamance) et Foulâdou - Foulakounda.
Foûta Djallon : Région des Peuls en Guinée-Conakry.
Foroba jon : tribus serviles de la couronne malinké.
Galam : région aurifère à l’est du Kâbou.
Gambie : Fleuve, désigne aussi le pays du Sud du Sine Saloum appelée aussi Banjul.
Gambie : (Moyenne), comprenait le royaume de Farin Sangole, le Kantor et Wulli.
Gromansa ou Koli Mansa : Province administrée par Koli.
Guabun : voir Guambea.
Guambea : ou Guabun en mandingue désigne le fleuve Gambie ou le pays qu’il traverse.
Rio Géba : Fleuve, un des axes de pénétration avec la Gambie, la Casamance, le Rio Cacheu au milieu du XVe siècle.
Guellowar : prince en mandingue, c’est le lawaké des Peuls.
Haut Géba : au sud de la Gambie englobe les provinces de Kantora Proupanna, Sama, Manna, Joummara, Sankola, Patiana, Toumonanna, Pa Fichi ou Paquessi, Chagna... qui forment à proprement parler le royaume de Kabou, désigne la province comprise dans le triangle Sam-Tounmanna - Patiana (V. Cartes principales provinces traditionnelles du Kâbou).
Guinée : dans l’usage géographique moderne, Guinée désigne la moitié sud de l’Ouest Africain, qui correspond à la forêt, la moitié nord couverte par la savane étant le Soudan.
Gambie : Fleuve désigne aussi le territoire qu’aborde ce pays.
Jallon Kadougou : Les Djallonké du Kadougou.
Jummera : une des provinces nantio du Kâbou. Kaba Kaman : près de Bassé, se trouve le tombeau de Tiri Makhan Traoré.
Kâbou ou Gâbou ou Ngabou : est pour les Portugais Cabo, qui signifie Cap situé entre la Moyenne Gambie, le Rio Grande et les Monts du Fouta Djallon.
Kabounké : originaire du Kabou - Les Baïonuk, comme les Balante, les Kassa, les Diola avec les Biafares, les Peuls sont des Kalounké.
Kabounké : Ressortissant du Kâbou.
Kanda : Chef de village veut dire brave, courageux, audacieux en mandingue. Gouverne la cité selon sa volonté et ses désirs.
Kangaiie ou Kansala : capitale du Kâbou.
Kankan Moussa : célèbre empereur du Mali. Pour les écrivains soudanais islamisés, c’est Moussa-le-Pélerin, le novateur qui a osé rompre avec la tradition, adopter et introduire une civilisation étrangère.
Kanta Mansa : roi-gardien chargé de la protection des frontières.
Kansala : capitale du Kâbou.
Kantor ou Kantora  : une des provinces du Kâbou où règne la famille des Sagnan.
Kâsa : comme les Baïnouk, les Balante, les Diola, les Biafares, les Peuls, est une des ethnies du Kâbou.
Kassa Mansa : doit son nom et celui de son fleuve au roi redouté de la tribu Baïnouk des Kassa : Kassa Mansa dont on a fait Casamance.
Kassanké : ou Casamançais en français désigne le ou les ressortissants de Kassa ou la Casamance actuelle.
Kasso : est une des régions du Mali en liaison avec les comptoirs européens ouverts sur la côte Atlantique dans le Kâbou.
Khonton : synonyme de diamou ou nom patronymique.
Kognara : voir principales provinces du Kâbou.
Koli Khonté : chef mandingue, fut le premier occupant de Kombo après la défaite des Fogni.
Koli Mansa : ou gromansa.


Koli Tenguella : chef peul originaire du Kingui, à la tête des Déniyanké, conquit le Foûta Tôro en 1559.
Komako : lieu dit près de Sankola.
Kombo : province à l’embouchure de la Gambie, était avant la conquête mandingue occupé par les Fogni. Les Bodian y constituent la famille régnante.
Konté : voir liste des patronymes.
Karin ou Koring : titre de noblesse dans le pays de Sankola syn. de Mansa Koring.
Macina : voir liste des anciennes provinces enlevées au Kâbou.
Madougou : Mansankounda, proches du roi.
Makhan III : Farin du Kâbou investi vers 1390.
Mali : désignait à la fois la capitale et le pays de la capitale. Les gens du Mali sont les Malinké ou Mandingues.
Malinké : ou mandingues, gens du Mali.
Mama : terme respectueux désignant l’ancêtre.
Mandé : forme dialectale du Mali. Delafosse l’applique par restriction à une famille de langues négro-africaines dont le malinké et le soninké.
Mandian : nom patronymique de la famille régnante du Pakao.
Mandi Mansa : est un synonyme de Mansa du Mali ou empereur du Mali.
Mandingue : peuple appelé Mandingo en Casamance, Maninko en Fula, Maniko au Bambou, Manika en Guinée, Malinké ou Mandé en Soninké.
Mané : nom patronymique de la famille régnante au Kâbou comme les Sané.
Mané et Sané : noms claniques des enfants de Tiri Makhan Traoré, fondateur du royaume de Kâbou. Familles régnantes du Kâbou.
Mansa du Mali : Empereur du Mali.
Manna : une des provinces du royaume de Kâbou.
Mansa : roi en Malinké.
Mansa Aboubacar II : neveu de l’empereur Soundiata Keita.
Mansa Dianké Wali : fondateur de la Monarchie guelluwaar au Sine, originaire du Kâbou.
Mansa Kâbou : souverain du Kâbou.
Mansa Kali : a le même rôle que le Korin. Ce serait, selon S. M. Cissoko, une mauvaise transcription de Mansa Korina.
Mansa Koring : ou Mansa Koli.
Mansading : ou Mansaring, fils de Nantio, forme la 2e catégorie de la noblesse, celle qui commande les provinces ou les tata.
Mansa Biram Mansate : souverain du Kâbou.
Mansa Souleimane : empereur du Mali, mort vers 13 60.
Mansaring : syn. de Koring, fils de roi, exclu de la succession royale, peut être farin ou gouverneur provincial.
Mansankounda : résidence royale ou Madougou.
Mansaya : Royauté, monarchie, pouvoir.
Mokho Faxha mansa : roi tueur d’hommes, c’est-à-dire a le droit de vie ou mort.
Moussa Môlo : Fils d’Alfa Môlo, chef du Firdou de 1881 à 1903.
Mousou-Bankho : autre nom de Kâbou, qui veut dire terre de femmes ou de matrilignage.
Moyenne Casamance : chef lieu Sédhiou, est habitée par les Manding surtout, puis par des Peuls, des Balante, des Diola et des Toucouleur. Région peu élevée parcourue par les Bolon - (nombreux affluents) et par le Songrougrou, couverte d’une épaisse forêt dans la région du Balanta Kounda ou pays des Balante.
Musu Mansaya : royauté des femmes.


Nâfo : Bonnet du commandement.
Nâmo : coutumes levées dans la province qui sont les ressources permanentes du roi de Kâbou.
Nantio : prince fils de princesse, qui accède au pouvoir par voie matrilinéaire - à l’exemple des pays sérèer. La princesse Nantio a une grande liberté et se marie avec qui elle veut. Elle est considérée comme une semence et son fils destiné à rayonner.
Ngâbou : ou gâbou ou encore Kâbou (V. Ces noms). Niamakala : ou castés sont en pays soudano-sahélien de véritables maires de palais
Niamina : lieu dit en Basse Casamance.
Niâni : royaume à l’est de Badibou dont les princes sont de la famille des Kamara.
Niômi : province gambienne, désigne aussi les habitants qui vivent notamment de pêche à l’embouchure de la Gambie, sur la rive droite.
Ces pêcheurs seraient de même origine que les Sérères.
Pakao : une des provinces méridionales du Kâbou où seule la famille des Mandian régnait.
Patiana : outre Sama et Jimméra est une province nantio. Avec résidence obligatoire à Kansala.
Voir liste des provinces du Kâbou.
Patiana,
Sama
Et
Jummera constituant le noyau le plus ancien de Kâbou. (Voir liste des provinces du Kâbou).
Pakichi ou Paguessi : voir liste des provinces du Kâbou.
Paquessi ou Patichi : voir ce mot.
Payonko ou Patiana : voir liste des provinces du Kâbou.
Proupanna : une des provinces du Kâbou.
Proupanna : voir liste des provinces du Kâbou.

A - Provinces

Les principales provinces du Kâbou sont
Foroya
Badora
Kusala
Tumania
Sanno
Kognara
Sankola
Sama


B - Provinces

Liste des anciennes provinces enlevées au Kâbou :
Diara
Bagana
Macina
par Askia Mohamed au moment où les Peuls de Koli Tenguella bouleversaient le Fouta Djallon, le Bambouk, la Haute Gambie et la Guinée.
Sama : (voir liste principales provinces du Kâbou).
Sané et Mané : voir Mâné et Sâné
Sangoli : voir Sankholo ou Sankhola.
Sanno : voir principales provinces du Kâbou.
Sankhola : une des principales provinces du Kâbou, ce serait le domaine du Farin Sangolé dit Farin Sankhola.
Sankholo ou Sankhola ou Sangolé : voir liste provinces principales du Kâbou.
Sankola : voir Sankorla, au Sud de la Haute Casamance où régnait la famille Sonko.
Sigui Tiora : si tu viens, tu pleureras. Ce « lieu où l’on pleure » est une allusion à la Traite. En 1886, cédé par les Portugais établis là depuis la fin du XVIe siècle (il s’agit de Ziguinchor).
Sonko : Famille princière de la province de Sonkola.
Sonkounda : domaine des Sonko (voir ce dernier mot).
Sou to fen : du Sôni ou Sarakollé.
Sérère et Wolof : ethnies négro-africaines au nord-ouest de la Gambie.
Sonko et Mané : patronymes des princes du Kâbou, qui accèdent au pouvoir par un système de rotation dès le XVIe siècle.
Soumakounda : centre historique dans le Toumanna.
Soundiata : empereur, fondateur du Mali traditionnel. Le tenant de la coutume, le magicien aussi.
Taïba : synonyme de nantio (voir ce mot).
Taraoré ou Traoré : nom d’une ancienne famille noble du Mali.
Tata : centre politique et militaire. Cité fortifiée.
Tiafata : coque d’arachide.
Tiambo : dernière enveloppe de l’arachide. Ce dernier n’est pas noble mais homme libre.
Tianding : amande d’arachide.
Tirimakhan : conquérant de nombreux pays de Gambie et de Kâbou.
Tilijigi : soleil couchant. Partie occidentale du Kâbou.
Tiramakhanbankhou : autre appellation de Kâbou, terre de Tiramakhan.
Tilibo : soleil levant, l’Est.
Tittiboo : soleil couchant, l’Ouest.
Tirimakhan Tira Makhan ou Traoré : général de l’Empereur Soundiata Keita (13e siècle), serait au nom de son seigneur le conquérant des pays de Gambie et de Kabou.
Tôlô Mansa : un homme qui s’est imposé à la Communauté soit par la force, soit par la droiture.
Toumanna : une des provinces du Kâbou.
Tountigui : porteur de carquois, d’un âge avancé, a droit à la parole dans les palabres.
Le Tountigui est aussi synonyme d’animiste.
Toura Sâné : prince mandingue, fondateur de Limpori, village de la province de Sama.
Sagnan : patronyme des princes du Kantora.
Wâli : clan princier du Wuli.
Wangara : colporteur africain, ancêtre des Dioula. Puisse cette liste contribuer à la connaissance de cette province extrême occidentale du Mali.


Bibliographie

1. - Congrès sur la civilisation mandingue. (Actes), Londres, 1972.
2. Sèkène Mody Cissoko La royauté (Mansaya) chez les Mandingues occidentaux, d’après leurs traditions orales.
3. H.Deschamps : Histoire Générale de l’Afrique.
4. - Maurice Delafosse : Haut-Sénégal-Niger. Paris 1912.
5. - Ki Zerbo : Histoire de l’Afrique Noire, 1968
6. - Madina Ly : L’Empire du Mali. NEA 1978.
7. - Charles Monteil : Les Empires du Mali. 1929 BCESH





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