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1.STRATEGIE D’INTEGRATION DES VALEURS TRADITIONNELLES DANS NOS SYSTEMES D’EDUCATION (ENSEIGNEMENT CONVENTIONNEL)
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Ethiopiques numéro 31 révue socialiste
de culture
négro-africaine
3e trimestre 1982

Rapporteurs : Alioune NDOYE et Babacar Sédith DIOUF

Après la lecture des différentes communications faites aux séances plénières et les débats qui s’en suivirent, la Commission n° 3 a eu à se pencher plus particulièrement sur l’importante et difficile question de la stratégie d’intégration des valeurs tradition­elles dans nos systèmes d’éducation. A cet effet, elle a eu à faire des observations, des remarques et des recommandations qui font l’objet du présent rapport. Nos débats en Commission ont porté sur un certain nombre de points :
1) Définition des notions de valeur et de tradition.
2) Inventaire de quelques unes de nos valeurs traditionnelles et le problème de leur évolution et de leur adaptation.
3) Enfin, recensement et classification de quelques moyens pédagogiques susceptibles de promouvoir un système d’éducation s’inspirant le plus largement possible de nos valeurs.
Relativement à ce qu’il faut entendre par valeurs (au pluriel), par delà la définition commune qui caractérise les valeurs comme un ensemble de qualités susceptibles d’être désirées ou estimées chez un individu, la Commission propose à la réflexion des uns et des autres la définition suivante. Peuvent être considérés comme valeurs les éléments sur lesquels une société s’est fondée pour se maintenir et se développer.
Ces éléments assurent essentiellement dans une société une fonction d’équilibration et de régulation. En fait, les valeurs constituent un ensemble de représentations propres sur lesquelles une société s’édifie en assurant son équilibre, son maintien et sa perpétuation. Après cette tentative de définition se posent un certain nombre de questions : « Ces valeurs sont-elles universelles ou spécifiques ? » « Selon quel type de valeurs faut-il, aujourd’hui, éduquer nos enfants ? » « Que faut-il entendre par tradition ? »
Concernant la première question, il a été reconnu qu’il existe un fonds commun à l’humanité tout entière, un certain nombre de valeurs communes à tous les hommes de la terre ; mais comme les peuples perçoivent et analysent différemment l’expérience, ces valeurs se manifestent différemment selon les sociétés. Ainsi, les règles de courtoisie qui partout facilitent et confortent les relations humaines s’expriment différemment selon les époques ou les sociétés. Une communication importante traduit cette opinion en ces termes : « La valeur (humaine) est universelle dans son essence ; mais elle peut prendre des formes particulières dans ses manifestations ».
A la seconde question : « Selon quelles valeurs faut-il éduquer aujourd’hui nos enfants ? ». La Commission considère que les groupes sociaux changent constamment leurs systèmes de valeurs en fonction des modèles exemplaires de comportement qu’ils veulent faire acquérir, d’où la nécessité d’actualiser en permanence les valeurs. Voilà pourquoi par rapport à la relativité historique des valeurs, on a pu parler de valeurs instrumentales (valeurs spécifiques) et de valeurs terminales (valeurs universelles).
La tradition est ainsi comprise comme un legs du passé, un patrimoine culturel, une transmission essentiellement immatérielle.


Inventaire des valeurs traditionnelles

A ce niveau, il importe de préciser que le recensement et la classification qui vont suivre ne pour­aient en aucune manière être considérés comme exhaustifs.
Dans sa tentative de recenser quelques unes de nos valeurs, la commission s’est heurtée à des difficultés relatives à leur classement. Finalement, par commodité, les valeurs ont été classées selon deux grands groupes :
1)Valeurs personnelles ou individuelles ;
2°) Valeurs collectives, ces dernières étant à leur tour classées selon les structures sociales traditionnelles que sont la famille, le groupe, les classes d’âge. Etant entendu que la relation fondamentale est celle qui unit l’individu au groupe, cette classification n’est que descriptive : une valeur pouvant se trouver dans une rubrique ou dans une autre, ou même dans deux rubriques à la fois, en raison du caractère dominant de cette valeur. Au reste, la Commission a proposé dans la nomenclature des valeurs des équivalences en langues nationales.

Valeurs personnelles ou individuelles

-Connaissance de soi et de son origine
-Amour du prochain, altruisme
-Sagesse (maturité de jugement, clairvoyance) en wolof Kersa, Téguine, Mät, sago, mandu.
-Dignité
-Persévérance
-Tolérance et ouverture (Yatu)
-Jom
-Hospitalité
-Respectabilité (Kersa, Yar)
-Courage (Mun, jom, fit)
-Dignité (ngor, mun, jom, fayda)
-Sens de l’honneur (jom, ngor)
-Tolérance (Téguine, mun, kersa, Yatu)
-Fidélité aux engagements et à la parole donnée
-Tempérance
-Persévérance et goût de l’effort
-Esprit démocratique
-Endurance
-Générosité (Yévène)
- Reconnaissance (Worma)
-Honnêteté
-Maîtrise de soi (sago)
-Franchise (Wer)
-Circonspection (Tey)
-Altruisme (Beeg nit)
-Retenue (Yem)


Valeurs collectives

En famille
-Amour du prochain (Yeeg nit)
-Respect de l’ancien
-Relation parentale (mbook)
-Respect de la tradition (Fonk sa ada)
En société
-Curiosité pour le passé
-Respect du savoir et du savoir­ faire ancien
-Notion de force (fidélité à la tradition)
-Respect de la vie
-Solidarité
-Sociabilité (Téranga, yatu, téguine)
-Honorabilité (aspect social) (Yiw)
-Patriotisme
-Respect du bien commun
-Sens du devoir (warugal)
-Respect et goût de la nature

Evaluation des valeurs recensées

Certaines valeurs semblent manifestement positives (exemples : solidarité, esprit démocratique, maîtrise de soi, etc. En revanche, d’autres peuvent, à la limite, constituer un facteur d’inhibition à l’épanouissement de la personnalité de l’individu. Il peut en être ainsi de la Kersa, du mun, du fit, du respect de l’autorité hiérarchique.
Par exemple, la notion de Kersa mal comprise peut conduire à la passivité et au manque d’initiative, le mun à la résignation et à l’accablement moral. D’autre part, certaines valeurs considérées comme négatives, dans la société traditionnelle, peuvent aujourd’hui se révéler comme des valeurs positives. On pouvait à ce propos citer : la curiosité naturelle des enfants, le sens du doute, et de l’esprit d’initiative.
Il convient également de souligner pour la condamner l’attitude qui consiste à faire appel aux valeurs traditionnelles pour des causes et des raisons idéologiques. Dans tous les cas, l’éducateur et le pédagogue doivent s’en tenir à l’acception positive et progressive du concept de valeur.

Intégration des valeurs traditionnelles dans nos systèmes d’enseignement

Il s’agit en l’occurrence d’examiner les moyens pédagogiques susceptibles de permettre une intégration dans nos systèmes d’éducation des valeurs considérées comme positives, en se gardant de perdre de vue les résolutions des Etats généraux de l’Education. Dans cette optique, un nouvel esprit pédagogique doit animer l’éducateur. En effet, dans les activités scolaires et éducatives, la Commission insiste sur la nécessité de s’inspirer le plus largement possible de la culture négro-africaine en général, de la culture sénégalaise en particulier. Dans cette perspective, la Commission se réjouit de l’Organisation de ce séminaire qui constitue, après la mise en place de la Grande Commission Nationale de la Réforme de l’Enseignement, une tentative de réalisation des objectifs déterminés par les Etats généraux, en vue de la reconquête de notre identité culturelle. _Mais d’ores et déjà, la Commission recommande, dans la perspective de l’élaboration ou de l’amélioration de méthodes et de procédés d’enseignement préconisés par les Etats généraux, de tenir compte des recommandations suivantes :
1°) Assurer la formation des maîtres en ayant en vue un aspect important de leur mission : la réinstauration de la culture sénégalaise.
2°) La Commission insiste, particulièrement sur la valeur et l’importance de la formation et de la conduite du maître et du professeur.
3°) La Commission recommande, de la naissance à l’âge adulte, que toutes les occasions doivent être saisies pour enseigner nos valeurs.
4°) La Commission lance un appel aux chercheurs nationaux afin qu’ils orientent leurs recherches sur l’enfant sénégalais pour une meilleure connaissance de sa mentalité et des modalités de sa croissance.
5°) Compte tenu de leur dimension éducative et de socialisation, la Commission recommande l’introduction des jeux, danses et chants traditionnels, à tous les niveaux de l’enseignement, en encourageant la recherche dans cette voie.
6°) La Commission considère que l’économie familiale et la puériculture peuvent constituer des supports pédagogiques pour véhiculer un certain nombre de pratiques traditionnelles telle que la technique de massage du bébé en milieu traditionnel.


Au niveau de l’enseignement préscolaire (de 3 à 6 ans)

1°) La Commission préconise la prise en charge par l’Etat des établissements préscolaires.
2°) Elle recommande aussi l’intégration et la généralisation des langues nationales dans ces établissements.
3°) La Commission recommande aux autorités compétentes de s’intéresser à ce qui se passe dans les garderies d’enfants en Casamance, dans le Département de Bignona surtout, où les pratiques éducatives traditionnelles mériteraient d’être prises en considération pour une extension de ces pratiques sur l’ensemble du territoire national.

Au niveau de l’enseignement fondamental (de 6 à 16 ans)

1°) La Commission recommande que du préscolaire au second cycle un accent particulier soit mis sur l’éducation morale par les moyens suivants :
Education morale ponctuelle par recours à des méthodes socio­affectives et actives, ces dernières s’inspirant le plus souvent possible de la culture sénégalaise d’où la nécessité de remplacer les ouvrages, actuellement en usage, par d’autres plus conformes à l’esprit de la tradition. Par exemple, il sera besoin d’élaborer d’autres manuels de morale en remplacement de ceux qui sont actuellement en usage.
2°) Toutes les activités scolaires et sociales doivent viser à former les enfants, selon l’éthique et la morale négro-africaine en tenant compte des étapes du développement psychique et affectif de l’enfant.
3°) La Commission estime qu’il est possible, en sus des jeux, danses et chants traditionnels d’intégrer la lutte dans les leçons d’éducation physique à l’école élémentaire. Par ailleurs, elle note qu’une bonne pratique de l’éducation physique confère aux jeunes des qualités morales telles que : la sociabilité, l’endurance, la loyauté etc.
4°) La Commission recommande de remettre à l’honneur les activités post et préscolaires tels que le jardinage et les travaux manuels dont les valeurs éducatives ne sont plus à démontrer. Dans la même optique, elle préconise la reprise des activités théâtrales d’inspiration traditionnelle dans les établissements scolaires.
5°) La Commission recommande, chaque fois que cela est possible, de commencer les leçons d’histoire par l’audition de traditionnalistes ou de griots, apport sur lequel pourra s’appuyant la leçon du jour.
6°) La Commission estime que la tradition orale n’occupe pas la place qui devrait être la sienne dans notre système d’enseignement ; et que les contes et mythes peuvent, de façon efficace, être utilisés dans les écoles comme support pédagogique. A l’instar des sociétés traditionnelles, la littérature orale populaire peut effectivement constituer un outil pédagogique pour véhiculer l’ensemble des valeurs éthiques, morales, religieuses, politiques, socio-culturelles, historiques, etc. qui fonde la structure sociale du groupe.
7°) La Commission préconise la création d’un Institut national de tradition populaire.
8°) Concernant l’étude du milieu, la Commission recommande une ouverture plus large sur l’environnement socio-culturel sénégalais en se plaçant dans l’optique des Etats généraux de l’Education qui avait insisté sur la formation d’un homme producteur, harmonieusement intégré dans son milieu.
9°) La Commission estime que l’enseignement de la littérature africaine orale et écrite constitue un moyen privilégié d’accéder à la culture nationale, dans la mesure où la littérature est dans son ensemble le mode d’expression spécifique d’une culture.
10°) La Commission recommande l’introduction et la généralisation des langues nationales à tous les niveaux de notre système éducationnel.

II. - Rapport sur l’éducation non conventionnelle

Dans l’esprit et sur la ligne des Etats généraux de l’Education nationale et de la Formation, la Commission n° 3 s’est concentrée sur la stratégie d’intégration des valeurs traditionnelles dans le système d’éducation de notre pays.
En illustration du dicton wolof : « Reero amul naak a Waxtana am  », (la contradiction n’existe pas, c’est l’absence de dialogue qui existe), un cursus s’est dégagé des discussions et a abouti aux constatations, recommandations et suggestions suivantes dans le domaine précis de l’éducation non formelle.


Principes généraux

Pour des raisons multiples analysées en détail dans diverses communications entendues en séance plénière, notre société et sa jeunesse en particulier gagneraient à rentabiliser davantage toutes nos structures d’éducation pour une meilleure prise de conscience de toutes nos réalités.
-La dégradation des valeurs morales à tous les niveaux par manque de valeurs réelles de références sinon de fausses valeurs ou des anti-valeurs nées d’une déculturation organisée et d’une acculturation subie pendant une longue période, justifie bien l’importance qu’il faut accorder aux structures non formelles d’éducation qui regroupent une partie très importante de l’ensemble des populations.
Face à cette aliénation, la nécessité de proposer, à la société et à sa jeunesse en particulier, des points d’ancrage de son action quotidienne s’impose.
- Toutes les valeurs retenues et relatée dans le rapport sur l’éducation conventionnelle et celles relatives à la famille, à l’environnement, aux relations sociales qui ont fait leur preuve avec nos ancêtres, seront actualisées et exprimées en adéquation avec notre époque.
- Toutes les pratiques sociales et essentiellement toutes les attitudes éducatives à tous les niveaux doivent servir de support à la transmission de ces valeurs reconnues indispensables au devenir de la nation.
Ainsi l’acte éducatif ne s’arrêtant plus aux quatre murs de la classe, l’interférence du conventionnel et du non conventionnel en éducation consacrera le vœu unanime de la nation, d’une école nouvelle ouverte à la vie, intégrée dans la société.

Des structures

Passant en revue les structures qui existent dans le domaine de l’éducation non formelle de la jeunesse :
- CEDEPS et foyers de jeunes ;
- Centres culturels ;
- Associations et mouvement de jeunesses ;
- Foyers socio-éducatifs ;
- Centre d’enseignement technique féminin ;
- Daara, Dahira et autres groupements à caractères religieux,
et examinent surtout leur fonctionnement dans l’optique de leur redynamisation et de leur orientation, la commission a fait les recommandations suivantes :
a) Les départements ministériels dont les actions se recoupent devraient trouver les moyens de créer les structures de concertation et de coordination sans lesquelles les risques d’incohérence et de divergence par la dispersion des efforts seraient inévitables.
C’est pourquoi l’idée d’une structure unique d’intervention en milieu jeune, regroupant tous les moyens de l’Etat en la matière à l’ensemble des CER, a été retenue sous la proposition du Centre polyvalent d’Education et de Promotion de la Jeunesse.
b) Pour une meilleure mobilisation de toute la jeunesse dans les actions d’intérêt national, il convient d’éviter toute tentative d’embrigadement des jeunes, mais il faut plutôt mettre l’accent sur leur organisation réelle et sur leur éducation civique et morale.
c) Dans la conception et le financement ; des projets de développement socio-économique, la prise en compte de l’aspect socio­éducatif peut être une motivation qui ouvre la perspective d’un rendement meilleur dans la production.
d) Le conseil des anciens du quartier ou du village dans la vision d’une éducation globale, permanente et contrôlée devrait collaborer plus étroitement avec les jeunes des CEDEPS et des foyers pour une action de régulation morale, et en relation avec les autorités administratives locales.
e) La radio et la télévision, dans certaines de leurs émissions, sont à encourager dans la recherche, la remise en honneur et l’exaltation des valeurs traditionnelles. Certaines de ces émissions pourront être redynamisées et orientées vers le conte, légende, la littérature orale en langues nationales ; les « pasin », les dictons, tous véhicules incomparables de notre authenticité nationale.
f) Il nous faut cependant une presse écrite originale qui ne prendra pas exemple sur les journaux à scandales de l’Occident mais s’inspirera de nos griots traditionnalistes qui exaltent le bien en modèle, dans le souci d’une pédagogie positive.
g) Dans le domaine du cinéma, la commission de censure devra être vigilante dans le choix des films et les exploitants devront être plus stricts dans le tri de leur clientèle de jeunes quand le spectacle ne leur est pas destiné.
Il faudrait même penser à des films éducatifs en projection dans les quartiers avec des cinémas ambulants.
h) Le théâtre populaire, la quinzaine de la jeunesse et les semaines régionales et décentralisées sont des moyens puissants de redécouverte de nos valeurs. Il reste que les artistes en général devraient s’attacher aussi à cette tâche et à la revalorisation de notre tradition positive au lieu de chanter les louanges d’arrivistes et de nouveaux riches peu scrupuleux qui ne peuvent et ne doivent, en aucune façon, servir de modèles à nos jours.


Méthodes et moyens d’action

Au-delà des recommandations faites pour améliorer ce qui existe soit dans sa structuration, soit dans son fonctionnement, la commission a fait des suggestions sur la stratégie d’intégration de nos valeurs traditionnelles dans le système éducatif.
1°) L’éducation de la jeunesse ne peut se faire qu’avec la jeunesse elle-même qu’il faut donc aller trouver là où elle est, au sein de ses organisations vivantes et vibrantes (« mal mbotay feddi ») et autres mouvements traditionnels éducatifs qui correspondent bien à ses aspirations, pour lui apporter l’information moderne à intégrer dans sa tradition propre.

2°) Les associations de Parents d’élèves, redynamisées et utilisées comme croix de transmission dans l’esprit d’une école de Parents, pourraient être des moyens efficaces de sensibilisation des familles dans le redressement moral et culturel à entreprendre.

3°) Des initiatives comme le carnaval de Ziguinchor et le « gamou » de Kaone, des colloques tels celui sur le Gabou sont des manifestations à encourager en ce qu’elles permettent une résurgence des valeurs anciennes et un rapprochement des ethnies de la sous-région vers une compréhension, interculturelle irremplaçable.
4°) Dans les structures d’éducation non conventionnelle, surtout celles d’origine étrangère il est nécessaire d’introduire les valeurs de toutes sortes en usage dans le Kasak, non en placage telles quelles à ces institutions mais dans leur esprit et avec un souci marqué d’une adaptation intelligente à la réalité actuelle du pays.
A la limite, de nouvelles structures, tel le Kasak, tirées de notre fonds traditionnel, pourraient être expérimentées et mises en place, ne serait-ce que pour lutter contre la forme de mendicité que pratiquent les « njulis » errants.

LA COMMISSION





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